Toute la journée, j’ai gardé un œil sur les radars météo. La veille, un orage avait contourné Toulouse par l’est avant de filer vers le sud. Ce scénario s’est répété aujourd’hui. Vers 18 h 30, je surveillais deux cellules orageuses distantes. L’une se trouvait au nord-est, l’autre dans le Gers. J’ai cru un temps que celle du Gers nous toucherait. Elle a finalement préféré bifurquer vers les Landes. C’est donc la cellule du nord-est qui a traversé la ville.
Quand on cherche à maîtriser la photographie de météo à Toulouse, ce type d’axe pose un vrai défi. Mes spots de prise de vue sont majoritairement tournés vers l’ouest. En effet, les dégradations arrivent le plus souvent depuis le golfe de Gascogne. Je me retrouve alors sans repère face à des orages qui circulent à l’est.
Cela ne m’a pas empêché de tenter ma chance au coucher du soleil. Le ciel offrait des teintes surprenantes. Il ne me manquait plus qu’un bel impact ramifié. Malheureusement, la majorité des éclairs sont restés noyés dans la masse nuageuse.

Station météo pour prévoir la météo
La station météo permet de mesurer et d’afficher en temps réel les principales données climatiques : température, humidité, pression atmosphérique et, selon les modèles, prévisions météorologiques ou tendances sur plusieurs jours. Elle offre une vision précise des conditions extérieures et intérieures, facilitant l’anticipation des variations de météo au quotidien.
Soudain le vent s’invite à la fête, la température chute rapidement et un grand flash lumineux zèbre le ciel rougeoyant. Le tonnerre se fera entendre quelques secondes plus tard, le grondement sourd vient de loin. J’ai au moins une bonne photo.
La chasse à l’orage comporte des risques, prudence !
Lorsque mon écran s’illumine, j’ai juste le temps d’apercevoir que ce n’est pas un seul éclair que j’ai eu la chance de capture, mais deux impacts sur la même photo.
De plus, j’arrive à photographier d’autres impacts de foudre. Pourtant, ils sont plus éloignés de ma position, parfois, ils se cachent derrière des arbres, le ciel a perdu ses couleurs, les photos partent donc à la corbeille.
C’est la pluie, un véritable rideau de pluie qui met fin à ma séance photo, l’averse sera brève, cependant la quantité d’eau m’oblige à me replier. Je commence même à avoir froid, je suis parti de la maison, il faisait 32 °C, je rentre et le thermomètre affiche 10 °C de moins.




Superbes couleurs sur cette photo!
Effectivement, ça fait deux soirs de suite que la luminosité au coucher du soleil est très particulière…bravo pour avoir su capter cette ambiance!
@Donlope
On a la chance en ce moment d’avoir des nuages au moments du couché de soleil c’est qui nous offre ces couleurs. Les orages sont la cerise sur le gâteau 😉
super photo, bravo !
tu nous en dis plus sur » la LPT2 de P67world.com – HW & SW Engineering un outil efficace » évoqué sur Facebook ?
OU ça fera l’objet d’un article a part ?
@ary
Merci,
Tu le sais je n’ai pas pour habitude d’étaler mes achats en réalisant des « tests de produit » qui ont plus la saveur de « regarder ce que j’ai acheté » plutôt qu’un vrai test objectif comparant les différents matériels disponibles.
Sur FB c’était l’occasion de faire un coucou à certains de mes contacts qui hésitent encore à s’équiper.
La LPT2 que j’utilise est une sonde de déclenchement qui permet de faire une photo en fonction d’un événement lumineux. C’est une sorte de télécommande dont le temps de réaction permet avec un appareil photo suffisamment rapide de photographier un impact de foudre avec un temps de pose relativement court comme cela nous est imposé lors d’un orage diurne. Cela est possible car un impact de foudre est composé de 2 impulsions lumineuses (en simplifiant) la première servant de déclencheur pour photographier la seconde.
Prochainement je mettrai à jour mon article sur la technique pour photographier les orages et j’y détaillerai un peu plus le passage sur ce matériel.
ah ouais, j’avais déjà entendu parle de ce genre de matos, ça a l’air plutôt pas mal en effet !
@ary
chez moi les orages arrivent généralement au moment ou le soleil décline et j’ai des « vitesses souvent rapides » On a aussi de petits orages qui ne sont pas réguliers avec lesquels on enchaine les pauses longues sans tomber juste. C’est donc pour moi la solution à ces problèmes.
En tous les cas, ces deux éclairs ont été saisis au bon moment, ce qui n’est vraiment pas évident… Je vais relire ton explication sur comment photographier les nuages. J’ai lu aussi ta réponse à Ary et même si le matos ne fait pas tout, j’imagine qu’il aide grandement ans ce genre de situation. En tous cas, c’est super net. Le rouge c’est dû au soleil qui était présent ? Belle ambiance bien saisie, bravo.
@sylolive
Ici la cellule de déclenchement est presque indispensable. La luminosité était trop importante et l’orage n’était pas cadencé, c’est à dire avec des frappes régulières.
Sur cette photo il y a peu de post traitement, c’est le couché de soleil qui donne cette couleur au ciel
Belle réussite en tous les cas. Même avec un déclencheur à distance, cela semble compliqué ou alors à déclencher sans cesse. merci pour ta réponse.
@sylolive
Le déclencheur que j’utilise permet d’éviter de déclencher inutilement ou sans cesse. Ici j’ai un temps de pose de l’ordre de 1s j’ai passé 1h1/2 ça aurait fait beaucoup de déclenchements pour rien
J’aimerais vraiment arriver a cela. L’image est retouchée ?
@Franck
Comme je l’ai dis dans un précédent commentaires il y a très peu de post-traitement sur cette photo. C’est le couché du soleil qui donne ces couleurs à la photo.