La Lune fascine les photographes depuis toujours. Suspendue dans le ciel nocturne, mystérieuse, changeante, elle attire autant les rêveurs que les techniciens de l’image. Photographier la Lune peut sembler simple au premier abord, tant elle est visible à l’œil nu. Pourtant, capturer ses détails, ses textures et ses nuances nécessite un peu de technique, de préparation et de matériel adapté.
Que vous disposiez d’un appareil photo reflex, hybride, d’un compact ou simplement d’un smartphone, il est tout à fait possible de réussir de belles photos lunaires. Encore faut-il connaître les bons réglages, comprendre comment la lumière interagit avec notre satellite naturel, et choisir le bon moment pour déclencher.
Dans cet article complet, je vous guide pas à pas pour réussir vos clichés lunaires, de la préparation à la retouche, en passant par le choix du matériel, les réglages essentiels, et même la composition d’images créatives. Objectif : vous permettre de photographier la Lune comme un pro, que ce soit pour un souvenir personnel ou pour enrichir votre portfolio.

Pourquoi photographier la pleine Lune fascine autant ?
Photographier la pleine Lune est une expérience presque universelle. Qu’on soit débutant ou photographe aguerri, on se souvient tous de notre première tentative de capturer cet astre qui illumine la nuit. Mais pourquoi cet engouement si fort pour la photographie lunaire ?
La Lune un sujet mystique et universel
La Lune est chargée de symboles. Elle évoque la féminité, le rêve, le cycle du temps, l’éphémère. Dans toutes les cultures, elle occupe une place importante, tantôt associée à la fertilité, tantôt au mystère ou à la mélancolie. En photographie, elle devient un sujet accessible mais chargé d’émotions, que chacun peut interpréter à sa façon.
Contrairement aux étoiles ou aux planètes, la Lune est visible à l’œil nu sans instrument particulier. Elle offre une porte d’entrée naturelle vers l’astrophotographie, et peut devenir un terrain d’expérimentation infini.
La Lune, un sujet changeant, toujours photogénique
La Lune ne montre jamais exactement le même visage. Selon sa phase, son angle par rapport au Soleil et à l’observateur, elle peut apparaître fine et discrète ou massive et brillante.
Pleine, elle éclaire les paysages nocturnes d’une lumière froide, presque magique. En croissant, elle dessine une ligne délicate dans le ciel. Lors d’une éclipse ou d’une super Lune, elle devient spectaculaire. Chaque phase offre un rendu différent à explorer photographiquement.
Un défi technique à relever en photographiant la pleine lune
Beaucoup de photographes débutants sont surpris en découvrant que leur première photo de la pleine Lune n’est qu’une boule blanche surexposée, sans détail. C’est précisément ce défi qui rend la photographie lunaire si addictive : réussir à figer dans le capteur les cratères, les mers lunaires, les ombres qui sculptent sa surface, c’est une victoire qui mêle maîtrise technique et patience.
Photographier la pleine Lune devient alors un apprentissage de la lumière, des réglages manuels, et parfois même de la géolocalisation. Un excellent exercice pour progresser en photo !
Quel matériel pour photographier la pleine Lune ?
Le choix du matériel dépend de vos objectifs et de votre niveau d’exigence. Il est tout à fait possible de photographier la pleine Lune avec un simple smartphone, mais pour obtenir des clichés riches en détails ou intégrer l’astre dans un paysage, certains équipements facilitent grandement les choses.
Photographier la pleine Lune avec un appareil photo reflex ou hybride
Un reflex ou un hybride équipé d’un bon téléobjectif est idéal pour capturer la pleine Lune en gros plan. Plus la focale est longue, plus la Lune apparaîtra grosse dans l’image.
- Objectif recommandé : au minimum un 200 mm. Pour de meilleurs résultats, un 400 mm ou plus (par exemple un 100-400 mm ou un 150-600 mm) est parfait. Un multiplicateur de focale ×1.4 ou ×2 peut aussi vous rapprocher davantage de votre sujet.
- Trépied (voir ici) : même avec une vitesse rapide, le trépied offre une stabilité parfaite et permet une composition soignée. Il est indispensable dès que vous utilisez une longue focale.
- Télécommande ou retardateur (voir ici) : pour éviter tout flou de bougé au déclenchement. La moindre vibration peut rendre votre photo floue.
- Mise au point manuelle : l’autofocus est souvent trompé par la faible lumière ou le contraste du ciel. Passer en mise au point manuelle permet de viser précisément les détails de la Lune.
- Boîtier avec viseur électronique (EVF) : pratique pour visualiser l’exposition et le rendu avant déclenchement.
Astuce : utilisez le mode « Live View » avec zoom numérique sur l’écran arrière pour ajuster la mise au point très précisément.
- PORTATIF : Intuitif et facile à installer, ce trépied de est pratique pour tous les voyages. De plus, sa structure en aluminium le rend léger pour le transport, mais résistant et complet
Photographier la pleine lune avec avec un smartphone
La photographie de la pleine Lune au smartphone a longtemps été frustrante, mais les progrès technologiques récents ont rendu les résultats tout à fait acceptables, surtout avec les modèles haut de gamme.
- Zoom optique puissant : les smartphones équipés d’un zoom optique (×3, ×5 ou plus) sont à privilégier. Le zoom numérique dégrade fortement la qualité.
- Objectifs additionnels : des lentilles externes (comme les modèles de la marque Apexel, Moment ou ShiftCam) permettent d’augmenter la focale et de mieux cadrer la Lune.
- Support fixe : un mini-trépied ou un support de type GorillaPod évite les flous de bougé.
- Applications de prise de vue manuelle : certaines apps comme Halide (iOS), ProCamera (iOS), Camera FV-5 (Android) ou Lightroom Mobile offrent un contrôle total sur l’exposition, la sensibilité ISO et la mise au point.
- Mode nuit ou astrophotographie : certains smartphones (Google Pixel, Samsung Galaxy, iPhone) disposent de modes spécialisés qui permettent de capturer plus de détails.
À noter : même avec un bon smartphone, il est difficile d’obtenir des images de la pleine Lune très détaillées comme avec un appareil équipé d’un long téléobjectif. En revanche, il est possible de composer des photos créatives en intégrant la Lune dans un paysage, un portrait ou une scène de nuit.

Photographier la pleine Lune avec un smartphone : est-ce possible ?
Photographier la Lune avec un téléphone peut sembler un défi insurmontable. Pourtant, les progrès technologiques réalisés ces dernières années dans le domaine des smartphones ont permis à ces petits appareils de proposer des résultats étonnants, à condition de bien connaître leurs limites et d’optimiser les réglages disponibles.
Les limites techniques des capteurs mobiles pour photographier la pleine Lune
Le capteur d’un smartphone, bien que performant pour de nombreuses situations du quotidien, reste limité par sa taille. Il capte donc moins de lumière qu’un capteur de reflex ou d’hybride, ce qui peut poser problème lorsque l’on cherche à capturer un sujet aussi lumineux et éloigné que la Lune. Résultat : une photo floue, trop exposée, ou un simple point blanc sur fond noir.
L’optique est également un facteur limitant. Le zoom numérique, souvent utilisé à défaut de zoom optique de qualité, dégrade considérablement l’image. Il vaut donc mieux éviter de zoomer, ou alors utiliser un accessoire comme un téléobjectif clip-on, même si cela ne remplace pas un vrai téléobjectif photographique.
Quelques astuces pour améliorer les photos lunaires avec un smartphone
Malgré ces contraintes, il est possible d’obtenir des résultats intéressants, en particulier lors d’une pleine lune ou lorsque la Lune est basse sur l’horizon. Voici quelques conseils à suivre :
- Stabiliser l’appareil : utiliser un trépied pour smartphone ou poser le téléphone sur une surface stable afin d’éviter le flou de bougé.
- Désactiver le flash : inutile, voire contre-productif dans ce contexte.
- Passer en mode pro ou manuel : si disponible, ce mode permet de contrôler la sensibilité ISO, la vitesse d’obturation, et parfois même la mise au point.
- Baisser les ISO : pour limiter le bruit numérique, rester aux alentours de 100 ISO.
- Régler la mise au point sur l’infini : pour une netteté maximale de l’astre.
- Sous-exposer légèrement : la Lune est plus lumineuse qu’on ne le croit. Une légère sous-exposition permet d’éviter une image « cramée » sans détails.
Enfin, certaines applications photo tierces comme Halide (iOS), ProCam X (Android) ou Camera FV-5 permettent d’accéder à des réglages plus fins que l’application photo native.
Bonus : les smartphones à privilégier pour ce type de cliché
Les téléphones haut de gamme comme les Samsung Galaxy S Ultra, Google Pixel Pro ou iPhone Pro Max sont souvent les mieux armés pour la photo nocturne. Leurs algorithmes de traitement d’image permettent de mieux gérer le contraste, les hautes lumières et les faibles conditions d’éclairage.
Même si on reste loin de la qualité d’un reflex ou d’un hybride avec un téléobjectif, ces modèles permettent d’immortaliser une pleine lune ou une super lune dans un ciel clair avec des résultats parfois étonnamment bons.
Quel appareil photo pour photographier la pleine Lune ?
Pour obtenir des clichés vraiment spectaculaires de notre satellite naturel, rien ne vaut un appareil photo dédié. Le choix du boîtier et de l’optique est essentiel pour révéler les détails de la surface lunaire, jouer avec l’environnement ou composer des images artistiques.
Reflex, hybride ou bridge : quel type de boîtier choisir ?
- Les reflex offrent une grande souplesse d’utilisation, des capteurs de qualité et un large choix d’objectifs. Ils restent une excellente option pour la photo lunaire, surtout si l’on possède déjà un téléobjectif performant.
- Les hybrides (ou mirrorless) sont plus compacts tout en conservant des capteurs performants. Leur viseur électronique permet de mieux prévisualiser l’exposition, ce qui peut être un avantage la nuit.
- Les bridges peuvent suffire pour débuter, surtout s’ils sont équipés d’un zoom puissant. Attention cependant à la montée du bruit dans les hautes sensibilités et à la qualité optique souvent inférieure.
Quel objectif utiliser pour photographier la Lune ?
C’est ici que tout se joue. La pleine Lune étant un petit objet très éloigné, un téléobjectif est indispensable. Voici quelques recommandations :
| Type d’objectif | Focale recommandée | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Téléobjectif | 200 à 300 mm | Permet de voir la Lune, avec détails |
| Super téléobjectif | 400 mm et plus | Détails fins, pleine Lune bien cadrée |
| Objectif standard | 50 mm | Lune très petite, intégrée au paysage |
| Zoom tout-en-un | 18-300 mm | Polyvalent, mais compromis sur la qualité |
Plus la focale est longue, plus la Lune apparaîtra grosse dans le cadre. Il est aussi possible d’utiliser un doubleur de focale pour doubler virtuellement la focale d’un objectif compatible, au prix d’une légère perte de luminosité.
Le cas particulier des télescopes et longues-vues
Certains photographes passionnés d’astronomie utilisent des télescopes ou des longues-vues équipés d’adaptateurs pour y fixer leur appareil photo. Cette pratique, appelée digiscopie ou astrophotographie au foyer, permet d’obtenir des clichés d’une précision remarquable, souvent réservés à des amateurs très éclairés.

Quels réglages utiliser pour photographier la lune avec un reflex ou un hybride ?
Photographier la pleine lune peut sembler simple, car elle est très lumineuse. Pourtant, les débutants commettent souvent l’erreur de traiter ce sujet comme une scène de nuit classique, en augmentant excessivement les ISO ou en allongeant le temps de pose. Résultat : une lune surexposée, sans détails, simplement blanche. Pour éviter cela, il faut comprendre que la lune est un objet éclairé directement par le soleil, et qu’elle est donc bien plus lumineuse que le ciel nocturne qui l’entoure.
Les réglages de base conseillés pour photographier la pleine Lune
Voici une configuration de base qui fonctionne dans la majorité des cas :
| Réglage | Valeur recommandée | Explication |
|---|---|---|
| Mode | Manuel (M) | Pour garder le contrôle total de l’exposition. |
| Ouverture | f/8 à f/11 | Pour avoir une bonne netteté et profondeur de champ. |
| Vitesse | 1/250 à 1/600 s | Pour éviter le flou dû au mouvement lunaire. |
| ISO | 200 à 600 | Pour conserver une image propre, sans bruit. |
| Balance des blancs | Lumière du jour (Daylight) ou personnalisée | Pour conserver les teintes naturelles. |
On parle souvent de la « loi f/11 », une règle empirique qui conseille de régler l’ouverture sur f/11, la vitesse sur 1/ISO, et les ISO sur 200 et jusqu’à 1000 suivant les besoins. Cela donne par exemple : f/11, 1/400 s, ISO 400.
Mise au point : manuelle et précise pour photographier la Lune
La mise au point automatique a parfois du mal à accrocher la lune, surtout si elle est entourée de nuages. Il est souvent préférable de passer en mise au point manuelle et de s’aider du zoom numérique en mode live view pour affiner la netteté. On cherche à faire apparaître nettement les cratères et les détails de la surface.
Stabilisation et téléobjectif pour photographier la Lune
Si vous utilisez une longue focale (300 mm ou plus), il est fortement recommandé de travailler avec un trépied solide et de désactiver la stabilisation optique une fois l’appareil fixé. Utilisez également un déclencheur à distance ou le retardateur 2 secondes pour éviter tout mouvement parasite au moment du déclenchement.
Faut-il retoucher ses photos de la pleine lune ?
Oui, comme pour la majorité des photos en astrophotographie, la retouche photo est une étape essentielle pour révéler les détails subtils de la pleine lune. Les images brutes peuvent paraître ternes, manquant de contraste ou de netteté. Une bonne post-production permet de valoriser la texture lunaire, de renforcer le relief des cratères, et de corriger certaines dominantes de couleurs.
Lightroom est proposé seul avec 1 To de stockage dans le cloud d’Abode. Mais on trouve aussi Lightroom dans un pack avec Photoshop et 20 Go de stockage cloud.
Il est possible d’augmenter la capacité du stockage moyennant finance.
Les ajustements de base à envisager lors de la retouche d’une photo de lune
Voici les réglages les plus utiles dans un logiciel comme Lightroom, Photoshop, ou Darktable :
- Clarté / texture / contraste : pour renforcer les détails de la surface.
- Niveaux ou courbes : pour ajuster les tons moyens et améliorer la dynamique de l’image.
- Réduction du bruit : uniquement si vous avez dû monter les ISO.
- Correction de la balance des blancs : si la lune paraît trop bleue ou jaune.
- Accentuation (sharpening) : avec modération pour améliorer la perception des détails.
Traitement local : aller plus loin
Certains photographes avancés appliquent un traitement localisé : par exemple, ils n’ajustent que la lune sans toucher au ciel. Cela évite de faire ressortir un ciel bruité ou granuleux. D’autres combinent plusieurs prises de vues avec différentes expositions pour créer une image HDR, ce qui permet de bien exposer à la fois la lune et son environnement (ex. : nuages, paysage).
Recadrer ou pas ?
La lune, même à 300 mm, occupe une portion relativement réduite du cadre. Il est donc courant de recadrer légèrement pour recentrer ou donner plus de place autour d’elle. Attention cependant à ne pas trop recadrer, sous peine de perdre en qualité d’image, surtout si vous utilisez un capteur avec peu de mégapixels.
À quelle période de l’année photographier la lune ?
La lune est visible tout au long de l’année, mais certaines périodes offrent des conditions particulièrement intéressantes pour les photographes. Il ne s’agit pas seulement de viser la pleine lune, mais de savoir quand et comment elle se lève ou se couche, et à quelle hauteur elle se trouve dans le ciel.
Les pleines lunes : un moment classique mais exigeant
La pleine lune est souvent le moment privilégié pour capturer notre satellite dans toute sa rondeur. Elle survient environ tous les 29,5 jours. Toutefois, paradoxalement, ce n’est pas toujours le meilleur moment pour la photographier, du moins si vous voulez obtenir du relief. Lorsqu’elle est pleine, la lumière solaire éclaire sa surface de face, ce qui a tendance à écraser les ombres et donc les détails des cratères.
Astuce : pour mieux faire ressortir les reliefs, privilégiez le premier ou le dernier quartier, lorsque la lumière arrive de biais et que les ombres sont plus marquées.
Les superlunes : une opportunité à ne pas manquer
Les superlunes se produisent lorsque la pleine lune coïncide avec son périgée, le point où elle est la plus proche de la Terre. Elle apparaît alors jusqu’à 14 % plus grande et 30 % plus lumineuse que d’habitude. Ces événements sont très prisés des photographes, car la lune est alors particulièrement impressionnante à l’œil nu comme à l’image.
Les superlunes sont annoncées à l’avance dans les calendriers astronomiques. Il est conseillé de préparer son spot à l’avance, car ces événements attirent de nombreux curieux et photographes.
Lever et coucher de lune : un moment magique
Le lever ou le coucher de lune sont des moments particulièrement photogéniques. On peut alors la photographier au ras de l’horizon, avec des couleurs chaudes dues à l’atmosphère terrestre. C’est aussi à ce moment qu’elle paraît la plus grande (effet d’illusion d’optique). En outre, elle peut être intégrée plus facilement dans un paysage urbain ou naturel.
Pour repérer précisément l’heure du lever ou du coucher de lune à un endroit donné, des applications comme PhotoPills, The Photographer’s Ephemeris, ou PlanIt! sont indispensables.
Les éclipses de lune aussi nommée Lune de sang
Enfin, les éclipses lunaires sont des événements exceptionnels à capturer. Elles se produisent lorsque la Terre s’interpose entre le Soleil et la Lune, projetant son ombre sur cette dernière. La lune prend alors une teinte rouge – on parle de « lune de sang ». Ces phénomènes sont rares et nécessitent une bonne préparation, mais les images peuvent être spectaculaires.

Composer sa photo de la lune : intégrer un paysage ou un monument
Une photo de la lune seule, même parfaitement nette, peut rapidement devenir banale. Pour créer des images plus marquantes, beaucoup de photographes choisissent de composer leur image en intégrant un élément terrestre : un arbre, un monument, une silhouette humaine… Cette approche donne du sens à l’image, une échelle, une ambiance.
Travailler la composition
Voici quelques conseils pour réussir vos compositions avec la lune :
- Cherchez un point de vue dégagé : surtout si vous visez la lune près de l’horizon.
- Positionnez-vous à distance de votre sujet au sol (bâtiment, arbre, personnage) pour le voir à travers une longue focale, et ainsi écraser les perspectives.
- Utilisez une application de repérage (PhotoPills, PlanIt!) pour anticiper l’alignement entre la lune et votre sujet.
- Préférez les focales longues (300 mm et plus) pour faire paraître la lune plus grande dans le cadre.
- Placez la lune dans une zone forte de votre image (règle des tiers, diagonales) pour équilibrer la composition.
Exemples de scènes à fort impact
- La lune qui se lève derrière une cathédrale ou un château.
- Un randonneur en silhouette sur une crête, avec la lune en fond.
- La lune prise au travers d’une arche, d’un tronc d’arbre ou d’un clocher.
- Une reflet de lune dans un lac ou une flaque.
L’important est de raconter une histoire. La lune devient alors un élément du décor, un acteur secondaire mais symbolique de la scène.
Faire des montages ou des composites ?
Il est courant de voir circuler des photos où la lune paraît gigantesque derrière un paysage — souvent des composites, c’est-à-dire des montages de deux images prises avec des focales différentes. Si cette technique est assumée, elle n’est pas problématique, mais il est préférable de l’indiquer clairement.
D’un point de vue éthique, surtout si vous publiez vos photos dans un cadre journalistique ou documentaire, il est essentiel de distinguer les prises de vue authentiques des montages.
Quand la pleine lune sera-t-elle visible ?
| Année | Date | Heure | Nom Traditionnel | |
| 2025 | 13 janvier | 23h26 | Lune du Loup | |
| 12 février | 14h53 | Lune des Neiges | ||
| 14 mars | 07h54 | Lune des Vers | éclipse de lune | |
| 13 avril | 02h22 | Lune Rose | ||
| 12 mai | 18h55 | Lune des Fleurs | ||
| 11 juin | 09h43 | Lune des Fraises | ||
| 10 juillet | 22h36 | Lune du Tonnerre | ||
| 9 août | 09h55 | Lune des Esturgeons | ||
| 7 septembre | 20h08 | Lune des Moissons | éclipse de lune | |
| 7 octobre | 05h47 | Lune du Chasseur | ||
| 5 novembre | 14h19 | Lune du Castor | Super Lune | |
| 5 décembre | 00h14 | Lune Froide | Super Lune | |
| 2026 | 3 janvier | 11h04 | Lune du Loup | Super Lune |
| 1 février | 23h10 | Lune des Neiges | ||
| 3 mars | 12h39 | Lune des Vers | éclipse de lune (non visible en France) | |
| 2 avril | 04h13 | Lune Rose | ||
| 1 mai | 19h24 | Lune des Fleurs | ||
| 31 mai | 10h46 | Lune des Fraises | Lune Bleue mensuelle | |
| 30 juin | 01h58 | Lune du Tonnerre | ||
| 29 juillet | 16h37 | Lune du Cerf | ||
| 28 août | 06h19 | Lune des Esturgeons | éclipse de lune (partielle) | |
| 26 septembre | 18h50 | Lune des Moissons | ||
| 26 octobre | 05h13 | Lune du Chasseur | ||
| 24 novembre | 15h55 | Lune du Castor | Super Lune | |
| 24 décembre | 02h29 | Lune Froide | Super Lune | |
| 2027 | 22 janvier | 16h17 | Lune du Loup | Super Lune |
| 21 février | 06h11 | Lune des Neiges | éclipse de lune (pénombrale) | |
| 22 mars | 19h40 | Lune des Vers | ||
| 20 avril | 08h26 | Lune Rose | ||
| 20 mai | 00h01 | Lune des Fleurs | Lune Bleue saisonnière | |
| 18 juin | 14h30 | Lune des Fraises | ||
| 17 juillet | 04h54 | Lune du Cerf | éclipse de lune partielle (non visible en France) | |
| 15 août | 17h17 | Lune des Esturgeons | ||
| 14 septembre | 06h59 | Lune des Moissons | ||
| 13 octobre | 18h49 | Lune du Chasseur | ||
| 12 novembre | 07h39 | Lune du Castor | ||
| 11 décembre | 20h23 | Lune Froide |


















a mon sens, le point principal qui m’a fait passe de photo ratées a photos réussie de la pleine lune, c’est surtout la mesure d’exposition spot. tu fais sans ?
@ary
Effectivement si on ne connait pas un réglage de référence on peut se faire avoir, mais je dois avouer que j’utilise de moins en moins la mesure d’expo dans des situations que je connais.
Il existe par exemple « sunny rule » qui dit que lorsque l’on a le soleil dans le dos il faut appliquer un réglage du type 100iso 1/125eme f16. Quand tu connais ce réglage de base il suffit alors de le décliner pour qu’il corresponde aux besoins de la photo. De même pour certains endroits (place du Capitole de nuit, petit palais des sports en journée et en soirée) je sais quels réglages je dois utiliser.
Pour la pleine lune il y a un réglage type, F8 100iso 1/100, il suffit alors de le décliner.
La pleine lune est vraiment un moment splendide à immortaliser avec une belle prise de photo qui n’est pas une chose très facile. Je pense qu’on doit opter pour un trépied qui est nécessaire quand on utilise des longues focales, pour garder une vitesse proportionnelle à la focale utilisée.
Merci pour l’article 🙂
@Monique
Le trépied n’est pas indispensable avec les longues focales, pour photographier la pleine lune il reste optionnel si le boitier que l’on utilise permet de monter en iso sans perte de qualité
Bonjour,
je cherche à photographier la lune avec une télescope (amateur) Pensez-vous que cela soit possible ?
@laure sole
C’est parfaitement possible, il faut prévoir les bagues qui permettront de fixer le boitier sur le télescope
Bonjour
J´ai comme objectif un 18-55 avec un boîtier canon 1200D. J’ai fait une photo de la pleine lune avec un reflet de sa lumière sur la mer. Réglages 30″ f11. Ça m’a fait une photo comme en plein jour et comme si j’avais pris le soleil.
Meegolo
@Meegolo
Quelle est l’intention de la photo ? Quel est le sujet principal ?
Si c’est la lune ça va être difficile. Pour photographier la lune il faut une focale longue, 200mm est un minimum, plus c’est mieux.
Ensuite il faut parler de l’exposition. Si le sujet est la lune il faut trouver les réglages qui permettent de bien voir la lune. 30″ même à f11 c’est bien trop long. Cela va illuminer le paysage mais cela va laisser le temps à la lune de se déplacer. Pire le rendu de la lune sera cramé et on ne verra qu’un halo lumineux très puissant lié à une forte surexposition.
A moins d’utiliser une monture motorisée pour suivre la lune ce temps de pose est incompatible.
Je donne dans l’article ci dessus des réglages permettant de photographier la lune. Il faut juste les adapter à la situation et au rendu souhaité.
Certains photographes aiment faire des photos de paysages quand la pleine lune illumine la terre on parle de Paysage FullMoon. La lumière est alors différente par rapport à l’éclairage du soleil.
Merci Loïc de tes précisions.
Face à mon logement de vacance j’ai la mer avec le soir la lune qui laisse un boulevard de lumière sur la mer. Et c’est ça que j’aimerai photographier le plus correctement possible.
@Meegolo
je vois l’esprit de la photo malheureusement pour avoir une « belle » lune et son reflet sur l’eau il faut faire des compromis au niveau des réglages ou faire un assemblage avec 2 photos exposées différemment.
Bonjour Merci pour cet article très clair et simple….c’est quoi, faire la mise au point sur l’infini ? ca sert à quoi ? Faut le faire pour prendre la lune ? Merci de votre retour Karine
@karine
La mise au point sur l’infini se traduit sur les optiques par le symbole infini ∞ sur le matériel Nikon ou le L couché sur le matériel Canon. La mise au point se fait sur un sujet. La zone de netteté dépend de la distance entre le sujet et le boitier, de la focale et de l’ouverture du diaphragme.
Faire la mise au point sur l’infini revient à choisir une distance sujet-boitier photo suffisamment grande pour qu’à une focale et une ouverture données la profondeur de champ soit infini.
La lune se trouvant à une distance d’environ 384’400km la distance est suffisamment importante avec les optiques courante pour n’avoir à faire la mise au point à l’infini.
Dans la pratique un boitier est capable de faire la mise au point sur la lune sans aucune difficulté.
Merci pour l’article ! J’aurai une question !
Je voudrais me mettre à la photo animalière, sportive et aussi pour la lune. Je voudrais donc trouver idéalement un seul objectif pour tout ça ! Je possède un hybride olympus donc capteur micro 4/3 et j’ai trouvé des objectifs tel que :
1. Olympus 75-300mm f.4.8-6.7 (équivalent 150-600mm FF)
2. Panasonic 100-300mm f.4-5.6 (equivalent 200-600mm FF)
3. Olympus 45-150mm f.4-5.6 (equivalent 90-300mm FF)
Est ce que le numéro 3 suffirait pour les photos ou la focale serait trop courte pour la lune ? Ou dois-je plutôt préféré le 1 ou 2 sachant que le 2 à un ouverture plus grande donc un avantage !
Merci de vos réponses !
@Alexandre
L’objectif parfait n’existe pas, c’est pour un amateur une affaire de compromis pour le professionnel une affaire de choix quand des 2 cotés les finances ne bloquent pas tout.
Pour la lune et pour l’animalier une focale longue est à privilégier donc je recommanderai le second mais pour du sport il risque d’être un peu long. Ça sera particulièrement vrai pour les sports en salle (basket handball etc) Dans ce cas le troisième aurait ma préférence…
En sport et en animalier l’ouverture à un rôle important… Ce qui élimine le premier par rapport aux deux suivants 😉
Bonjour ! J’ai trouvé vos conseils très utiles. Cependant, j’ai plus de mal à la pleine lune car beaucoup plus brillante. J’obtiens moins de détails sur la lune ! (Sony a300, objectif f 5.6. 70-200)
Alors voici mes questions :
1) Dois je régler ma mise au point sur Manuel ? Sinon c’est le réglage pré clic.
2) en réglage 200mm je rajoute le x 2. Est ce une bonne idée ou il vaut mieux le laisser sur 200mm ?
3) En RAW je ne peux pas doubler x 2 donc je choisis JPEG. Qu’est-ce qui est mieux, le RAW je présume pour le piqué ?
4) J’obtiens toujours plus cratères lorsqu’elle n’est pas pleine surtout sur les bords. Comment faire pour en avoir lorsqu’elle est pleine ?
Merci infiniment pour vos précieux conseils !
Sylvia
@Sylvia92
1 : La mise au point peu se faire de manière automatique. Toutefois si l’autofocus patine il faut faire la mise au point manuellement. En plaçant le collimateur de mise au point sur la lune il ne devrait pas y avoir de problème.
2 : l’utilisation du 400mm sera bien meilleure que l’utilisation d’un 200mm. Toutefois il faut faire attention à la perte de netteté que peut engendrer un doubleur. Je ne connais pas suffisamment ce matériel pour dire si il faut ou pas l’utiliser.
3 : Lorsque la mise au point est bien faite, le RAW n’influe pas sur le piqué. Il permet de post-traiter la photoavec plus de possibilité que pour un jpg et donc d’ajuster plus facilement les micro-contrastes. C’est l’objectif qui est responsable du piqué.
4 : Il est normal de mieux voir les reliefs sur la lune lorsqu’elle n’est pas pleine. En effet lors de la pleine lune la lumière écrase les ombres; dans ce cas la lumière arrive de face. Lorsque la lune est partielle la lumière arrive sur le coté de la lune les reliefs créent des ombres et les rend plus visibles. Il est possible de jouer avec les contrastes en post-traitement pour retrouver une peu de relief. Mais il sera impossible de voir les reliefs se dessiner comme lorsque l’on observe le terminateur (la limite entre la zone éclairé et la zone plongée dans l’ombre).
Il se produit le même phénomène lors de la réalisation d’un portrait, c’est pour cela que l’on déporte la source de lumière par rapport à l’axe optique. Cela permet de donner du relief au visage photographié.
Bel article j’ai une question pour prendre la lune mais pas en gros plan mais dans un paysage dans que cela fasse un gros rond blanc !? Une solution miracle ou on triche en faisant deux photos une pour la’lune mais paysage noir et une pour le paysage donc l’une cramée ? Et après merci les logiciels et on mélange le’meilleur des deux photos ?
@brigitte
Malheureusement pour avoir un paysage nocturne correctement exposé et la pleine lune sur la même image il faut ruser. La lune est dans ce cas trop lumineuse. Il est possible d’utiliser un logiciel de retouches pour faire un assemblage, mais il est aussi possible d’utiliser une filtre gris dégradé pour atténuer la luminosité de la lune.
Il existe une derniere solution celle de faire la photo en fin de journée quand la lune se lève. La luminosité est parfois suffisante pour équilibrer l’exposition du paysage et de la pleine lune.
Si seulement j’avais pu lire ce papier avant hier soir cela m’aurait évité de me lever pour voir cette « fameuse » super lune rose. Quelle arnaque et surtout quelle désinformation.
Par contre désormais je dois savoir prendre la pleine lune en photo.
@CamilleWonder
Il y a une grosse vague de désinformation venant de plusieurs médias. Les journalistes ont du, eux aussi, recevoir une mauvaise information et surtout n’ont pas pris le temps de la vérifier.
Merci pour ce tutoriel. J’ai acheté un canon 2000D et je voulais faire des photos de la Super Lune mais j’arrivais pas à trouver de bons réglages. Il faut dire que je débute. En cherchant je suis tombé sur votre tutoriel qui explique parfaitement comment faire.
Je regarde actuellement mes photos et je ne suis pas mécontent. Je suis même impatient de pouvoir recommencer à photographier la pleine lune.