Les 13 erreurs que font tous les débutants et leur solution(s)

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Quand on débute en photographie il n’est pas rare de faire des erreurs. On dit souvent que l’on apprend de ses erreurs mais certaines sont tellement rageantes qu’elles peuvent compromettre la volonté du photographe.

Même avec de l’expérience on fait des erreurs mais certaines peuvent être cachées ou rattrapées.

Les X erreurs de débutants
Les X erreurs de photographes débutants

Griller les étapes et oublier qu’on est débutant

Vous venez d’avoir votre boitier et vous voila déjà parti pour tout photographier. Cette réaction semble normal. Mais vous êtes vous préparé pour cette première séance de prise de vue ?

Certains n’ont peur de rien et l’appareil tout juste déballé tente de photographier des sujet particulièrement difficile. Si vouloir faire ce genre de photo vous branche il faut prendre le temps, le temps d’apprendre.

La photographie ce n’est pas juste appuyer sur un bouton

Ne pas lire le manuel

C’est la première fois que vous utilisez un appareil photo et le manuel particulièrement épais vous semble superflu ? Pourtant il contient de nombreuses explications quant au fonctionnement du matériel que vous avez entre les mains.

Une première lecture rapide peut être suffisante pour une prise en main mais ensuite il ne faudra pas oublier de revenir vers le manuel du materiel. Sinon vous risquez de stagner longtemps et de freiner vos possibilité créatives.

Ne pas paramétrer le boitier

Un boitier ça se prépare avant une première sortie. Pour cela suivant les boitier il faut faire quelques manipulations et comme ces manipulations ne seront pas réalisées plus tard autant les faire une bonne fois pour toutes.

Il faut par exemple bloquer le déclenchement sans carte mémoire. Je me demande pourquoi il est possible de déclencher sans carte mémoire. En empêchant de déclencher sans carte vous évitez de revenir en fin de journée et de voir que toutes les photos réalisées n’ont pas été enregistrées.

Il est possible sur certains boitier d’ajouter le nom du photographe. Parfois même son numéro de téléphone. Si ces données sont enregistrées sur les photos cela permet aussi de retrouver une éventuel propriétaire en cas de perte ou de vol du materiel.

Oublier la carte mémoire ou la batterie

Cela arrive à tout le monde et le meilleurs moyen pour que cela ne soit pas un problème c’est d’avoir une carte mémoire et une batterie en plus dans le sac. Il faut aussi prendre l’habitude de stocker les cartes et les batteries dans le sac et pas ailleurs. Cela évite les oublies qui peuvent pourrir certaines journée que l’on souhaitait consacrer à prendre des photos.

Ne pas faire de photo

Le matériel est neuf chaque photo va faire vieillir votre matériel. Donc vous réfléchissez trop avant d’appuyer sur le déclencheur. Parfois vous laissez le matériel à la maison en pensant que ça ne vaut pas le coup. Une fois sur place vous regrettez amèrement.

Pour éviter cette situation il faut que votre matériel devienne un prolongement de votre corps. Vous devez être en mesure de tout prendre en photo quand le sujet et la lumière se présentent. Certaines situation ne vont se présenter qu’une fois.

Faire trop de photos

A l’opposer il arrive que l’on fasse trop de photos. Il faut parfois prendre le temps de se demander ce que l’on montre. Quel message on veut transmettre.

Parfois on garde le doigt appuyer trop longtemps et on déclenche de grosses rafales inutiles.

Ne pas trier les photos

Cela va de paire avec le point ci dessus. Ne pas trier ses photos vous conduit directement vers une grosse galère lorsqu’il faudra le faire. Mais surtout ne pas faire le tri vous prive d’un exercice qui vous permet de progresser.

En regardant les photos avec un regard critique on voit les défauts de nos photos. Cela nous donne la possibilité d’ajuster notre manière de faire des photos même si le thème a changé, même si les conditions de prises de vue diffèrent.

Ne pas sauvegarder les photos

Un jour on se lève et le disque dur sur lequel se trouvent les photos ne fonctionne pas. Il arrive aussi que dans le feu de l’action on formate une carte mémoire sur laquelle il y avait les dernière photos réalisées.

A ce moment c’est toute une période qui risque de disparaitre. Si il existe des prestataires capables de retrouver des données ceux ci coutent chers et ne sont bien souvent pas accessibles à des amateurs.

Cette étape de sauvegarde se révèle souvent chronophage mais pouvant être automatisée permet d’éviter les douleur de perdre des photos.

Ne pas partager les photos

Partager les photos permet de confronter son regard avec d’autres personnes. Leurs retours permet de progresser, d’évoluer. Toutefois il faut partager les photos avec les bonnes personnes. Des photographes auront un regard plus critique sur une photo que l’entourage.

Les réseaux sociaux permettent d’avoir des likes mais ceux ci n’ont qu’une utilité limitée. De vrais commentaires seront plus utiles.

A vous de voir si vous souhaitez avancer ou gonfler votre égo.

Arrêter d’apprendre

Il arrive chez tout le monde et dans tous les domaines des périodes au cours des quelles on arrête d’apprendre. On pense tout savoir et on oublie de se remettre en question.

Pourtant en photographie on découvre chaque jour de nouvelles techniques. Pour les découvrir il faut sortir de sa zone de confort. Il faut changer d’angle ou de sujet. Parfois il faut participer à des formations ou à des échanges entre photographes

Ne pas travailler son regard

L’outil essentiel de tout les photographes c’est le regard. Parfois on parle de l’œil du photographe. Celui ci s’exerce tous les jours dans de toutes les situations du quotidien mais pas seulement.

Pour exercer son regard, une solution existe. elle consiste a étudier les arts graphiques comme la peinture ou la photographie. Cela demande de se procurer des ressources, parfois d’aller dans des expositions.

Des rencontre avec les auteurs permettent aussi de renforcer son regard en verbalisant des idées et des concepts.

Vouloir reproduire les photos des autres

Chaque photographie est unique, elles sont le fruits du regard d’un autre photographe. Vouloir reproduire une photographie n’est plus de la photographie mais de la reproduction, du plagiat. Il est préférable et bien plus valorisant de réaliser ses propres photos.

Chaque photographe est différent, chaque photographie sera différente.

Vouloir photographier la coupe du monde ou un mariage

En photographie comme partout il faut avancer par étape et certains domaines doivent être réservés à des experts. Au lieu de vouloir photographier la Coupe du Monde de Foot pourquoi ne pas commencer par faire des photos du club local ?

Avant de photographier un mariage pourquoi ne pas s’essayer à la photo de famille lors d’une fête avec un enjeu moindre ?

Comme un musicien le photographe doit faire ses gammes et prendre le temps d’apprendre. Ce n’est pas parce qu’une situation se présente qu’il faut s’y casser les dents.

Certaines séances photos ont un enjeu tellement important pour les personnes photographiées qu’il peut être dangereux pour le photographe se s’essayer à ce genre d’exercice.

10 ans pour devenir photographe

Un jour un photographe m’a expliqué qu’il fallait compter une dizaine d’années pour devenir photographe. Au cours de ces 10 années un photographes va se confronter à diverses situations, il va devoir se battre et apprivoiser différentes lumières. Ne l’oublions pas, la base de la photographie reste la lumière.

4 COMMENTAIRES

  1. Bien resume. J’aurai ajoute acheter trop de materiel, du materiel de trop haut niveau, du materiel inutile ou simplement du materiel pas adapte a la decouverte de la photo.

  2. Bonjour Loïc,

    Très heureux de lire ce nouvel article plein de bon sens où je rejoins aussi Ary sur le matériel de trop haut niveau. Depuis deux ans, j’ai simplifié mon matériel : un 1,8/17 mm et un 1,8/46 mm. Je voyage pas mal et c’est pour moi une configuration légère et pratique. Pourquoi ce choix ? Dans les années 70, je rêvais d’un Leica CL qui avait un 35 et un 90 interchangeable mais je n’avais pas les moyens de me l’offrir. J’avais lu sur un photo-revue de l’époque un reportage en Inde fait avec cette configuration et cela m’avait inspiré. Le temps où je partais avec deux boitiers 24×36 et plusieurs objectifs est loin.

    En ce qui concerne les notices, malheureusement elle ne sont plus sur papier mais en Pdf et c’est vraiment un handicap. Alors, j’ai téléchargé celle de mon Olympus Pen sur mon Smartphone et j’ai imprimé sur deux feuilles le sommaire pour mieux retrouver ce que je pourrai chercher. Quand j’ai commencé la photo en 1970 (Hé oui, je suis un petit vieux), les notices faisaient dix pages et en général, on ne se promenait pas avec. C’était avant …

    L’oublie de la batterie !! j’ai fais mieux puisque j’ai oublié le chargeur de mon appareil avant de partir en Ecosse (Alzeimer me guette). Du coup, j’ai terminé avec le Smartphone (beurk).

    Faire trop de photos !!! Ah oui et c’est principalement du au numérique. J’ai fais de l’argentique jusqu’au début des années 2000 ce qui m’obligeait à réfléchir un peu plus avant de faire une photo. Avant de partir, je faisais mon stock de pellicules en fonction de ce que je voulais prendre et quand en voyage, j’atteignais les 500 photos, le budget tirage était déjà élevé.

    Je pense que tout métier s’apprend durant toute une vie. La photographie a cela de particulier c’est que l’on a possibilité de composer ou recomposer à volonté. J’ai toujours assimilé cela à la peinture. On voit bien que les peintres ont évolué à différentes reprises dans leur art.

    En tous cas, longue vie à Pyros.

    • @Jipem
      Le PDF peut avoir un avantage… Il peut se glisser dans le smartphone 😉
      Aujourd’hui il y a tant de photographes autour de nous que l’on peut parfois trouver des personnes qui ont le bon chargeur pas trop loin du lieu de nos vacances. Mais c’est quand même mieux de pouvoir rester autonome

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