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Bicentenaire du 10 avril 1814, ils ont rejoué la bataille de Toulouse

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Le 10 avril 1814, un dimanche de Pâques, Toulouse devient le théâtre d’un affrontement majeur des guerres napoléoniennes. Pendant une journée entière, les armées françaises du maréchal Soult affrontent les troupes alliées commandées par le duc de Wellington sur les hauteurs qui dominent la ville. Les combats sont violents et les pertes nombreuses. Pourtant, quelques jours plus tôt, Napoléon a déjà abdiqué à Fontainebleau.

Cette situation paradoxale fait de la bataille de Toulouse un épisode singulier de l’histoire européenne. Elle est souvent présentée comme la dernière grande bataille des guerres napoléoniennes sur le territoire français. Un affrontement tardif, presque inutile, mais dont les conséquences humaines et symboliques ont profondément marqué la région.

Deux siècles plus tard, Toulouse a choisi de raviver cette mémoire. En 2014, à l’occasion du bicentenaire de la bataille, de nombreuses commémorations ont été organisées dans la ville et dans les quartiers où se sont déroulés les combats. Reconstitutions historiques, cérémonies officielles et événements culturels ont permis de redonner vie à cet épisode longtemps resté discret dans l’histoire locale.

En parcourant aujourd’hui les lieux où s’est déroulée la bataille, il est encore possible d’en percevoir les traces. Les collines du Calvinet, le quartier de Jolimont ou encore les abords des Ponts Jumeaux sont devenus des espaces urbains ordinaires. Pourtant, il y a deux siècles, ces mêmes lieux étaient traversés par le bruit de l’artillerie et la progression des colonnes d’infanterie.

Au pied de la Colonne posent les reconstituants en tenues Napoléoniennes les mêmes que le 10 avril 1814 lors de la Bataille de Toulouse
Au pied de la Colonne posent les reconstituants en tenues Napoléoniennes les mêmes que le 10 avril 1814 lors de la Bataille de Toulouse
cérémonie commémorative bataille de Toulouse 10 avril 1814 obélisque Jolimont : Les manœuvres des Ecossais attirent le regard des photographes
La cérémonie commémorative organisée au pied de l’obélisque de Jolimont rend hommage aux soldats tombés lors de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814, l’un des derniers affrontements des guerres napoléoniennes. Ici les troupes écossaises.
hommage aux soldats bataille de Toulouse 1814 monument de Jolimont : Les reconstituants représentants des troupes françaises sont alignés
Deux cents ans après la bataille de Toulouse de 1814, les cérémonies du bicentenaire rappellent le rôle des collines du Calvinet dans les combats entre les troupes françaises du maréchal Soult et l’armée alliée de Wellington. Ici les troupes françaises
cérémonie du bicentenaire bataille de Toulouse devant l’obélisque de Jolimont : Les cornemuses résonnent au pied de la Colonne de Jolimont
Au pied de l’obélisque commémoratif de Jolimont, les participants se recueillent en mémoire des victimes de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814, un épisode majeur de l’histoire de Toulouse.
commémoration historique bataille de Toulouse 10 avril 1814 à Jolimont : Troupe d'artilleurs venus du Portugal spécialement pour le bicentennaire de la Bataille de Toulouse
La cérémonie du bicentenaire de la bataille de Toulouse se déroule au pied du monument de Jolimont, érigé pour rappeler les combats qui ont marqué la ville le 10 avril 1814. (Troupe d’artilleurs portugais)

La bataille de Toulouse dans le contexte de la chute de l’Empire

Au début de l’année 1814, l’Empire napoléonien est en train de s’effondrer. Après la défaite de Leipzig en 1813, les armées alliées progressent rapidement vers la France. La campagne qui s’ouvre est l’une des plus difficiles pour Napoléon. Malgré plusieurs victoires tactiques, l’Empereur ne parvient pas à arrêter l’avance des forces coalisées.

Dans le sud-ouest de la France, la situation est tout aussi critique. Les troupes britanniques, espagnoles et portugaises, commandées par Arthur Wellesley, duc de Wellington, ont franchi les Pyrénées et progressent vers Toulouse.

Face à elles, l’armée française est dirigée par le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult. Ce dernier tente de ralentir l’avancée des alliés tout en protégeant la grande ville du sud-ouest, qui représente un point stratégique important.

À ce moment-là, Toulouse est une cité prospère et densément peuplée. Ses remparts ont été en grande partie démantelés, mais les collines qui entourent la ville constituent encore des positions défensives naturelles.

Le maréchal Soult décide donc d’y organiser une ligne de défense solide.

Les forces en présence lors de la bataille de Toulouse en 1814

Lorsque les armées se font face au début du mois d’avril 1814, l’équilibre des forces est fragile.

Du côté français, Soult dispose d’environ quarante mille soldats. Ce sont pour beaucoup des vétérans aguerris, mais leurs effectifs sont réduits et leurs ressources limitées.

Face à eux, Wellington commande une coalition impressionnante. Les troupes britanniques sont accompagnées d’unités espagnoles et portugaises, ce qui porte l’effectif total à plus de cinquante mille hommes.

La bataille qui se prépare est donc importante. Elle oppose deux généraux expérimentés et deux armées qui ont déjà combattu à plusieurs reprises au cours de la guerre d’Espagne.

Cependant, un élément essentiel manque encore aux deux camps : l’information sur la situation politique à Paris. Le 6 avril 1814, Napoléon a déjà abdiqué. Mais la nouvelle n’est pas encore arrivée à Toulouse.

Le 10 avril 1814 : une journée de combat autour de Toulouse

Au matin du 10 avril, les troupes alliées lancent l’assaut contre les positions françaises.

Les combats se concentrent principalement sur les hauteurs situées à l’est de la ville, dans la zone du Calvinet et de Jolimont. Ces collines offrent une position stratégique qui domine Toulouse et ses accès.

Wellington espère s’en emparer rapidement afin de forcer Soult à abandonner la ville.

Mais la résistance française est forte. Les soldats de Soult ont eu le temps de fortifier les positions et l’artillerie joue un rôle déterminant dans la défense.

Pendant plusieurs heures, les combats se succèdent.

Les attaques britanniques sont repoussées à plusieurs reprises, tandis que les troupes françaises contre-attaquent pour reprendre certaines positions.

L’affrontement est intense. L’infanterie progresse en rang serré sous le feu de l’artillerie, tandis que les charges se succèdent sur les collines.

À la fin de la journée, les alliés parviennent finalement à s’emparer de certaines hauteurs, ce qui oblige Soult à ordonner la retraite pendant la nuit.

Le bilan humain après la bataille de Toulouse en 1814

Comme souvent dans les guerres napoléoniennes, le bilan humain est lourd. Les historiens estiment que la bataille de Toulouse a causé environ huit mille morts et blessés dans les deux camps.

Ce chiffre témoigne de l’intensité des combats. Pendant plusieurs heures, l’artillerie et les fusils ont transformé les collines qui entourent la ville en véritable champ de bataille.

Pour les habitants de Toulouse, cette journée a été marquée par la peur et l’incertitude. Les tirs d’artillerie étaient audibles depuis la ville, et l’issue de la bataille restait incertaine jusqu’au soir.

10 avril 1814, la bataille de Toulouse, une bataille inutile

L’un des aspects les plus frappants de la bataille de Toulouse est son caractère tardif. Lorsque les combats ont lieu, Napoléon a déjà abdiqué depuis plusieurs jours.

La nouvelle ne parvient à Soult et Wellington que plusieurs jours après la bataille. Cette situation explique pourquoi certains historiens décrivent cet affrontement comme une bataille inutile.

Des milliers de soldats ont combattu et perdu la vie alors que la guerre était pratiquement terminée.

Ce paradoxe contribue aujourd’hui à la singularité historique de la bataille de Toulouse.

Le bivouac de la Prairie des Filtres permet aux toulousains de se rendre compte des conditions de vie des troupes
Le camp militaire reconstitué sur la Prairie des Filtres permet de découvrir la vie quotidienne des soldats ayant participé à la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.
camp militaire reconstitué bataille de Toulouse 10 avril 1814 prairie des filtres : Dans le bivouac rares sont les anachronismes
Les tentes et les équipements présentés dans ce camp reconstitué illustrent l’organisation militaire des troupes françaises et alliées lors de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.
reconstitution du camp des soldats guerres napoléoniennes bataille de Toulouse : Séances photos sur la prairie des filtres pour les artilleurs portugais
Sur les berges de la Garonne, le camp historique installé pour le bicentenaire recrée l’atmosphère des armées engagées dans la bataille de Toulouse en 1814.
vie quotidienne des soldats lors de la bataille de Toulouse 1814 reconstitution : Manœuvres des gallois, de face ils sont impressionnants
Le camp de reconstitution installé à Toulouse évoque les conditions de vie des soldats durant les guerres napoléoniennes et notamment pendant la bataille de Toulouse de 1814. Manoeuvre des gallois
camp historique installé pour la reconstitution de la bataille de Toulouse 10 avril 1814 : Les gallois posent avec les curieux, ici un jeune toulousain essaye le chapeau
Les Gallois posent avec les curieux, ici un jeune toulousain essaie le chapeau
reconstitution bataille de Toulouse 10 avril 1814 prairie des filtres Toulouse : Sous le regard du public toulousain curieux les reconstituants effectuent quelques manoeuvres militaires
Sous le regard du public toulousain curieux les reconstituants effectuent quelques manœuvres militaires

Le bicentenaire de la bataille de Toulouse de 1814

En 2014, Toulouse a célébré le bicentenaire de la bataille. Cette commémoration a donné lieu à plusieurs événements destinés à faire redécouvrir cet épisode historique.

Parmi les initiatives marquantes :

• reconstitutions historiques
• cérémonies officielles
• expositions et conférences
• parcours historiques dans la ville

Ces événements ont permis de rassembler passionnés d’histoire, habitants et visiteurs autour de la mémoire de la bataille.

Les reconstitutions ont notamment permis de montrer les uniformes, les équipements et les tactiques militaires de l’époque napoléonienne. Mais la communication autour de cet événnement a été bien trop faible pour attirer tous les toulousains. Pire certains reconstituants ont du traverser la parade du carnaval de Toulouse creant plus de floue autour des commérations du bicentenaire de la bataille de Toulouse.

combat reconstitué des guerres napoléoniennes bataille de Toulouse 10 avril 1814 : La bataille du pont Neuf commence par un coup de canon assourdissant
La reconstitution historique organisée sur la Prairie des Filtres permet de revivre les combats de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.
démonstration militaire reconstitution historique bataille de Toulouse 1814 : Les fusils crachent le feu et la fumée
Des passionnés venus de toute l’Europe participent à la reconstitution de la bataille de Toulouse, recréant les uniformes et les tactiques militaires de l’époque napoléonienne. Les fusils crachent le feu …et la fumée
soldats en uniforme napoléonien reconstitution bataille de Toulouse 1814 : Dans la fumée et le bruit il faut recharger sans trembler
Cette reconstitution de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814 permet au public de mieux comprendre l’intensité des combats qui se sont déroulés sur les hauteurs de la ville.
figurants en uniforme lors de la reconstitution de la bataille de Toulouse : Certains tirent à genou pour plus de stabilité
Certains tirent à genou pour plus de stabilité
spectacle historique du bicentenaire bataille de Toulouse prairie des filtres : Le système de mise à feu crache une imposante flamme au visage
Sur la Prairie des Filtres, la reconstitution de la bataille de Toulouse de 1814 illustre les affrontements entre l’armée française du maréchal Soult et les troupes alliées commandées par Wellington.
reconstitution des combats de la bataille de Toulouse du 10 avril 1814 : les troupes avançaient en rang serré, une cible facile pour les canons et les fusils
Le 10 avril 1814, les troupes avançaient en rang serré, une cible facile pour les canons et les fusils
affrontement reconstitué bataille de Toulouse 10 avril 1814 soldats en uniforme napoléonien : Certains groupes tirent sur 2 lignes la première à genou la seconde debout
Certains groupes tirent sur 2 lignes la première à genou la seconde debout
combat simulé reconstitution historique bataille de Toulouse 1814 prairie des filtres : Les troupes tirent pour mettre l'adversaire en déroute
Les troupes tirent pour mettre l’adversaire en déroute
soldats en ligne lors de la reconstitution des combats de la bataille de Toulouse : Certains reconstituants simulent une blessure ou la mort. Il y a des docteurs et infirmières reconstituants
Certains reconstituants simulent une blessure ou la mort. Il y a des docteurs et infirmières reconstituants
scène de combat reconstituée bataille de Toulouse du 10 avril 1814 Toulouse : Sous le regard des toulousains les tirs se succèdent comme le 10 avril 1814
Sous le regard des Toulousains les tirs se succèdent comme le 10 avril 1814
démonstration d’infanterie pendant la reconstitution de la bataille de Toulouse 1814 : Les britanniques ripostent à chaque salve
Les britanniques ripostent à chaque salve
affrontements historiques recréés pour la bataille de Toulouse 10 avril 1814 : Ils sont 50 alignés à tirer dansun tonnerre
Ils sont 50 alignés à tirer dans un impressionnant tonnerre

Les reconstitutions historiques du bicentenaire de la bataille de Toulouse

Venus d’Angleterre, d’Écosse ou du Pays de Galles, d’Espagne, du Portugal ou de France, les reconstituants ont rejoué la bataille de Toulouse qui s’est déroulée il y a 200 ans, le 10 avril 1814.

Pour ce bicentenaire de la bataille de Toulouse, l’association du 10 avril 1814 a essayé de faire les choses en grand. Elle a invité de nombreux groupes de reconstituants à venir se souvenir de cette bataille inutile. Ils étaient un peu moins de 200 « acteurs » à participer à ce Week-End de souvenir. Dans la vraie vie, ils sont boulangers, secouristes, webdesigners ou professeurs d’Histoire, mais ils sont surtout passionnés par la période Napoléonienne. Certains fabriquent les uniformes, sculptent le cuir ou reproduisent des moulages en bronze d’autres étudient les documents sur cette période quand ils ne sont pas sur les champs de bataille, acteur des reconstitutions historique. Parfois pour une film, on fait appel à eux comme figurants voir comme acteurs.

Le samedi matin, les reconstituants ont participé à une cérémonie au pied de la Colonne (quartier Jolimont) avant de rejoindre leur bivouac à la Prairie de Filtres.

Dans l’après midi, ils ont « rejoué » la bataille du Pont Neuf, faisant découvrir le bivouac et les conditions de vie des troupes lors des guerres Napoléoniennes. Ils ont ensuite été reçus au Capitole entre la fin des échauffourées d’un groupuscule d’extrême droite et le départ du Carnaval (sic).

Le dimanche matin, ils ont traversé la ville, de la Prairie de Filtres au Capitole, marchant au pas, dans les rues encore désertes de la Ville Rose. Vers la place Esquirol, bon nombre de Toulousains a rejoint le cortège pour prendre celui-ci en photos. Place du Capitole, les chefs de chaque groupe se sont vu remettre une médaille du souvenir avant de tirer une salve sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville. Les curieux étaient nombreux, attirés par le son de la Musique de Saint Lys, les reproductions d’uniformes et le bruit des armes.

Les troupes défilent dans les rues de Toulouse accompagnées par la musique de Saint-Lys en uniforme du Premier Empire
Les troupes défilent dans les rues de Toulouse accompagnées par la musique de Saint-Lys en uniforme du Premier Empire
reconstituteurs en uniforme lors du défilé bataille de Toulouse 10 avril 1814 : Les toulousains sont surpris par le défilé des britanniques
Le défilé historique traverse le centre de Toulouse avant de rejoindre la place du Capitole pour commémorer la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.
La 44th East Essex Regiment of Foot arrive au Capitole contrairement au 10 avril 1814 où les francais ne le permirent pas
La 44th East Essex Regiment of Foot arrive au Capitole contrairement au 10 avril 1814 où les français ne le permirent pas
Reconstitueurs rassemblés place du Capitole pour la mémoire de la bataille de Toulouse : Tir d'une salve d'honneur sur la place du Capitole
Les participants du défilé du bicentenaire rendent hommage aux soldats engagés dans la bataille de Toulouse de 1814, l’un des derniers combats des guerres napoléoniennes. Tir d’une salve d’honneur sur la place du Capitole
cortège historique arrivé au Capitole pour la commémoration de la bataille de Toulouse : Tir d'une salve d'honneur sur la place du Capitole devant un public surpris
Les uniformes et les drapeaux du défilé historique rappellent les armées qui se sont affrontées lors de la bataille de Toulouse le 10 avril 1814. Tir d’une salve d’honneur sur la place du Capitole devant un public surpris
La cornemuse se fait entendre sur la place du Capitole
La cornemuse se fait entendre sur la place du Capitole
Les curieux et les photographes sont nombreux
Le cortège historique rejoint la place du Capitole pour célébrer la mémoire de la bataille de Toulouse, un épisode marquant de l’histoire militaire de la ville. Les curieux et les photographes sont nombreux à observer le défilé des reconstituants

La Bataille de Toulouse le 10 avril 1814 a façonné la ville

La bataille de Toulouse a façonné le quartier de Marengo-Jolimont, lui donnant de nombreux noms de rues (odonymes) faisant référence à la bataille du 10 avril 1814. La Colonne de Jolimont, obélisque construite en 1839, érigée pour se souvenir de cette bataille, est le symbole le plus visible, mais il est à noter que pour les toulousains, c’est un pan d’Histoire qu’ils ignorent très souvent.

J’ai eu la chance durant mes études d’avoir un Professeur d’Histoire qui a su me faire découvrir mon quartier et son Histoire. Mais de nombreux toulousains n’ont pas eu la chance d’apprendre ce qui s’était passé en ce dimanche de Pâques pluvieux, un 10 avril 1814 sur la colline du Calvinet appelée aujourd’hui Jolimont.

Conclusion : la mémoire d’une bataille dans la ville

La bataille de Toulouse du 10 avril 1814 constitue un épisode singulier de l’histoire napoléonienne. Dernier grand affrontement sur le sol français, elle s’est déroulée dans un contexte déjà marqué par la chute de l’Empire.

Deux siècles plus tard, la ville a choisi de se souvenir de cet événement à travers les commémorations du bicentenaire. Ces initiatives ont permis de redonner visibilité à une bataille longtemps restée en marge des grandes pages de l’histoire.

En parcourant aujourd’hui les collines et les quartiers où se sont déroulés les combats, il est encore possible de percevoir l’empreinte de cette journée.

Entre mémoire historique et regard photographique, la bataille de Toulouse continue ainsi d’habiter le paysage de la ville.

Pour en savoir plus sur la Bataille de Toulouse du 10 avril 1814 :

FAQ : 1814 la bataille de Toulouse

Où s’est déroulée la bataille de Toulouse ?

La bataille de Toulouse s’est déroulée le 10 avril 1814 sur les hauteurs à l’est de la ville, notamment autour de Jolimont et du Calvinet.

Qui a gagné la bataille de Toulouse ?

La bataille se termine par une victoire tactique des troupes alliées dirigées par Wellington, même si l’armée française se retire en bon ordre.

Combien de morts lors de la bataille de Toulouse ?

La bataille de Toulouse a causé environ huit mille morts et blessés dans les deux camps.

Pourquoi la bataille de Toulouse est-elle célèbre ?

Elle est considérée comme l’une des dernières batailles des guerres napoléoniennes sur le territoire français

14 COMMENTAIRES

  1. Impressionnant ce reportage, on s’y croirait réellement ! (Dommage qu’on n’ait pas le bruit et l’odeur 😉 ). Bravo !
    Les photos avec les armes à feu en action sont particulièrement incroyables (ahh le charme des armes à poudre noire)
    Sinon, je m’interroge ! Ils tirent « à blanc » ? Parce qu’une salve d’honneur sur le Capitole à balle réelle, ca doit être un peu osé quand même !

    • @Seb F.
      Il n’y avait que de la poudre dans les fusils et les canons… Ca fait du bruit de la fumée parfois ça projette un peu de poudre (résidus de combustion) et du papier mais rien de plus. Le Capitole n’aurait pas supporté surtout ses fenêtres.
      Je travaille actuellement pour coder l’odorama mais c’est un peu long 😉

    • @Pitch
      C’était peut être « classe » mais je ne suis pas certain que soit toujours confortable … En plus ce n’est vraiment pas discret.
      Les cours d’histoire en France ne peuvent pas relater tous les faits d’une période il faut faire de choix mais il est dommage de constater que l’étude de l’histoire locale ne soit pas possible ou si peu aborder.

  2. Français et fiers de l’être 😉
    PS: j’ai pas pu m’empêcher de rigoler sur certains soldat portant l’uniforme avec un physique assez décontracter pour un soldat 🙂 tu vois ce que je veux dire

    • @celine
      Les reconstitutions sont aussi l’occasion de faire la fête 😉
      Sur ce pan d’histoire il faut entendre nos amis britanniques parler de l’empereur Napoléon … le tyran …

  3. Super article, très agréable à lire ! Tes photos rendent un bel hommage à cette journée. Tu avais un accès privilégié pour être ainsi « au cœur » de l’action lors des prises de vue ??
    Merci pour ce partage en tout cas 😉

    • @Seb
      Pas d’accès privilégier … mais le temps et la connaissance du terrain ont permis de faire ces photos. Le choix du matériel de départ a aussi son importance car on ne change pas d’optiques dans la poussière et la fumée…
      Par contre j’avais le programme du WE et rien que ça pour faire les photos, ça change énormément de choses surtout quand le WE est aussi chargé que celui ci.

  4. ah, finalement bien mieux que Wikipédia ce post avec en plus les images de soldats grandeur réelle; Je ne connais pas cette bataille napoléonnienne. Cela devait être sympa de voir cette reconstitution, le reportage nous fait regretter de ne pas avoir été là. Merci 😉

    • @Olivier Dessard
      Malheureusement pour assister à la reconstitution de la bataille du 10 avril 1814, il fallait avoir l’information. Mais nous ne fumes pas très nombreux à la connaitre.

  5. Impressionnant! Merci de nous relater l’histoire et ainsi que les nombreuses photos. Je suppose que c’est une reconstitution qui ne se fait que rarement… à quand la prochaine ?

    • @John Alright
      Effectivement les reconstitutions n’ont pas lieu tous les ans à Toulouse. Mais il y a même d’autres batailles qui sont reconstituées plus régulièrement cela dépend des possibilités de associations organisatrices.
      Pour cela il faut guetter les journaux et les forum spécialisés, une connaissance de l’histoire permet de mieux cibler les possibles événements qui ne sont pas toujours annoncés.

  6. Comment peut-on qualifier de « bon » un événement qui fut un « pantalonnade » tout simplement.Pour le novice bien sur qu’il trouve ça « chouette ».Pas de com,(certaines personnes se demandaient quel était ce truc et si ça faisait partie du carnaval),un article sur la « dépéche » le lendemain quand tout est fini,des soldats qui arrivent en retard a la colonne alors que la cérémonie a débuté depuis un bon moment,batailette sur 40 m2,retour du défilé au milieu du carnaval,les repas a la charge du soldat etc,etc…Moi qui ai fait depuis 10 ans tous le bicentenaires a travers toute l’europe(et derniérement les « Adieux de Fontainebleau et l’exil à l’ile d’Elbe »)je sais de quoi je parle.Certes il y avait parmi tous les soldats de trés belles tenues,impécables,mais il y en avait aussi qui laissaient a désirer;ça n’a pas été a la dimension promise par les « élus » l’année derniére.Je suis dur mais c’est la vérité.Vive l’Empereur.

    • @yvon dit « le barde »
      Ce ne fut pas parfait mais il y aura au moins eu un WE pour se souvenir et faire découvrir aux toulousains un bout de leur histoire.
      Les politiques font des promesses et ce sont toujours les associations qui se tapent tout le travail, ce qui complique la chose car ce ne sont pas des professionnels de ce genre de manifestations qui se retrouvent à devoir coordonner de nombreux éléments.
      Mais je comprends que ces points noirs qui ont jalonné le WE fassent râler car on sait que les prochaines années seuls les reconstituants locaux feront le déplacement pour une cérémonies au pied de la Colonne.



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