Vingt ans après l’explosion de l’usine AZF, Toulouse se souvient encore du vendredi 21 septembre 2001. À 10 h 17, une explosion dévastatrice détruit une partie de l’usine chimique située au sud de la ville. Le bilan est lourd : 31 personnes perdent la vie et environ 2 500 sont blessées.
L’explosion provoque également d’importants dégâts matériels dans Toulouse et dans plusieurs communes de l’agglomération. Des milliers de fenêtres volent en éclats, des toitures sont endommagées et de nombreux bâtiments sont touchés par le souffle.
Vingt ans plus tard, la grande tour rouge et blanche qui permettait autrefois d’identifier l’usine depuis une grande partie de Toulouse a disparu. Les bâtiments industriels ont été démolis et le site a profondément changé.
Mais AZF n’a pas disparu de la mémoire des Toulousains.
En 2021, alors que Toulouse commémore les vingt ans de la catastrophe, je retourne photographier les traces laissées par l’ancienne usine et les nouveaux aménagements réalisés sur ce territoire. Le site industriel a changé, mais certains vestiges, le cratère et les lieux de mémoire rappellent encore ce qui s’est passé le 21 septembre 2001.

L’usine AZF, un fleuron industriel au sud de Toulouse
AZF, pour Azote Fertilisants, était une importante usine chimique installée au sud de Toulouse.
Au début de son activité, le site était connu sous le nom d’ONIA, pour Office National Industriel de l’Azote. L’usine s’installe alors à l’extérieur de Toulouse. À cette époque, les terrains situés au sud de la ville sont encore relativement éloignés des zones urbanisées.
Le choix de cet emplacement répond à plusieurs contraintes industrielles. Le site bénéficie notamment de la proximité de la Garonne, d’une ligne de chemin de fer et de terrains mis à disposition par la SNPE.
La proximité d’un établissement qui deviendra l’hôpital Marchand ne semble alors pas constituer un obstacle à l’installation de l’usine.
Voir le reportage de l’INA consacré à l’ONIA en 1962
Quand Toulouse s’est rapprochée de l’usine AZF
Au fil des décennies, la situation change. La ville s’étend et les quartiers résidentiels se rapprochent progressivement du pôle chimique. L’ONIA participe elle-même à cette urbanisation en créant notamment la Société HLM de Papus pour loger ses ouvriers.
En 1948, la cité Papus apparaît ainsi sur des terrains voisins de l’usine. Des immeubles de trois étages sont construits pour les ouvriers tandis que des logements pavillonnaires sont destinés aux cadres.
L’usine reste alors un important employeur pour Toulouse. Pour les salariés, AZF représente une activité industrielle majeure et fait partie du paysage économique de la ville.
Mais cette proximité entre une usine chimique et des quartiers d’habitation devient progressivement une source d’inquiétude.
Le pôle chimique inquiète les Toulousains
Avant la catastrophe, les habitants des quartiers voisins connaissent les nuisances liées au pôle chimique. Des odeurs d’ammoniac provenant notamment de l’usine sont régulièrement évoquées. Des habitants se mobilisent et obtiennent notamment le rehaussement d’une cheminée destinée à limiter les nuisances.
L’usine est alors classée Seveso 2, avec un niveau de risque industriel important. Des pétitions circulent et les habitants s’interrogent sur les conséquences qu’aurait un accident majeur.
Le 17 mai 2001, quelques mois avant l’explosion, l’usine est inspectée. Les contrôleurs demandent à la société Grande Paroisse de renforcer certaines mesures de sécurité.
Quelques jours plus tard, le 21 mai 2001, le maire de Toulouse Philippe Douste-Blazy interroge le préfet sur les conséquences d’un éventuel sinistre dans l’usine.
Quelques mois seulement séparent ces interrogations de la catastrophe.
21 septembre 2001, Toulouse explose
Vendredi 21 septembre 2001, à 10 h 17, une explosion se produit dans le hangar 221 de l’usine AZF.
À ce moment-là, personne ne sait encore ce qui vient de se passer. Le souffle est ressenti dans une grande partie de Toulouse et jusque dans des départements voisins. Des bâtiments sont endommagés à plusieurs kilomètres de l’usine.
Le contexte international rend la situation encore plus inquiétante. Dix jours auparavant, les attentats du 11 septembre ont frappé les États-Unis. Les premières minutes sont donc marquées par les rumeurs et la crainte d’un attentat.
À Toulouse, les informations disponibles sont encore limitées. Les téléphones portables ne sont pas encore généralisés et les réseaux téléphoniques sont rapidement saturés.
Les premières informations sur l’explosion d’AZF
Dans les rues du centre-ville, les vitres ont explosé. Des dégâts sont signalés place du Capitole, place Saint-Georges, à Esquirol ou encore rue de Metz. Les secours reçoivent de très nombreux appels et doivent essayer de comprendre l’origine de l’explosion.
Un immense nuage orangé s’élève au-dessus du sud de Toulouse. Les pompiers, qui connaissent bien le site industriel et s’entraînent régulièrement à proximité, n’avaient pourtant jamais imaginé une explosion d’une telle ampleur.
Sur place, les premiers secours arrivent rapidement. Mais avant de pouvoir intervenir pleinement, il faut également déterminer quels produits ont été libérés dans l’atmosphère. Certains produits présents dans l’usine peuvent être dangereux.
Vingt minutes pour identifier l’origine de l’explosion
Pendant les premières minutes, les informations sont confuses.
Environ vingt minutes après l’explosion, les Toulousains apprennent que celle-ci semble avoir eu lieu au sud de la ville. Pourtant, l’ampleur des dégâts dans le centre-ville paraît difficilement compatible avec cette première localisation.
Les informations se précisent progressivement. On parle d’abord d’une explosion vers l’échangeur de Langlade. Puis le pôle chimique est identifié. Enfin, le nom d’AZF apparaît. Pour de nombreux Toulousains, le nom de l’usine reste d’ailleurs associé à son ancienne appellation : l’ONIA. Trois lettres vont désormais marquer durablement l’histoire de Toulouse : A.Z.F.
Les Toulousains face à la catastrophe
Lorsque l’origine de l’explosion est connue, un énorme nuage rouge orangé domine le sud de Toulouse. La préfecture demande à la population de se confiner.
Mais pour de nombreux habitants, cette consigne est difficile à appliquer. Dans les quartiers les plus proches de l’usine, les fenêtres ont été soufflées et les logements sont parfois éventrés.
Le confinement permet néanmoins de limiter les déplacements et de faciliter la circulation des véhicules de secours.
Dans toute la ville, une autre priorité apparaît rapidement : retrouver ses proches. Les lignes téléphoniques sont saturées. Il devient difficile de joindre ses parents, ses enfants, ses amis ou ses collègues.
Dans les établissements scolaires, les enseignants tentent de mettre les élèves à l’abri et de les rassurer.
Certains Toulousains cherchent à quitter la ville. Des voitures prennent la route, tandis que les trains se remplissent.
Dans les quartiers touchés, la solidarité s’organise également pour sécuriser les habitations et venir en aide aux personnes blessées.
Les premières images de l’usine AZF à la télévision
En fin de matinée, les premières images du site de l’explosion commencent à être diffusées à la télévision. Les journalistes Pierre Nicolas et Michel Mézières rapportent les premières images tournées après la catastrophe. Ils montrent des automobilistes hagards, parfois blessés, qui ont subi le souffle de l’explosion sur le périphérique toulousain. Les véhicules sont déformés.
Plus loin, les journalistes filment les employés de la SNPE qui viennent de sécuriser leur propre usine. Eux aussi cherchent à comprendre ce qui vient de se produire.
Puis apparaissent les premières images de ce qu’il reste d’AZF. Le site est plongé dans une atmosphère étrange. La poussière et la brume masquent encore une partie des installations. Le bruit habituel d’une grande usine industrielle a disparu. Le silence contraste avec l’ampleur des destructions.
Lorsque Pierre Nicolas revient du site dans le journal télévisé de France 3, il décrit ce qu’il a vu sans chercher immédiatement à déterminer l’origine de l’explosion.
Dans les premières heures, cette prudence est importante. Il s’agit d’abord de montrer la catastrophe et de transmettre les informations disponibles aux Toulousains.
Vingt ans après, que reste-t-il de l’usine AZF ?
Vingt ans après l’explosion, le paysage a profondément changé. La grande tour rouge et blanche qui dominait autrefois le site a disparu. Elle avait longtemps constitué l’un des repères visuels de Toulouse. Les hangars ont également disparu.
Pourtant, lorsqu’on parcourt les abords de l’ancien site industriel, quelques traces permettent encore de comprendre ce qui se trouvait ici.
Autour du cratère, la végétation a progressivement repris ses droits. Des arbres ont poussé et certains vestiges industriels apparaissent encore entre les herbes.
Le cratère constitue évidemment l’un des éléments les plus marquants. Il rappelle brutalement la puissance de l’explosion qui s’est produite dans le hangar 221.
Certains éléments du site ont également été conservés sous scellés dans le cadre de la procédure judiciaire. Des conteneurs, ouverts aux quatre vents, contenant notamment des archives sont encore visibles dans cette zone. Ces éléments sont visités par des curieux.
En photographiant ces lieux vingt ans après, le contraste est frappant : la végétation recouvre progressivement ce qui était autrefois un immense site industriel.

La disparition de la grande tour AZF
La tour rouge et blanche de l’usine était l’un des symboles du paysage industriel toulousain. Haute d’environ 100 mètres, elle était visible depuis la rocade et depuis les hauteurs de Toulouse, notamment Pech-David.
Trois lettres vertes permettaient de l’identifier immédiatement : AZF. La tour est démontée en 2003. Avec elle disparaît un repère visuel que de nombreux Toulousains avaient connu pendant des décennies.
En 2021, il faut parfois connaître l’histoire du site pour comprendre que cette zone occupée par une immense usine chimique jusqu’en 2001.
L’ancien site d’AZF se transforme
L’ancien site industriel ne reste pas figé. Une partie du territoire est reconvertie pour accueillir de nouvelles activités.
Le projet le plus emblématique est certainement l’Oncopole, construit après la dépollution des terrains. Le campus consacré à la recherche et aux soins contre le cancer rassemble plusieurs activités liées à la santé, à la recherche et à l’innovation.
À proximité, le téléphérique urbain Téléo reliera l’Oncopole, l’hôpital Rangueil et l’université Paul-Sabatier.
Une piste cyclable traverse également le secteur. Elle permet notamment de relier Portet-sur-Garonne au centre de Toulouse.
Le contraste est saisissant entre les usages actuels du site et son passé industriel. Là où se trouvaient autrefois des hangars remplis de produits chimiques, les Toulousains circulent désormais à vélo, prennent le téléphérique ou se rendent dans un centre consacré à la recherche contre le cancer.


Une centrale photovoltaïque sur l’ancien site industriel
Une centrale photovoltaïque a également été installée sur une partie de l’ancien site. Les panneaux produisent de l’électricité à la place des anciens hangars industriels. Depuis le téléphérique, il est possible d’observer cette transformation du territoire et notamment l’œuvre Rainbow Blast, installée entre les panneaux solaires.
Le site reste toutefois marqué par son passé industriel et par les contraintes liées à son environnement.
Un nouveau lieu de mémoire pour les 20 ans d’AZF
Pour les vingt ans de la catastrophe, Toulouse inaugure un nouveau parcours mémoriel sur l’ancien site de l’usine. L’objectif est de permettre aux visiteurs de mieux comprendre l’histoire du site, l’explosion du 21 septembre 2001 et les conséquences de la catastrophe.
Des panneaux présentent l’histoire de l’usine et les différents procès. Une œuvre mémorielle installée sur place rend hommage aux victimes. Les noms des 31 personnes mortes dans l’explosion sont gravés sur les grands poteaux de l’installation.
L’œuvre associe également le son et la lumière. Lorsque le vent souffle, une mélodie lancinante évoque le bruit des alarmes et l’univers industriel. La nuit, les poteaux peuvent être éclairés en rouge et blanc, rappelant symboliquement la grande tour qui dominait autrefois AZF. L’œuvre est proposée par l’artiste Gilles Conan avec le collectif belge Lab[au].
À l’entrée de l’espace mémoriel, l’ancien poste de garde de l’usine a également été reconstruit à l’identique, légèrement déplacé afin de permettre le passage d’une ligne de bus.
À côté, plusieurs éléments industriels permettent encore de mesurer l’importance de l’ancienne usine.


Un parcours mémoriel qui suscite des critiques
La création de ce parcours mémoriel ne fait toutefois pas l’unanimité. À quelques jours du vingtième anniversaire, certains travaux sont encore en cours. Des panneaux doivent encore être installés et certains aménagements semblent inachevés.
Des victimes et d’anciens employés de l’usine critiquent également le contenu de certains panneaux. Pour certains, les informations présentées sont incomplètes ou manquent de précision. La manière de présenter les procès et la cause retenue par la justice fait notamment débat.
Cette situation illustre une difficulté plus profonde : vingt ans après AZF, la mémoire de la catastrophe reste divisée.
Les victimes d’AZF ne sont pas toutes commémorées au même endroit
Sur l’ancien site de l’usine se trouve une stèle portant les noms des 21 salariés morts dans l’explosion. Une autre stèle portant les noms des 31 victimes a été déplacée puis replacée route de Seysses pour les vingt ans de la catastrophe.
Cette distinction entre les salariés de l’usine et l’ensemble des victimes peut surprendre.
Elle rappelle pourtant que la catastrophe a touché des personnes très différentes : employés de l’usine, habitants des quartiers voisins, salariés d’entreprises proches et personnes qui se trouvaient simplement à proximité au moment de l’explosion.
Certaines associations de victimes refusent encore de participer aux commémorations organisées sur l’ancien site. Elles préfèrent se retrouver au rond-point du 21 septembre 2001.
Ainsi, vingt ans après l’explosion, plusieurs cérémonies commémorent la même catastrophe, mais pas nécessairement au même endroit. Il n’y a qu’un seul cratère, mais la mémoire d’AZF reste multiple.


Les trois procès de l’explosion d’AZF
La question des causes de l’explosion a occasionné une longue procédure judiciaire.
- Un premier procès se déroule en 2009 et aboutit à un acquittement.
- Après un nouveau procès en appel, des condamnations sont prononcées en 2012.
- La procédure se poursuit ensuite devant la Cour de cassation. Un troisième procès se déroule à Paris à partir de janvier 2017.
À l’issue de ce procès, la cour d’appel de Paris retient la thèse de l’accident industriel.
- Le 31 octobre 2017, l’ancien directeur du site, Serge Biechlin, est condamné à quinze mois de prison avec sursis pour homicide involontaire.
- La société Grande Paroisse, filiale du groupe Total, est également condamnée à une amende de 225 000 euros.
La cour retient des négligences et des fautes caractérisées ayant rendu l’accident possible. Le directeur et l’entreprise se pourvoient ensuite en cassation. En 2019, la Cour de cassation rejette leur recours.
La procédure judiciaire prend alors fin.
Vingt ans après, des questions restent dans les mémoires
La décision de justice n’a pas mis fin à toutes les interrogations. Certains Toulousains continuent à contester la version judiciaire de la catastrophe et à défendre d’autres hypothèses.
Ces débats font partie de l’histoire d’AZF, mais ils ne doivent pas faire oublier ce qui reste incontestable : le 21 septembre 2001, une explosion a tué 31 personnes et blessé environ 2 500 personnes.
Vingt ans après, les conséquences humaines sont toujours présentes. La catastrophe a également laissé une empreinte profonde dans le paysage toulousain.
AZF, une catastrophe industrielle qui dépasse Toulouse
L’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, a ravivé les souvenirs de nombreux Toulousains ayant vécu AZF.
Une nouvelle fois, le nitrate d’ammonium se retrouve au centre des interrogations après l’explosion de grandes quantités de ce produit stockées dans le port libanais.
Pour les personnes qui ont connu AZF, les images de Beyrouth ont forcément fait écho à celles du 21 septembre 2001.
Les catastrophes industrielles rappellent brutalement que les risques liés au stockage et à la manipulation de certains produits ne disparaissent jamais complètement.
Vingt ans après AZF, Toulouse n’a pas oublié
Vingt ans après l’explosion, il faut parfois regarder attentivement pour retrouver les traces de l’ancienne usine AZF.
- La grande tour rouge et blanche a disparu.
- Les hangars ont disparu.
- Une partie du territoire accueille désormais l’Oncopole, une centrale photovoltaïque, une piste cyclable ou encore le téléphérique Téléo.
- La végétation recouvre progressivement certains vestiges de l’ancien site.
Pourtant, AZF reste profondément présente dans la mémoire de Toulouse.
Les 31 noms gravés sur les lieux de mémoire rappellent les victimes. Le cratère rappelle la violence de l’explosion. Les témoignages racontent ce que les Toulousains ont vécu ce vendredi matin de septembre 2001.
Et les photographies permettent à leur tour de conserver une trace de ce qui disparaît progressivement du paysage.
Vingt ans après, l’usine AZF n’est plus là. Mais Toulouse se souvient toujours du 21 septembre 2001.


















Merci de dénoncer ce cirque des 3 cérémonies différentes. Moi-même victime de l’usine (j’ai reçu des éclats de verre dans une jambe), je n’ai jamais compris que l’on se divise au moment de se souvenir de l’accident.
Je note qu’enfin il y a un vrai parcours mémoriel, j’espère qu’ils ne disent pas trop de conneries sur les panneaux.
@STOP AZF
Je comprends que certaines victimes ne souhaitent pas se mélanger avec d’autres. Meme s’il n’y a eu qu’une seule explosion le vécu ne fut pas le même pour les employés de l’usine que pour les habitants de Toulouse. Les employés de l’usine ne supportent pas qu’on les accuse de l’explosion quand les toulousains s’inquiétaient pour leur sécurité.
Les autres victimes ne veulent pas se mélanger avec les responsables de l’usine responsables de l’explosion.
J’étais au lycée saint Sernin quand l’usine à explosé. Je me souviens du chaos dans le centre-ville en rentrant chez moi.
Je viens d’aller voir les panneaux autour du monument (que je trouve trop petit). Il manque des QR code pour aller plus loin et nous donner la possibilité de voir plus de photos ou de cartes.
Ton article est très complet.
@JessyK31
Merci 😉
Je n’ai pas vu le chaos dans le centre-ville. Entre chez un de mes camarades et chez moi nous n’avons pas eu besoin de traverser le centre-ville. Mais j’ai vu les images à la télé, les dégâts les plus visibles ont rapidement été effacés dans le centre-ville.
Effectivement des QR-codes pourraient renvoyer vers d’autres ressources.
Neotoulousain je ne connais pas l’histoire de cette usine. Ton article me donne envie d’en savoir plus. C’est une impression ou le monument semble petit ?
@Crazynordiste
Par rapport au site de l’usine AZF le monument est un peu petit. Il aurait mérité d’être plus grand et donc plus visible depuis la route.
Que de souvenirs qui reviennent à la lecture de cet article. J’étais gamin quand l’usine AZF a explosé. Je me souviens de la peur dans le regard de mes parents quand ils sont venus nous chercher à l’école.
Je trouve que le mémorial arrive un peu tard et je regrette que les associations n’arrivent pas à se souvenir ensembles. Comme tu le dis si bien il n’y a qu’un seul cratère.
Désormais mes parents n’habitent plus Toulouse, je suis toujours inquiet de voir qu’il y a toujours de la chimie à Toulouse avec l’usine pour le carburant d’Ariane et les ballastières qui menacent encore.
@Marc0__31
Je ne peux que partager ton avis sur l’arrivée tardive du mémorial.
Espérons que l’usine qui produit les carburants pour la fusée Ariane soit suffisamment contrôlée. Pour les ballastières certains parlent de 2022 …