Pollution, comment les photographes peuvent réduire leur impact sur l’environnement ?

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Dans le monde actuel, il est normal de chercher à réduire notre impact environnemental, les photographes doivent aussi lutter contre les pollutions. Cela passe par de nombreuses habitudes que nous sommes nombreux à essayer de changer. Parfois ce un long combat se dresse devant, parfois ceci se révèle beaucoup plus simple.

Pour les loisirs, le problème se pose aussi. Dans le cadre de Pyrros.fr et de la passion que je partage avec vous, de nombreuses questions peuvent se poser. J’ai personnellement tenté de changer certaines de mes habitudes, mais parfois je me heurte à un mur pour réussir à atteindre mes objectifs.

Pourtant, les sorties successives des rapports du GIEC nous invitent à changer rapidement nos habitude. Le réchauffement climatique et la pollution risquent de poser rapidement d’importants soucis à toute la population mondiale. La solastalgie ou écoanxiété se fait plus présente au sein de la population.

Comment les photographes peuvent réduire leur impact sur l'environnement ?
Quel impact la photographie a sur l’environnement et comment les photographes peuvent le réduire ?

La photographie argentique en question

La photographie argentique repose sur des principes chimiques. Ce sont ici les produits utilisés qui se montrent les plus polluants. J’ai le souvenir d’un photographe qui lorsque ses produits n’étaient plus utilisables les versait dans l’évier de son laboratoire.

Certains produits sont pourtant nocifs pour l’environnement et aujourd’hui il ne faut pas reproduire ce genre d’erreur surtout qu’il existe des solutions.

Il faut aussi penser au traitement des papiers et autres pellicules ou surface sensibles.

Comme de nombreux déchets, il est possible de les déposer dans un centre qui accepte les produits chimiques. Il est possible d’y déposer les huiles de vidanges, les pots de peintures, etc. Les produits utilisés lors de développements de photographies argentiques peuvent, eux aussi, y être déposés.

Attention, certaines déchetteries n’acceptent pas ces produits. D’autres disposent d’espaces assez réduits et souvent encombrés. Il faut donc se renseigner avant de se déplacer.

Du côté du matériel photographique par contre, la place est aujourd’hui au recyclage. Ou à la transmission parfois via le biais de vente d’occasion. La production de boitiers argentiques est quasi nulle.

La photographie numérique source de pollution

Le matériel photo source de pollution

Ce n’est pas parce que l’argentique repose sur des principes chimiques que la photographie numérique n’est pas source de pollution.

Ici le matériel photographique est une source de pollution. Pour fonctionner, les boitiers utilisent des métaux rares et des plastiques qui sont sources de pollutions. Du côté des éléments les plus polluants, les piles et autres accus empoisonnent les sols.

Le recyclage dans le domaine de l’électronique est encore balbutiant. Hélas, certains produits terminent dans des pays en développement qui servent de centres de recyclage. Autant dire que l’impact sur la planète se révèle horrible. On ne peut pas écarter l’impact que ces pseudo filières de recyclage ont aussi sur les petites mains qui traitent nos déchets.

Mais surtout, l’utilisation du numérique ne se cantonne pas aux seuls outils de prises de vues.

L’impression des photos source de pollution

Une photo numérique, c’est bien, une photo papier, c’est mieux. On imprime toujours des photos. Pour cela, soit on passe par un laboratoire, souvent en ligne, car plus pratique. Généralement, ils essaient de trier leur déchets. Mais on oublie trop fréquemment l’impact sur l’environnement de la logistique que représente la livraison de colis. Mais que se passe-t-il quand un particulier ou un professionnel effectue lui-même ses tirages ?

Il y a les papiers, les cartouches d’encre ou les rubans thermiques qui représente une quantité de déchets conséquente. De la même manière, les imprimantes pour les particuliers tombent facilement en panne et se montre difficile à réparer.

Il existe quelques filières pour recycler les cartouches d’encre, mais on y pense encore trop rarement. On peut parfois les déposer dans des bacs de récupération à l’entrée de certaines grandes surfaces.

Les batterie et autres piles polluent toujours

Quels photographes utilisent encore des piles aujourd’hui ? Les batteries et autres accus permettent de ne pas produire de déchets suite à un usage unique.

Comme tous les consommables utilisés par les photographes, les batteries et autres accus polluent. Il faut donc penser à les recycler. Il existe des bacs pour les récupérer. On en trouve à l’entrée de toutes les grandes surfaces. On peut aussi les déposer en déchetterie.

Personnellement j’utilise de petits casiers pour ranger mes piles rechargeables. Cela m’évite de les laisser en vrac dans mon sac, cela évite aussi de perdre une pile en ouvrant le sac.

Pour éviter de consommer de l’énergie inutilement, il faut penser à débrancher les chargeurs lorsqu’on ne s’en sert pas.

Le stockage et la diffusion des photos source de pollution

Aujourd’hui les photos se stockent et transitent de plus en plus par le web. Les serveurs web sont une source infinie de pollution, une pollution dont on parle peu. Les experts assistent depuis plusieurs année à une explosion de l’empreinte carbone liée au numérique. La photographie n’est pas seule responsable. Cependant, elle a un impact non négligeable.

Bien sûr, les centres de données, les hébergeurs font attention de réduire leur impact carbone. Ils optimisent au maximum les ressources qu’ils consomment et réalisent des économies d’échelles impossibles à réaliser à la maison. Le site Pyrros.fr est hébergé chez un hébergeur (O2Switch) qui se bat pour l’environnement, mais contrairement à d’autres hébergeurs, il n’en fait pas un argument commercial.

Les réseaux sociaux compressent les photos pour des questions non pas écologiques, mais économiques, cependant cela permet de réduire la taille des centres de données. Chaque photo que l’on partage consomme des ressources, notamment énergétiques.

L’obsolescence gérée règne sur le monde de la photo

Le matériel évolue trop vite

Le matériel évolue, on pourrait penser que c’est une bonne chose de voir le matériel évoluer. Mais il est tentant pour certains d’avoir le dernier matériel. Certains photographes pensent que le matériel dernier cri permet de réussir une photo.

Ainsi, les industriels de la photographie n’hésitent pas à proposer à la vente de nouveaux boitiers à un rythme effrayant. Certains modèles n’ont que très peu de différences entre eux, pourtant les marques n’hésitent pas à les proposer à la vente. Du côté des objectifs et des flashs le renouvellement est moins rapide. Ainsi, dès l’annonce d’un nouveau produit, on voit fleurir de nombreuses annonces pour du matériel rendu obsolète.

Si certains appareils photos et accessoires ont une seconde vie, d’autres prennent la poussière avant de parfois partir à la déchetterie.

Les logiciels évoluent trop rapidement

Du côté des logiciels, on peut faire le même constat. Pour supporter les fichiers de plus en plus lourds, les logiciels se montrent de plus en plus gourmands. On pourrait être tenté de dire que les logiciels se résument à des lignes de codes, une succession de 0 et de 1 ce qui ne polluent pas en dehors de la consommation électrique.

Mais il ne faut pas oublier qu’il faut du matériel informatique pour faire tourner ces logiciels. Et du côté du matériel informatique, on retrouve les mêmes problèmes que pour celui des boitiers. Si les ordinateurs de bureau peuvent être upgradés, c’est-à-dire mis à jour en ajoutant ou changeant une partie des composants. Il arrive un moment où cela ne suffit plus. Du côté des ordinateurs portable, ce n’est pas toujours possible de faire d’upgrade.

Après une série de bugs sur mon PC, j’ai profité d’un formatage pour tester Windows 10 et Lightroom CC 2022. Si je dois reconnaitre que certaines options se montrent très pratiques, le ralentissement dans les étapes de post-traitement de mes fichiers m’a fait revenir en arrière rapidement. J’attendrais de changer de matériel pour faire un grand pas en avant.

Les gros pollueurs de la photographie

Il n’y a pas que le matériel, le stockage et la diffusion qui polluent en photo. L’attitude de certains photographes va nous pousser vers une fin certaine. Quand on voit que certains font un aller-retour express en avion pour faire une unique photo pour alimenter leur feed Instagram, je me dis que l’on marche sur la tête.

Quand je vois que parce qu’une personne a fait une photo séduisante tout le monde veut faire la même alors je prends peur. Certains espaces, certains animaux vont disparaitre juste pour que certains puissent exister au yeux de leurs followers.

En 2022, devons-nous subir les diktats de la mode et des réseaux sociaux ? Devons-nous tous avoir la même photo pour pouvoir exister socialement sur le web ? Je sais bien que derrière les réseaux sociaux il y a des business en place, mais restons à notre place.

Combien de CO2 relâchons-nous pour seulement faire des photos au bout du monde juste pour exister sur les réseaux sociaux ? Seulement pour faire 3-4 images et essayer d’exister aux yeux du monde et dans le meilleur des cas obtenir quelques produits gratuits qui polluent un peu plus.

Nageons à contre-courant et arrêtons de nous lécher le cul à grand renfort de like sans se poser de questions sur les photos qui nous entourent, qui nous noient sous des opérations marketing.

On fait quoi pour moins polluer ?

Et toi tu fais quoi concrètement pour réduire l’impact de ton loisirs et ainsi préserver la planète ?

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