Voilà déjà 10 ans que l’usine AZF a explosé à Toulouse.
Dix ans déjà que le 21 septembre 2001 reste gravé dans la mémoire de nombreux Toulousains.
J’aurais bien sûr pu vous raconter dans le détail ce qui s’est passé ce jour-là, mais je crois que même dix ans après, les experts ne savent pas encore expliquer tous les éléments de cette catastrophe.
Je préfère donc vous raconter mon 21 septembre 2001, celui que j’ai vécu depuis un lycée au nord de Toulouse. Je vais également revenir sur les souvenirs que j’avais de l’usine AZF avant son explosion et sur ce que j’ai découvert du site quelques mois plus tard.
L’usine AZF, une usine que les Toulousains appelaient ONIA
En 2001, l’usine AZF fait partie de Grande Paroisse, premier producteur de fertilisants appartenant au groupe Total.
Son nom officiel est alors « usine Grande Paroisse de Toulouse », mais il est généralement remplacé dans le langage courant par les trois lettres AZF qui figurent sur la plus grande cheminée du site. AZF est une marque commerciale qui signifie Azote Fertilisant.
Avant la catastrophe du 21 septembre 2001, de nombreux Toulousains continuent pourtant à appeler le site ONIA, pour Office National Industriel de l’Azote. Pour moi, comme pour beaucoup d’autres habitants de Toulouse, l’ONIA et AZF désignent donc le même endroit.

Mes souvenirs de l’usine AZF que l’on appelait ONIA
Habitant du nord-est toulousain, je ne connaissais que vaguement l’usine AZF. Lorsque nous passions à proximité de l’usine, mon père nous disait toujours de regarder l’ONIA. Mais, en voiture, depuis la route d’Espagne, nous ne voyions finalement pas grand-chose de cette immense usine.
Tout juste pouvions-nous apercevoir la tour rouge et blanche qui dominait le site. Une autre tour, verte et un peu plus petite, faisait également partie du paysage. Je me souviens surtout de ce mur blanc, presque interminable, que nous longions en voiture.
Pour éviter l’affichage sauvage et probablement aussi pour permettre aux plantes grimpantes de recouvrir progressivement le mur, un treillis vert recouvrait une partie des murs. À l’époque, je ne faisais évidemment pas particulièrement attention à cette usine. Elle faisait simplement partie du paysage de Toulouse.
Quelques jours avant l’explosion AZF, je faisais du roller
Le mercredi précédant l’explosion, je faisais du roller. C’était une randonnée sauvage, c’est-à-dire une sortie organisée en dehors du cadre sécurisé des randonnées roller de Roulez Rose. Nous sommes passés par le chemin de la Loge, entre la rocade et l’usine AZF.
La route manquait de lumière et j’ai chuté sur les rails qui permettaient aux trains d’accéder à l’usine. J’ai laissé un peu de cuir sur la route avant de poursuivre notre périple.
À ce moment-là, rien ne pouvait laisser penser que quelques jours plus tard, cette usine dont nous connaissions à peine le nom allait devenir le centre de toutes les conversations à Toulouse.
Mon AZF, depuis un lycée au nord de Toulouse
Le 21 septembre 2001, dix jours seulement après les attentats qui avaient touché les États-Unis, l’inquiétude était encore grande à l’idée de voir une nouvelle catastrophe se produire en France. Ce matin-là, les élèves de ma classe doivent assister à un discours de la proviseure.
Il est 10 h 10 lorsque nous entrons dans la salle de conférences. Tout le monde s’installe rapidement dans la salle. Nous retrouvons les copains qui sont dans d’autres classes. La proviseure commence son discours. Personne ne prête vraiment beaucoup d’attention à ce qui est dit.
Puis, soudain, les plaques du faux plafond se soulèvent. Une explosion se fait entendre. En quelques secondes, l’ambiance change complètement. Nous ne savons pas ce qui vient de se passer. Les professeurs, ne voulant prendre aucun risque, nous font évacuer les bâtiments.
Dans la cour, nous échangeons sur ce que nous venons de ressentir. Certains ont l’impression qu’un avion de chasse vient de franchir le mur du son. D’autres pensent immédiatement à une explosion beaucoup plus grave.
En sortant de la salle de conférences, mes camarades et moi constatons que les vitres d’un laboratoire de chimie, situé dans un autre bâtiment, ont explosé.Avec l’insouciance de notre âge, nous plaisantons en imaginant qu’un « Régis » aurait raté une expérience.
Les premières rumeurs après l’explosion qui a secoué Toulouse
Les informations qui arrivent sont toutes contradictoires. À ce moment-là, les rumeurs indiquent que le centre-ville aurait subi plusieurs explosions. Certaines parlent d’une explosion sur une conduite de gaz. D’autres évoquent un attentat place du Capitole ou rue de Metz.
Le contexte particulier, dix jours seulement après les attentats du 11 septembre, ne fait évidemment qu’alimenter nos inquiétudes.
Regroupés dans la cour, nous attendons que l’on nous donne des consignes. Le visage des professeurs se ferme de plus en plus au fil des minutes. Une certaine tension s’installe lentement dans le lycée Raymond-Naves.
Personne ne sait réellement ce qui vient de se passer.
Obtenir des informations sur l’explosion qui a secoué Toulouse
Il nous faut attendre les premières informations relayées à la radio par France Info pour commencer à comprendre ce qui se passe réellement. À l’époque, le téléphone portable n’est pas aussi répandu qu’aujourd’hui et les informations circulent beaucoup plus lentement.
Pour écouter France Info, nous utilisons un vieux baladeur à cassette, très loin des iPod que nous connaîtrons ensuite. Quelques jours plus tôt, nous avons assisté à des cours de secourisme. Nous savons donc quelle conduite adopter face à une situation potentiellement dangereuse.
Mais encore faut-il réussir à faire fonctionner le baladeur. Après avoir jonglé avec les piles des uns et des autres, nous réussissons finalement à obtenir suffisamment d’énergie pour écouter la radio.
Les journalistes, probablement depuis Paris, égrènent les différents lieux où des dégâts ont été constatés. Beaucoup de ces lieux se trouvent dans le centre-ville de Toulouse. De nombreuses vitres et parfois des vitrines ont explosé.
Pourtant, personne ne sait encore vraiment ce qu’il vient de se passer.
Une vingtaine de minutes après l’explosion, une nouvelle rumeur circule : l’usine AZF vient d’exploser. Un professeur d’économie, qui suit lui aussi les informations, prend alors la parole pour rassurer les élèves. Il nous explique que l’explosion vient de se produire à l’ONIA.
Rares sont les élèves qui connaissent réellement l’ONIA ou AZF. Pour beaucoup, il s’agit simplement d’une usine située à plusieurs kilomètres du lycée. La plupart de mes camarades habitent encore plus loin et ne se rendent que très rarement dans le sud de Toulouse.
Nous avons enfin un début d’explication. Mais nous sommes encore incapables d’imaginer l’ampleur des dégâts.
Se confiner hors du lycée, une question de sécurité
La proviseure, son adjoint et les professeurs ne semblent pas vraiment savoir ce que nous devons faire. Certains veulent que nous retournions en classe. D’autres préfèrent que nous restions dehors.
À cet instant, nous ne savons pas encore précisément quels sont les risques liés à l’explosion. Avec quelques amis, nous prenons alors la décision de nous rendre chez un camarade qui habite non loin du lycée. L’objectif est simplement de nous mettre à l’abri et surtout de pouvoir obtenir davantage d’informations.
À ce moment précis, nous n’avons toujours pas la certitude que l’explosion que nous venons d’entendre est liée à un accident industriel. Les attentats du 11 septembre ont eu lieu seulement dix jours auparavant.
Nous devons faire attention aux surveillants et aux professeurs qui cherchent à nous retenir dans l’établissement. Finalement, nous réussissons à leur fausser compagnie en passant par un passage « interdit », sous le grillage.
Sur le chemin, nous apercevons un immense nuage rouge orangé qui s’élève dans le ciel toulousain. Aujourd’hui encore, ce souvenir reste particulièrement présent.
Nous ne savons pas réellement ce que nous voyons. Nous savons simplement qu’il vient de se produire quelque chose de grave.
Avec le recul, je pense que c’était la meilleure décision à prendre. Plusieurs personnes se retrouvent alors « prisonnières » de leur établissement, sans réelles informations et parfois sans possibilité de communiquer avec leur famille. Chez notre camarade, nous avons au contraire accès à différents moyens de communication.
S’informer comme on peut sur la catastrophe AZF
Nous pouvons utiliser Internet pour chercher des informations. Nous échangeons via MSN et IRC. Les réseaux sociaux tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existent pas encore.
Nous essayons également de contacter nos familles qui s’inquiètent pour nous. Mais les lignes téléphoniques sont saturées. Avoir des informations sur nos proches n’est pas une chose facile.
Cette matinée donne finalement une place très importante aux moyens de communication. La radio permet d’obtenir les premières informations. La télévision montre progressivement l’étendue des dégâts.
Internet permet de rechercher et de recouper ce que nous entendons. Et le téléphone permet surtout d’essayer de rassurer nos proches. Tout au long de la matinée, nous attendons que les informations se précisent.
Ce n’est que vers midi, en regardant le journal télévisé, que nous comprenons réellement ce qui vient de se passer. Mais même à ce moment-là, il nous est impossible d’imaginer l’ampleur des dégâts que la Ville Rose vient de subir. Les photographies et les reportages diffusés à la télévision nous donnent enfin un aperçu de la zone autour de Langlade.
Découvrir l’ampleur des dégâts de l’explosion AZF
Certains de mes camarades semblent découvrir l’endroit pour la première fois. Ils ont un peu de mal à imaginer cette usine dont nous venons pourtant d’entendre parler toute la matinée.
Quand on vient du nord de Toulouse pour aller dans les Pyrénées, on ne passe pas forcément devant l’usine. AZF peut donc être un endroit que l’on connaît seulement de nom.
Ce jour-là, pourtant, l’usine devient connue de tous, de la France entière.
Les transports en commun ne fonctionnent plus normalement. Nous devons nous organiser pour pouvoir rentrer chez nous. Certains peuvent covoiturer, mais il faut prendre le temps d’informer les parents de celui qui repart avec un autre camarade.
Cette nécessité de communiquer avec nos familles paraît évidente aujourd’hui. Mais en 2001, lorsque les réseaux téléphoniques sont saturés et que les téléphones portables ne sont pas encore aussi présents dans notre quotidien, ce n’est pas si simple.

AZF, une cicatrice pour tous les Toulousains
Je ne suis pas allé voir les restes de l’usine après son explosion. Ce n’est que quelques mois plus tard, en février 2002, je découvre les restes de l’usine AZF. Je suis alors dans un bus qui me conduit dans les Pyrénées pour encadrer une colonie.
À l’intérieur du bus se trouvent également de jeunes Toulousains qui ont vécu l’explosion de l’usine d’une manière beaucoup plus effrayante. Les vitres de leur école ont volé en éclat au moment de l’explosion. Pour eux, la catastrophe n’est pas simplement un bruit entendu au loin ou un événement découvert à la télévision. Elle s’est produite directement autour d’eux.
Cette différence entre nos expériences me fait prendre conscience de la diversité des souvenirs liés à AZF. Nous avons tous notre propre histoire du 21 septembre 2001.
Je n’ai pas vu l’explosion. Je l’ai entendue depuis mon lycée. J’ai vu les conséquences sur les bâtiments autour de moi. J’ai vu les informations arriver progressivement. Puis, quelques mois plus tard, j’ai découvert les restes de l’usine.
Aujourd’hui encore, lorsque je passe à proximité de l’ancien site de l’usine AZF, je ne peux que me rappeler ces instants d’inquiétude. Je pense aux victimes et à ceux qui ont vu leur vie brisée à la suite de cette catastrophe du 21 septembre 2001.
De nouvelles activités pour l’ancien site d’AZF
Dès 2002, Total prend la décision de ne pas relancer l’usine AZF. Le terrain, une fois dépollué, doit être rendu à Toulouse dans un but d’intérêt général. Le site représente alors environ 70 hectares. La dépollution est réalisée sous le contrôle de la DRIRE et d’experts indépendants afin d’effacer les traces de pollution liées aux activités industrielles passées.
Il reste cependant une zone autour du cratère qui doit encore être dépolluée une fois le processus judiciaire terminé.
Il est alors décidé d’y construire le pôle de recherche sur le cancer appelé Canceropôle et d’installer une vaste zone verte. La transformation de ce secteur marque une nouvelle étape dans l’histoire de ce lieu.
L’ancien site industriel doit progressivement laisser place à de nouvelles activités.


AZF dans l’attente d’un espace commémoratif
Dix ans après l’explosion, la question de la mémoire de la catastrophe reste encore très présente.
Les stèles commémoratives, peu visibles depuis la route, sont installées sur le site de l’ancienne usine AZF, au milieu de ce que je qualifie alors de « no man’s land ». Tout autour se trouvent des grillages et différentes barrières.
Des restes d’anciens bâtiments sont encore stockés à proximité. Elles doivent servir à ériger un monument plus important. Les travaux sur le site ne sont pas encore terminés.
À proximité, la SNPE, la Société Nationale des Poudres et Explosifs, est toujours en activité. Elle produit notamment du carburant pour la fusée Ariane V et des satellites.
Des ballastières qui stockent des explosifs, notamment de la nitrocellulose datant de la Première Guerre mondiale, sont également présentes sur le site voisin du Canceropole, sur des terrains appartenant à la DGA, la Direction Générale de l’Armement. Même si la dépollution des ballastières est prévue, celle-ci semble alors tarder.

AZF, un procès en appel en 2011
Dix ans après la catastrophe, le procès en appel doit avoir lieu en novembre 2011.
À l’époque, face à l’absence d’explication définitive permettant de comprendre précisément l’origine de l’explosion, je m’interroge sur le sens de cette procédure. Bien sûr, je ne défends pas Total, propriétaire de l’usine AZF.
Mais je me demande comment il est possible de sanctionner une personne ou une entreprise sans connaître avec certitude la cause du problème.
De nombreuses hypothèses existent encore et aucune ne permet, à mes yeux, de vérifier simplement la source de l’explosion qui a eu lieu le 21 septembre 2001. Cette question reste évidemment complexe et dépasse largement le cadre de mon témoignage. Je ne suis ni expert de la catastrophe AZF ni spécialiste de l’enquête. Je raconte simplement ici ce que je pensais dix ans après les événements et ce que représentait alors cette catastrophe dans ma mémoire.
À mon sens, les pouvoirs publics qui acceptent que ces industries restent aussi proches des agglomérations, mais aussi que celles-ci puissent progressivement se rapprocher de ces industries, portent également une part de responsabilité dans la manière dont les risques industriels sont envisagés.
Dix ans après AZF, Toulouse n’a pas oublié
Dix ans après l’explosion de l’usine AZF, je garde surtout le souvenir d’une matinée où tout a basculé en quelques secondes.
Avant l’explosion, AZF ou l’ONIA n’était pour moi qu’une usine que nous apercevions parfois depuis la route. Quelques jours auparavant, je passais encore à proximité en roller. Le 21 septembre 2001, une explosion secoue Toulouse.
Depuis mon lycée, nous ne comprenons d’abord rien à ce qui se passe. Nous imaginons un avion de chasse, une explosion de gaz ou même un attentat. Puis viennent la radio, les premières informations, le baladeur à cassette, les appels téléphoniques, Internet, MSN et IRC.
- Petit à petit, nous comprenons. L’usine AZF vient d’exploser.
- Dix ans plus tard, je me rends compte que ce souvenir est finalement constitué de beaucoup de petits détails.
- Un discours dans une salle de conférences.
- Des plaques de faux plafond qui se soulèvent.
- Des vitres brisées.
- Un vieux baladeur.
- Des piles que l’on cherche pour écouter la radio.
- Un nuage rouge orangé dans le ciel.
- Des lignes téléphoniques saturées.
- Et cette impression que personne ne sait vraiment ce qui vient de se produire.
Puis, quelques mois plus tard, les restes de l’usine aperçus depuis un bus.
Ce sont ces souvenirs-là que je voulais conserver ici. Parce qu’au-delà des expertises, des procès, des chiffres et des débats sur les causes de l’explosion, AZF reste aussi une histoire de souvenirs personnels. Chaque Toulousain qui a vécu le 21 septembre 2001 possède probablement son propre récit de cette matinée.
Voici le mien.
N’hésitez pas à raconter dans les commentaires votre 21 septembre 2001 à Toulouse.
AZF un procès en appel :
Le procès en appel aura lieu en novembre 2011, mais devant l’absence d’explications je me demande à quoi cela peut-il servir, bien sur je ne défends pas Total propriétaire de l’usine AZF, mais je me demande comment on peut sanctionner une personne ou une entreprise sans connaître la cause de ce problème.
De nombreuses hypothèses existent encore et aucune ne permet de vérifier la source de l’explosion qui a eu lieu le 21 septembre 2001
À mon sens les pouvoirs publics qui acceptent que ces industries restent aussi proches des agglomérations, mais aussi que celles-ci puissent se rapprocher de ces industries sont tous aussi responsables de cette catastrophe.



















Moi, j’étais encore en prépa à Paris. Et je ne savais pas encore que j’allais faire mon école d’ingé à Toulouse 🙂
Comment as tu vécu la chose depuis paris même si ton attachement à la ville Rose n’était pas encore aussi présent qu’aujourd’hui 🙂 ? et cela a t il eu des conséquence avant ou après ton arrivée à Toulouse ?
Ben c’était 10 jours après le 11 septembre, alors on suivait ça de près…
Quand je suis arrivé à Toulouse, je suis passé pas très loin du site, et c’est vrai que c’était impressionnant.
Moi, j’en veux à Total qui m’a réveillé en sursaut à 10h17 alors que j’étais en RTT !
Il faut dire que j’habitais à Pech David, soit la colline juste en face AZF.
Donc une fois le choc passé, l’attente à la radio de savoir ce qu’il s’était passé, gros gros stress de ne pas avoir de nouvelles de la famille à Toulouse.
A l’arrivée une blessé mais tout va bien.
Et j’ai aujourd’hui toujours l’impression qu’un truc va exploser quand tout est trop calme autour de moi…
c’est vrai que depuis Pech-David tu es aux « premières loges » pour voir le site d’AZF et de la SNPE mais j’ai l’impression qu’il y a eu très peu de dégâts dans ce secteur…
Cette notion de « calme effrayant » revient très souvent dans les commentaires sur cette catastrophe …
Nous avons entendu l’explosion au Nord de Montauban c’est dire… pour nous c’était comme le bang des avions qui passent le mur du son mon épouse était en train de tailler ses rosiers, et je venais juste de passer la tête par la fenêtre. Sinon je reste dubitatif devant la phrase « mais je crois que même les experts ne le savent pas vraiment. », je pense que des gens connaissent la vérité et je suis très déçu de la justice, je pensais que nous saurions je me suis lourdement trompé. Peut-être que les générations de la société de l’après pétrole l’apprendrons…
On ne peut effectivement que souhaiter la vérité sur cette catastrophe, mais le secret des uns et les intérêts des autres risquent de nous priver de cette vérité que l’on attend tous. Bien sur la justice peut être mise en cause quand on voit les rapports présentés sur certains sites Web.
Ton commentaire montre aussi que l’explosion a été entendu à 50km voir plus de l’usine AZF