Halte au vol de photos : le photographe et le jardinier

37

Le vol de photos ou l’utilisation non autorisée de photos est devenu aujourd’hui un fléau pour le monde de la photo, certains photographes ne diffusent plus leurs photos sur le web, d’autres multiplient les moyens pour eviter cela.

 

Le texte qui suit est une réflexion personnelle mais aurait pu être une fable si Jean de La Fontaine était encore de ce monde aujourd’hui.

 

Tous les jours sur les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) sur les forums spécialisés de nombreux photographes viennent se plaindre que l’on utilise leurs photos sans autorisation (vol de photos), ni même sans reconnaître qui est le photographe. Parfois dans des cas extrêmes la photo est torturée par les logiciels de retouches photo et devient méconnaissable.

 

J’ai choisi l’exemple du jardinier pour comparer le photographe car dans le monde des potagers il existe les mêmes problèmes que l’on rencontre dans le monde de la photo, des débats sans fin sur le statut des photographes entre amateurs et professionnels.

 

Le jardinier (peu importe son statut) a décidé parce qu’il aime ça de cultiver des carottes, en plus les carottes ça rend aimable (soi-disant).

 

Halte au vol des photos
Carottes du jardin

La personne honnête qui apprécie les carottes fera le choix de contacter le jardinier avant de ramasser quelques carottes pour sa consommation personnelle avec l’autorisation du jardinier. Le jardinier émettra quelques conditions quant au ramassage et à l’utilisation de ces carottes et proposera parfois quelques autres légumes issus de sa production histoire de faire une bonne soupe. Dans notre situation le jardinier pourra proposer sa production lors d’un marché ou peut-être s’il a les moyens de production suffisant à une centrale d’achats qui sera chargé de monnayer son produit.

 

La personne malhonnête qui elle aussi apprécie les carottes se servira allègrement dans le jardin sans se soucier du jardinier qui a peut être besoin de son jardin pour se nourrir face à des revenus toujours amoindri, tout comme cette autre personne malhonnête qui ira se servir au supermarché et oubliera bien volontairement de payer la marchandise.

La personne malhonnête tirera certainement profit des carottes ainsi acquises en les redistribuant ou en les revendant.

 

Il est à n’en pas douter que la fois suivante le jardinier attendra le voleur de carottes avec la fourche (voir le fusil) pour lui faire entendre ce qu’est le respect. Cette racaille des jardins embrochés à une fourche n’aura sans doute pas envie de recommencer son méfait.

Le supermarché traquera lui aussi la personne indélicate qui osera voler ses produits.

 

 

 

Le photographe rencontre souvent des personnes malhonnêtes, plus rares sont les personnes honnêtes qui prennent le temps de contacter le photographe pour utiliser ses photos.

Quand elles font preuve d’un minimum d’honnêteté celles-ci auront les budgets pour faire des tirages, de la mise en page, de la publicité avec une photo qu’elle souhaite obtenir gratuitement ou à moindre frais. Généralement le budget pour acheter la photo se résume à quelques centimes sur un microstock quand ce même budget n’est pas égal à zéro.

 

Malheureusement les personnes honnêtes se font aujourd’hui de plus en plus rares et le partage de photo se fait de plus en plus difficile tant le vol de photos est devenu facile et impuni. les photographes, peu importent leur statut, sont souvent dépités face à vol de photos. Les lois et les contraintes financières freinent énormément les photographes pour poursuivre les voleurs qui utilisent hélas eux aussi les textes de lois contraires ou en oppositions avec ce qui devrait protéger le photographe et sa production du vol de photos.

 

Il devient même de plus en plus fréquent pour les photographes de devoir justifier de l’originalité de leur photo (1) pour faire valoir leurs droits face à un vol de photos. Si l’on vient leur prendre une (ou plusieurs photos) c’est bien qu’elle a quelque chose d’original sans quoi n’importe qui avec n’importe quoi pourrait reproduire cette photo.

 

Utilisation de photos non autorisées
Carottes râpées, production du jardin

Il y a bien sûr les photographes (corbeaux) qui seront satisfaits un jour de découvrir leur(s) photo(s) affichées sous un abribus ou sur un tee-shirt, il y a aussi ceux que ça énerve profondément et qui multiplient les moyens pour éviter que cela arrive. J’ai par le passé utilisé une méthode qui ne me plait guerre : celle du gros watermark au milieu des photos.

 

Il n’y bien évidemment pas que les communicants et publicitaires qui tirent profit du vol de photos, il y a aussi tous ceux (et celles) qui les utilisent pour gagner un peu de notoriété sur les réseaux sociaux, une belle photo sur son profil c’est toujours plus valorisant qu’une photo moche faite à l’arrache par un photo-phone (téléphone portable). Ce gain de notoriété unilatéral n’est pas bon pour le photographe si les moyens ne sont pas mis en place par le voleur de photos pour partager sa nouvelle notoriété avec le photographe spolié. Rares seront les voleurs qui pris d’un remord feront un lien vers le site web de l’auteur des photos qu’il vient de voler et de partager.

 

Faut il que le gros watermark devienne la norme pour diffuser des photos sur le web ? Il y aura toujours des personnes qui seront insatisfaites de voir ce genre de filigranes apparaitre sur les photos mais les voleurs ne pourront plus utiliser les photos pour leurs publications sauf à demander l’autorisation du photographe ou employer des moyens couteux pour effacer ces balafres.

 

Dans un échange il y a des droits et des devoirs, il y a parfois une contrepartie qu’il convient de définir. Si cela n’est pas fait le jardinier sort la fourche et le photographe montre les crocs et les réactions peuvent sembler violentes voir disproportionnées.

 

 

 

37 COMMENTAIRES

  1. Je pense que la seule solution c’est la traque,
    de plus en plus d’outil permette la recherche d’images similaires sur le web,
    on peut imaginer la mise en place futur d’ou de surveillance automatique de ses photos,
    Mais une fois detecté, Il faudra ensuite attaquer le voleur, ce qui n’est pas toujours facile…

    • @Cymon
      La traque a quand même ses limites les impressions papiers qui ne sont pas affiché autour des lieux que tu fréquentes seront bien souvent introuvables.
      C’est encore pour le moment un long travail. Il faut ensuite identifier le voleur ce qui n’est pas simple.

      Enfin il faut attaquer et cela est bien souvent trop compliqué pour que cela se fasse correctement.

  2. Ahhh le respect… Des fois ca change la vie !
    Totalement en ligne avec ton article, qui va définitivement faire partie des liens photo d’Avril ;-).
    La problématique est large ; moi non plus ca ne me plait pas spécialement d’avoir un watermark sur les photos, mais si je veux garantir des tirages exclusifs je n’ai pas bien le choix :-(.
    Ouvert à d’autres astuces / approches cela dit 😉

    @Cymon : pour moi, les problèmes de la traque sont :
    – le temps passé
    – aucune certitude quant à l’exhaustivité (traque sur Internet déjà, et quid des utilisations « papier » dans les journaux plus ou moins locaux ???)
    Je ne considère donc pas cela comme la panacée, mais plutôt comme la dernière « arme » à utiliser, et comme tu le dis, ensuite faut encore aller en justice après une tentative d’arrangement amiable.

    • @Seb F
      Le watermark est à mon sens la seule solution ayant encore une certaine efficacité contre les voleurs de photos mais aussi contre les visiteurs

      Je cherche moi aussi d’autres Astuces…

      Pour le partage n’hésite pas c’est fait pour … 😉

  3. Salut Pyros, et les yeux bleus. je ne sais si vous êtes allés aller en justice pour vos droits (travail). !!!!!!!! alors pour une ou plusieurs photos la justice ne va pas chambouler toutes la terre . Surtout si on n’est pas reconnu mondialement, oui je suis d’accord avec vous pour le principe et voir + mais même avec l’exif (preuve), alors le gros tatouage numérique en pleins milieux?????
    jusqu’où pourrez-vous aller pour votre photo(s). Vaux-elle un avocat et beaucoup d’heures de combat, les gens d’en faces savent très bien où il ne faut pas piochées ( personne connues et reconnues (?)) très bon articles, d autres articles sur la toile mais une question on ils récupérer leur droit sur la photo?
    Amicalement Thierry

    • @thierry974
      La question que tu poses n’est pas sans réponse mais dépend énormément du photographe.

      Pour quelques dizaines d’euros le jeu en vaut il la chandelle ?
      Pour plusieurs centaines le vaut il plus ?

      Dans les 2 cas je dirais oui par principe, mais le ratio retour sur investissement ne le vaut pas toujours.
      La loi ne pénalise pas les « petits voleurs » de photos les « gros » ont eux les moyens de jouer avec le feu avec des avocats qui feront tout pour montrer que NON ils n’exploitent pas le travail d’autrui.

    • Je recommande à ce sujet d’aller faire un tour sur le site de Didier Vereeck (didier-vereeck.com)qui a une méthode très expéditive et très exhaustive mais redoutablement efficace ou encore celui de Cédric Girard (aube-nature.com) qui a été confronté de nombreuses fois à du vol pur et simple quand ce n’était carrément pas du hotlinking 👿 :
      – constat d’huissier éventuellement si « potentiel » pour aller en justice et/ou difficulté d’avoir une preuve intangible après-coup (genre sur Internet au hasard)
      – lettre recommandée à chaque constat d’infraction avec injonction de payer (conformément aux conditions générales du site évidemment 😉 )la somme naturellement du vu l’usage + la surfacturation lié à l’usage illégal + relance au bout de 30 jours avec menace de porter l’affaire plus loin…
      – en général il parait que ca calme les ardeurs très rapidement en face dans la majorité des cas et les gens contactent ensuite très rapidement pour trouver un arrangement !!!

    • ici le hotlink est automatiquement signalé et défacé c’est a dire remplacé par une image lourde (10Mo) ou un texte qui empêche la lecture de la page. Le texte renvoie un message d’erreur au moteurs qui viendrait à référencer la page … C’est une astuce que j’ai piqué chez Cédric Girard.

      Pour l’avoir souvent vécu la menace de sanctions financières, qui n’est que le moyen répressif, permet d’éviter que l’on utilise TES photos sans autorisation. Mais elles sont souvent remplacées par des photos elles aussi volées

  4. En tant qu’imprimeur, c’est tous les jours qu’on recoit des fichiers avec des visuels en basse def. Et la reponse à la question : est ce que vous avez les HD? est toujours la même : bah non, j’ai pris sur Internet …
    Un gros watermark, des fichiers tous pourris inexploitables et des sites web plus securisés, c’est ce à quoi je pense, mais je ne suis pas expert …

    • @Nikkochap
      Y a t il dans le monde de imprimerie des actions de sensibilisation concernant les clients sur le droits d’auteurs du contenu utilisé ?

      La basse def est effectivement une solution qui a ses limites et ses inconvénients (référencement d’image, confort de lecture etc) le watermark est lui simple à mettre en place mais fait fuir un grand nombre d’amateurs de photos.
      La protection du site n’est pas impossible mais cela ne sert a rien … J’ai à ma disposition nombre de solutions pour contourner toutes les protections existantes.

      Il reste alors l’information et la sanction.

      Parfois le diffuseur se puni lui même, j’ai une photo qui a été imprimée (pour une affiche) au format sucette elle ne fait avant recadrage que 800*600 Pixel et 72dpi et plus que 400*600 après recadrage bilan ce n’est plus un affiche mais une soupe de pixels. Vu la gueule de l’impression je suis presque content de ne pas voir mon nom associé a cette affiche. 😉

    • Perso, je pose toujours la question quand le fichier vient de l’exterieur : Avez vous payé le visuel ? ou de manière détournée : Avez vous le crédit photo ?
      Mais d’un coup, je me rend compte que nous ne sommes pas vraiment sensibilisé par ce genre de problèmatique.
      Pour ce qui de nos propres créa, là, on est hyper vigileant, d’ailleurs l’achat de photos est toujours ce qui fait grincer des dents le clients.
      Ne me demande pas où le studio se fournit, je n’en ai pas la moindre idée.

    • Vous n’êtes pas sensibilisés ça veut dire que certains ne font rien plus ou moins involontairement. Je posais la question récemment de la possibilité de poursuivre un imprimeur/hébergeur mais comme il n’y a pas d’obligation, il ne se passerai rien …
      Pourtant je suis sur que dans une chaine de production on a tous notre part de responsabilité et que l’on devrait tous avoir notre rôle d’informer les utilisateurs…

    • oui je pense que certains collegues n’en ont rien à f…tre. Et je te cache pas qu’avant de publier mes photos, ca me passait au dessus de la tete.
      Apres on fait beaucoup de supports à base de photos produits, on peut imaginer que le photographe est rémunéré …

  5. Pardon pour les fautes d’accord plus haut.
    J’ai vu pendant un temps un commentaire parlant des moyens de protéger et des moyens de contournement, mais je le retrouve plus (!?!?).
    Perso j’ai mis des moyens de protection et « j’attends » la première fois où je vais constater la 1ère infraction importante, car non seulement il y a utilisation illégale, mais en plus contournement d’un moyen de protection d’un contenu soumis à droit d’auteur (genre comme sur un dvd ^^), et ca c’est j’espère un plus pour la justice (mais je suis pit être un peu naïf je sais ^^).

    Sinon sur la responsabilité de professionnels au sein de la chaine graphique, il me semble avoir lu un ou deux billets sur le site de Joelle Verbrugge (blog.droit-et-photographie.com/) où étaient cités quelques cas de jurisprudence indiquant que tout le monde était clairement engagé, d’autant plus dès le statut de « professionnel de l’image » entendu.

    • C’est moi qui en parle dans une de mes réponses

      Aucun moyen n’est aujourd’hui incontournable, je ne suis pas sur que la justice reconnaisse un quelconque moyen de protection, mais certains d’entre eux peuvent obliger à une modification de « l’œuvre » qui elle est sanctionnable ou monnayable.

    • @Seb F.

      Je doute quand même qu’un filigrane ou un anti-clic Droit soit admis en guise de protection …
      il faut se rappeler que la photo est le parent pauvre des créations artistiques faute de lobby aussi puissant que ceux de la musique ou du cinéma, qui disposent de moyens bien plus importants …

  6. Sauf en effet à avoir un filigrane horrible tant pour notre envie d’exposer sur la toile notre travail que pour les visiteurs qui ne se plongeront pas dans la photo, il n’y a que peu de solution.
    Comme toi ici, je place systématiquement un petit filigrane en bas qui au moins demande un peu de travail aux faussaires.

    Je ne suis pas trop armé en cas de vol de photos. je présume qu’il me faudra vivre une mauvaise expérience pour décider de devenir méchant.

    • Je ne suis pas certain que l’on puisse parler de méchanceté … On ne fait juste que faire respecter la loi et notre travail.
      Les moyens de se faire respecter sans défigurer les photos sont hélas simples mais souvent couteux.

  7. La semaine dernière, je suis tombée sur un projet Ulule qui m’a beaucoup choquée : il était illustré photos DR alors même que l’initiateur est étudiant en photo, que le projet est destiné à faire des photos, et qu’il dit vouloir en vivre. Je lui ai fait part de mes impressions, mais voici sa réponse (qui me fait me dire qu’on est mal barré, si les photographes se pillent entre eux…) :

    Je me permets de vous donner une définition trouvée sur le web:
    « À l’origine la mention DR, accolée à l’image, a été créée pour signifier que l’auteur de l’oeuvre n’est pas identifié mais que le support qui l’utilise « réserve » les droits à son auteur qui se fera connaitre et justifiera sa paternité . »
    Non je n’ai pas cherché à contacter les auteurs de chaque image que j’ai trouvée sur Google, par contre s’ils manifestent leur désaccord je n’hésiterai pas à les créditer pour les photos qu’ils ont réalisés ou les enlever.

    Je réponds maintenant a votre question: j’envisage de vivre de la photographie mais je suis conscient qu’en mettant mes photos sur internet elles sont exposées à être ré-utilisées et que ce n’est pas par ce biais que je pourrais gagner l’argent qui me permettra de vivre.

    j’ai du mal à comprendre votre réaction:

    1- Ce ne sont pas vos photos qui ont été utilisées! ( me semble t’il, après avoir regardé la tripotée de vos sites web )
    2- Pourquoi vous attaquer au projet de voyage d’un jeune photographe ? Si vous voulez vous battre contre la non-signature des oeuvres, attaquez vous aux grands journaux en premier.
    3- Je vois que vous publiez toutes vos photos sur Facebook sans même y indiquer votre nom, vous devez donc savoir que Facebook se réaproprie toutes les photos. De plus, votre profil n’est même pas sécurisé, c’est à dire que tout le monde à la possibilité de venir piocher dans vous photos.Je vous retourne votre question: Voudriez-vous que vos propres images servent d’illustrations sans crédit ?

    Sur ce, je vous remercie de votre participation au projet ( suppression de toutes les images de la page ) et vous souhaite bon vent !

    P.S. Ne vous inquiétez pas pour mon enseignement à Renoir, mon BTS se passe très bien.

    • C’est affligeant comme réponse !
      C’est vraiment un étudiant photo ? Ils font les cours de droit en dernière année ou bien ???

      D’accord avec toi : cela semble franchement mal barré !!!

    • @Seb F.

      effectivement on est en droit de se poser bien des questions sur le contenu de sa formation …
      Qui est l’organisme qui gère cette formation ???
      quels intérêt peut il bien avoir pour donner un enseignement si bas de gamme ???

    • @Oreille

      Avec des photographes comme lui on n’est pas sorti de l’auberge …
      il n’est à n’en pas douter qu’il ne fera pas long feu dans le monde des photographes si il pose un regard identique à celui de sa réponse.

      Je me pose la question de sa réaction face à un DR.
      Je me demande aussi si ce projet ne mérite pas plus de pub, certains photographes et organismes de photographes se faisant un plaisirs de réagir à ce type d’agissement.

      Il semble que ce faux-tographe malgré ses études dans ce domaine soit totalement incompétent

  8. Je ne sais pas si fait un CAP, un BAC pro ou un BTS, mais il est à Auguste Renoir, un lycée parisien (publique !) réputé dans les domaines artistiques (un genre de « pôle » qui propose plusieurs formations).
    J’avais partagé le projet Ulule sur twitter la semaine dernière, ce qui avait pas mal fait rire… et les responsable d’Ulule ont réagi directement en virant les photos incriminées.

    Le projet : http://fr.ulule.com/route1/
    Sa page facebook :

    J’avais presque envie d’écrire à ses profs, mais je n’ai pas trouvé d’adresse mail sur le site du lycée ^^

    • @Oreille

      C’est vrai que je n’ai pas tout suivi sur twitter la 3G ne passe pas partout dans les Pyrénées …
      Ulule sait se montrer réactif lorsqu’il y a utilisations de photos non autorisées (j’en ai fait l’expérience), je regretterai presque que le compte ne soit pas fermé …

      Pour le lycée comme pour d’autres organismes il est dommage de na pas pouvoir avoir accès à une adresse mail facilement, cela montre bien une sorte de mépris face au web pourtant outils essentiel de nos jours

  9. Tiens par curiosité (j’ai pas trouvé sans le lien tout à l’heure…) je suis allé sur la page du projet Ulule…
    J’ai explosé de rire (jaune) à « j’achète de plus en plus de matos […] qui me permettront d’améliorer mon travail ».
    C’est un troll, le gars ou quoi ?

    • Alors j’ai en tout cas vu que beacoup de liens / sites / blogs commentaient son aventure (ou l’absence d’aventure)…
      Ce qui est fou (et en cela je suis d’accord avec Madame Oreille en dessous) c’est que les projets (Ulule ou autres) de ce gemre arrivent quand même à récolter les sous attendus… Pour le plus grand malheur des donateurs visiblement !?!

    • @Seb F

      On ne peut que s’indigner de voir des projet se voir financer alors qu’ils sentent l’arnaque à plein nez. Il y a aussi qui sont mal ficelés et qui attirent quand même les donateurs.
      C’est à se demander si la tout le monde subit la crise de la même manière puisque certains sont prêt à jeter  » leur argent par les fenêtres.

  10. J’ai vraiment du mal avec les gens qui utilisent Ulule (et cie.) pour financer leurs voyages. C’est dommage qu’il n’y ait pas un tri plus sévère, parce que ça décrédibilise les projets sérieux (avec une vraie contrepartie pour les participants et pas une carte postale contre un objectif photo !). Pour les préventes de livres, de cd, les futures expos, c’est hyper intéressant. Mais je me demande qui peut bien donner à un projet où le mec cherche juste à se faire payer ses vacances.
    Dans l’absolu, Lokan proposait quand même un truc sympa (même s’il était évident que ça capoterait, le corps humain a ses limites et avoir une caméra ne rend pas réalisateur), moins foutage de gueule… Si les sommes récoltées avait été moins importantes, ça aurait presque pu passer inaperçu… En tout cas, il aura laissé son empreinte sur le web francophone \o/

    • @Oreille

      C’est certain que ce genre de souscriptions (pour payer un voyage) décrédibilise le système comme celui du « cadeau » qui n’est jamais envoyé.
      Il ne faut donc donner que pour les projets qui ont un objectif clairement défini et à une organisation digne de confiance …

      Plus la somme récolté est importante plus le projet à d’écho … en cas de problème la caisse de résonance sera elle aussi importante comme ce fut le cas pour lokan.

  11. Tiens, j’avais zappé cet excellent article !
    Juste un petit mot pour en revenir à l’anti-clic-droit comme moyen de protection : idéalement, il ne faudrait pas le désactiver complètement, mais l’associer à un message de copyright (comme sur FlickR). Ainsi, si vol de photo il y a, le voleur aura du passer par des moyens détournés (impression écran par exemple), et ça, ça a bcp de poids par la suite, parce que ça démontre clairement le caractère intentionnel du vol. Exit l’excuse du stagiaire qui a pris des photos sur le Net par inadvertance, sans savoir qu’elles étaient protégées ;-))

    • @Seb

      En même temps un stagiaire ne doit pas ignorer la loi et être encadré par son tuteur de stage, pour le faire progresser dans ses pratiques.
      Rejeter la faute sur le dos de stagiaires est mesquin.

      En faisant un clic droit même sans avertissement le caractère intentionnel existe car ça ne se fait pas tout seul, sans quoi on va être obligé de mettre de panneau devant nos portes pour informer les cambrioleurs qu’ils ne sont pas les bienvenus chez nous.

LAISSER UNE RÉPONSE