20 ans de l’explosion de l’usine AZF

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Aujourd’hui Toulouse se souvient du plus important accident industriel que la Ville Rose ait pu connaitre. À 10 h 17 le 21 septembre 2001 explosait l’usine AZF. De nombreux bâtiments ont subi l’effet de l’explosion. Mais on déplore surtout la mort de 31 personnes et 2500 personnes blessées.

À l’époque les toulousains connaissent la silhouette de la tour qui domine l’usine de 62 hectares. L’emblématique tour rouge et blanche de 100 mètres de hauteur sur laquelle on peut voir 3 lettres : A.Z.F. Depuis la rocade les automobilistes, depuis Pech-David les promeneurs pouvaient voir les hangars du pole chimique.

L’usine AZF, fleuron industriel, produisait au moment de l’explosion des engrais azoté et des explosifs pour les industries. Aujourd’hui encore, 20 ans plus tard tous les Toulousains se souviennent de ce qu’ils faisaient ce vendredi matin du 21 septembre 2001.

Usine AZF, 20 ans après, Toulouse se souvient de l'explosion de l'usine AZF du 21 septembre 2001 et de ses conséquences
Oeuvre mémorielle, 20 ans accident AZF

L’usine AZF à Toulouse, fleuron industriel

AZF (AZote Fertilisants) à Toulouse est une usine chimique située au Sud de Toulouse. Appelée l’ONIA (Office National Industriel de l’Azote) au début de son activité en 1927, l’usine s’installe à l’extérieur de la ville. Les décideurs de l’époque retiennent le site de Toulouse, car suffisamment éloigné des frontières de l’est notamment l’Allemagne et l’Italie. La proximité avec la Garonne, une ligne de chemin de fer et la mise à disposition gratuitement des terrains par la SNPE ont contribué au choix définitif du terrain. (La proximité avec un asile d’aliénés, devenu l’hôpital Marchand, ne semble pas poser de problème)

Voir le reportage du 27 février 1962 : Agriculture quoi de nouveau ONIA ?

Lentement la ville se rapproche de l’usine. L’ONIA crée la Société HLM de Papus pour loger ses ouvriers. En 1948 la cité Papus voit le jour sur des terrains voisins de l’usines AZF. Pour les ouvriers l’usine a fait construire de petits immeubles de 3 étages. Pour les cadres de l’usine, il y a des résidence pavillonnaires.

Malgré des risques de mieux en mieux connus, l’usine de ONIA devenu AZF s’est rapidement retrouvée entourée par des habitations des commerces et des industries. L’usine fait la fierté de ses employés. Elle offre de très nombreux emplois aux toulousains. Mais au fil des années le nombre d’emplois diminue.

Le pole chimique inquiète les toulousains

Les habitants des quartiers autour de l’usine commencent à s’inquiéter des risques. Ils réussissent à faire rehausser la cheminée qui rejette des odeurs d’ammoniac. Mais l’usine classée SEVESO 2 à haut risque inquiète. Des pétitions circulent.

Le 17 mai 2001 l’usine avait été inspectée. Les contrôleurs ont demandé à la société Grande Paroisse que la sécurité soit renforcée. Toutefois, le danger n’était pas suffisant pour faire faire fermer l’usine. Le 21 mai 2001, le maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy demande au préfet ce qu’il se passera en cas de sinistre dans l’usine. Il insistait pour éviter tout risque de catastrophe.

Cependant, le vendredi 21 septembre 2001, quelques jours après les attaques terroristes aux États-Unis un hangar de l’usine explose. Dans le hangar 221 de l’ammonitrate et des produits chlorés ont été mis en contact provoquant l’explosion.

Une énorme explosion à Toulouse

À 10 h 17, le 21 septembre 2001 Toulouse explose. On entend l’explosion jusque dans le Gers ou même dans le Tarn. À l’époque le portable ne s’est pas encore démocratisé. Les informations qui circulent laissent penser aux toulousains qu’ils sont victimes d’un attentat. 10 jours plus tôt aux États-Unis d’Amérique avaient vu des terroristes islamiques détourner des avions et les écraser sur les tours jumelles à New York et sur le Pentagone à Washington.

La rumeur indique que le centre-ville semble touché par plusieurs explosions. Les médias, les radios notamment, ont bien du mal à comprendre ce qu’il se passe. Des vitres ont explosé dans les rues commerçantes de l’hypercentre, place du Capitole, place Saint Georges, à Esquirol, rue de Metz.

Les pompiers, qui ne peuvent répondre à tous les appels téléphoniques, cherchent l’origine de l’explosion. Les systèmes d’alertes ne fonctionnent plus. Ils suivent le nuage orangé qui s’élève dans le ciel. Les pompiers qui s’entrainent fréquemment sur le site de l’usine n’avaient jamais imaginé une explosion d’une telle ampleur.

Sur place les secouristes commencent à affluer. Il faut cependant analyser les gaz rejetés par l’explosion. Certains gaz produits dans l’usine pourraient se révéler dangereux.

20 minutes pour connaitre l’origine de l’explosion

20 minutes après l’explosions les toulousains apprennent que l’explosion semble avoir eu lieu au sud de la ville. Cela ne peut expliquer les dégâts constatés dans le centre-ville et dans d’autres quartiers de la Ville Rose. Au fil des minutes, l’information se fait plus précise. La rumeur indique une forte explosion vers l’échangeur de Langlade. Puis rapidement, on désigne le pole chimique. Enfin l’information se précise. Les journalistes indiquent finalement que l’explosion a eu lieu à AZF que de nombreux toulousains nomment encore l’ONIA.

Ces 3 lettres vont marquer Toulouse et les toulousains à tout jamais. Dès l’origine de l’explosion connue et face à un énorme nuage rouge orangé, la préfecture demande aux toulousains de se confiner. Mais pour beaucoup de toulousains, c’est mission impossible. Soufflés dans un rayons de 2 km à 4 km autour de l’usine les vitres des habitations ne jouent plus leur rôle. Néanmoins, cette décision permet de réduire la circulation sur les routes et permet aux véhicules d’urgence de pouvoir circuler plus facilement.

Pour de nombreux toulousains malgré l’appel de la préfecture, tous souhaitent retrouver les leurs, leurs proches. Les téléphones sont coupés ou saturés impossible de donner des nouvelles, impossible de rassurer sa famille. Les parents angoissent de retrouver leurs enfants. Dans les écoles les professeurs essayent de mettre les élèves à l’abri, de les rassurer.

Certains toulousains essayent de quitter la ville. Certains laissent leur maison ou appartement éventré. Sur la route les voitures défilent, à la gare les passagers des trains s’entassent dans les wagons. Ailleurs la solidarité s’organise. Il faut protéger les habitations. Il faut sécuriser les rues, les routes. Les premières réunions de victimes de l’explosion s’organisent déjà.

Les premières images de l’usine AZF vers midi à la télé

En fin de matinée, les toulousains peuvent enfin découvrir les premières images du site de l’explosion. Les journalistes Pierre Nicolas et Michel Mézières rapportent les premières images filmées juste après l’explosion. Ils filment des automobilistes hagards, parfois blessés qui ont subi l’explosion sur le périphérique.

Les voitures ont été déformées par le souffle de l’explosion. Plus loin ils filment les employés de la SNPE qui viennent de sécuriser leur usine, mais ne comprennent pas ce qu’il vient de se passer. Enfin les 2 journalistes montrent le chaos au sein de ce qui reste de l’usine AZF plongée dans une sorte de brume ou règne le silence.

Lorsque le journaliste Pierre Nicolas revient du site de l’explosion, dans le 12-13 de France 3, il parle de catastrophe. Il aurait été facile de parler d’attentat, ou de qualifier l’origine de l’explosion d’accident. Cependant, il ne fait aucune hypothèse sur l’origine de l’explosion. Il raconte ce qu’il a vu et filmé. Toutes les heures, il fait un point d’une dizaines de minutes. Il essaye de décrire ce qu’il se passe et de rassurer les toulousains.

J’avais partagé mes souvenirs de l’explosion de l’usine AZF 10 ans après l’explosion. Pour les 15 ans de l’explosion, j’avais recueillis des témoignages des victimes de la catastrophe.

Un dernier procès pour connaitre les causes de l’explosion de l’usine AZF

En janvier 2017 se déroule un troisième procès pour définir les causes de l’explosions. Deux théories s’opposent encore, celle de l’attentat et celle de l’accident industriel. À l’issu des débats, malgré quelques incertitudes les juges retiennent la thèse de l’accident. La responsabilité de l’explosion revient à un mélange de nitrate d’ammonium et de chlore.

Le 31 octobre 2017, la cour d’appel de Paris condamne l’ancien directeur du site, Serge Biechlin, à quinze mois de prison avec sursis pour homicide involontaire. La société Grande Paroisse, filiale du groupe Total, est condamné à une amende presque symbolique de 225’000 euros.

Dans sa décision, la cour considère qu’ils étaient coupables de « négligences » et « fautes caractérisées » ayant rendu l’accident chimique possible.

Le directeur d’AZF et l’entreprise se pourvoient en cassation, mais la cours de cassation rejette leur recours en 2019. Le rejet de ce dernier met fin au processus judiciaire. Il n’y aura pas de nouveau procès.

Malgré ce procès de nombreux toulousains continuent de penser que certaines pistes ont été volontairement ignorées. Certains imaginent des complots jusqu’au plus haut sommet de l’État. Mais d’autres théories parfois fumeuses ont toujours les faveurs de certains. Ils n’arrivent pas à accepter la vérité judiciaire.

Que devient l’ancien site de l’usine AZF ?

Aujourd’hui il ne reste pas grand-chose de l’ancienne usine AZF. Autour du cratère qui s’érode, épicentre de l’explosion, la végétation a poussé notamment quelques arbres. Il reste encore quelques pièces de l’usine AZF. Le cratère, des pièces de l’usine et des conteneurs étaient scellés pour la justice. Des conteneurs ouverts au 4 vents, fouillés sans doute à de nombreuses reprises, contenaient des archives de l’usine. Aujourd’hui personne ne semble savoir ce que ces éléments noyés dans la végétation vont devenir. Cependant, il faudra dépolluer cette zone.

Démontée en 2003, la grande tour rouge et blanche qui dominait le site a disparu. Les hangars ont tous disparu. Au cours de l’été 2021 après l’évacuation d’un campement de roms, les toulousains redécouvrent chemin de la loge le portail d’entrée des trains sous la végétation. Les voies de chemin de fer qui accédaient à l’usine ont disparu.

Il reste encore la SNPE devenue Arianegroup coentreprise entre Airbus et Safran. L’usine, classée SEVESO, produit le perchlorate d’ammonium, le principal constituant du propergol de booster de la fusée Ariane. Elle produit aussi les ergols hypergoliques de l’étage EPS (partie supérieure).

Plus loin il reste toujours 5’000 tonnes de nitrocellulose, des explosifs de la Première Guerre Mondiale qui remplissaient les obus. Cette nitrocellulose reste stockée dans des ballastières situées sur des terrains militaires. Les toulousains qui connaissent l’endroit attendent que les politiques trouvent une solution avant un nouveau drame.

Le site d’AZF accueille de nouvelles activités

Une centrale photovoltaïque permet désormais de produire 19’350 mégawattheures (MWh) par an à la place des hangars de produits chimiques. Vu depuis le téléphérique les toulousains pourront voir, entre les panneaux solaires, un arc-en-ciel nommé Rainbow Blast. Entre le risque d’inondation et le passé industriel du site, il aurait été difficile de construire des bureaux ou des habitations.

Pour permettre de construire le Cancéropole (ou Oncopole) il a fallu dépolluer le terrain. Aujourd’hui le campus de cancérologie de Toulouse se divise en 5 pôles.

  • IUCT-Oncopole (Institut universitaire du cancer Toulouse Oncopole) se charge des missions de soins.
  • Le pole de recherches publiques sur le Cancer abrite notamment l’ISERM, le CNRS et le monde universitaire avec le CHU et l’université Paul-Sabatier.
  • Le pole de recherches privées abrite le laboratoire Pierre Fabre, le bioparc Sanofi, Laboratoires Cyclopharma ou encore EVOTEC.
  • Un pole innovation et valorisation qui cache une pépinière d’entreprise et l’ITAV Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement
  • Le pole formations porté par les facultés de médecine, universités et les grandes écoles

À proximité immédiate du centre de recherches et de soins contre le cancer a été construit la gare de départ du téléphérique urbain nommé TELEO. Il permet de connecter l’Oncopole, l’hôpital Rangueil et la station de métro de la ligne B “Université Paul Sabatier”.

Une large piste cyclable serpente sur le site de l’ancienne usine AZF. Elle permet de relier Portet-sur-Garonne au centre de Toulouse en passant par l’Oncopole. De nombreux cyclistes empruntent cette piste cyclable le matin et le soir. D’autres viennent s’y promener le week-end.

Un espace de mémoire qui se complète en 2021

Aujourd’hui, un monument, mis en place par la Ville de Toulouse, permet de se souvenir de l’explosion du 21 septembre 2001. Les cyprès plantés autour du monument ont été supprimé. Les chemins tracés ont été effacés. Sur les plus grands poteaux de cette œuvre mémorielle sont gravés les noms des 31 victimes de l’accident chimique.

Des différents poteaux s’échappe une mélodie lancinante qui rappelle les alarmes, un bruit industriel. Ce son presque oppressant varie selon le vent. La nuit les poteaux diffuse de la lumière rouge et blanche pour signaler un danger et rappeler la tour qui dominait l’usine.

L’œuvre est une proposition de l’artiste Gilles Conan en association avec le collectif d’artistes belges Lab[au].

À l’entrée de cet espace de mémoire, le poste de garde de l’entrée principale a été reconstruit à l’identique. Pour faciliter le passage d’une ligne de bus le poste de garde a été déplacé de quelques mètres. A coté de lourds éléments de l’usine AZF permettent d’imaginer la dimension de l’industrie.

Un parcours mémoriel enfin inauguré sur le site de l’usine AZF

Pour les 20 ans de l’explosion de l’usine AZF, la ville de Toulouse inaugure, enfin, un parcours mémoriel. Il prend place sur l’ancien site de l’usine. On peut toutefois se demander pourquoi la mise en place de ce parcours mémoriel aura mis si longtemps à voir le jour.

Au cours de l’été 2021, le discret parking du mémorial AZF ressemblait à un dépotoir. Les hautes herbes ont été coupées et l’endroit a été nettoyé depuis. À la veille des 20 ans de l’explosion, des ouvriers continuent de travailler sur le site laissant penser que l’on ne s’occupe de cet endroit qu’à la veille des dates anniversaires de l’explosion. Autour du monument installé sur cet espace mémoriel l’herbe semble avoir du mal à pousser. Ce monument composé de tubes en acier devait diffuser des sons et de la lumière la nuit, mais je ne l’ai jamais vu ou entendu fonctionner jusqu’au 20 septembre 2021.

Sur les chemins autour du monument des pupitres attendaient encore des photos ou des textes une semaine avant les 20 ans de l’accident industriel d’AZF.

À la veille des 20 ans de l’accident industriel de l’usine AZF, des victimes et d’anciens employés de l’usine découvrent les panneaux d’informations. Ils témoignent de leur colère. Les textes sont incomplets, imparfaits et imprécis. L’un d’eux reproche que l’on ne puisse lire le mot accident sur les résumés des procès. Il regrette aussi que l’on ne parle pas de la cause de l’accident : un mélange d’ammonitrate et de produits chlorés.

Plus loin une victimes de l’explosion de l’usine peste contre le lutrin qui présente les victimes de la catastrophe. Il est incompréhensible, il manque de clarté.

Les panneaux permettent de découvrir l’histoire de l’usine AZF. Plus loin les panneaux abordent la “catastrophe” du 21 septembre 2001. Enfin une dernière série de panneaux abordent la question des trois procès.

20 ans après l'accident industriel de l'Usine AZF, Toulouse installe un parcours mémoriel.
20 ans après l’accident de l’usine AZF, Toulouse inaugure (enfin) un lieu de mémoire sur le site de l’usine

Une mémoire toujours divisée, 20 ans après l’explosion de l’usine AZF

Sur le site de l'usine AZF, une stèle porte le nom des 21 ouvriers de l'usine qui ont perdu la vie dans l'accident chimique du 21 septembre 2001.
20 ans après une stèle sur le site d’AZF compte seulement les noms des ouvriers de l’usine

Une stèle avec le nom des 21 employés qui ont trouvé la mort dans l’explosion de leur usine. Se trouve à l’entrée du terrain de l’ancienne usine. 20 après l’explosion du hangar 221 il reste surprenant de voir que l’on distingue les victimes selon leur activité.

Parmi les salariés de l’usine certains pensent encore que l’explosion accidentelle de l’usine cache un complot. Ils refusent de croire que l’accident ait pu se dérouler comme le présente la justice. Difficile de savoir s’ils défendent leur théorie pour éviter qu’on ne les juge responsables ou si c’est à cause de leur attachement pour l’usine.

La stèle avec le nom des 31 victimes qui fut un temps installé sur le site de l’usine chimique AZF, a été déplacée pour les 10 ans de l’accident industriel. Mais en 2021 la stèle retrouve sa place originelle route de Seysses au bout de la rue Bernadette. La petite rue située à moins d’un kilomètre de l’usine avait subi l’explosion. Les maisons n’avaient plus de vitres. Le souffle de l’explosion a arraché les toitures.

Certaines associations de victimes n’ont jamais voulu participer aux commémorations organisées sur le site de l’ancienne usine AZF. Elles ne souhaitent pas se trouver à côté des responsables de l’accident. Ces association de victimes se réunissent sur le rond-point du 21 septembre 2001.

20 après l’explosion de l’usine AZF, les associations n’arrivent pas à se réunir sur un seul site, pour une seule cérémonie. Il n’y a pourtant qu’un seul et unique cratère. Mais 3 cérémonies différentes se déroulent, l’une à la stèle de l’usine, une sur l’œuvre mémorielle et une dernière se déroule sur le rond-point du 21 septembre 2001.

Après l’usine AZF, le port de Beyrouth au Liban

Lors de l’explosion du port de Beyrouth au Liban le 4 aout 2020, les Toulousains qui ont vécu l’explosion de l’usine AZF ont vu ressurgir leurs mauvais souvenirs. On accuse, une nouvelle fois, le nitrate d’ammonium.

Les autorités libanaises semblent avoir permis d’entreposer encore plus de Nitrate d’ammonium que dans le hangar qui a explosé à Toulouse. En Europe les contrôles visent les sites qui entreposent plus de 250 tonnes d’ammonitrate. Une limite élevée au regard des 20 à 120 tonnes d’un stock de 300 tonnes qui ont explosés à AZF. Cela ne semble pas être pareil ailleurs. À croire que dans le monde on pense que les accidents industriels n’arrivent qu’aux autres.

8 COMMENTAIRES

  1. Merci de dénoncer ce cirque des 3 cérémonies différentes. Moi-même victime de l’usine (j’ai reçu des éclats de verre dans une jambe), je n’ai jamais compris que l’on se divise au moment de se souvenir de l’accident.
    Je note qu’enfin il y a un vrai parcours mémoriel, j’espère qu’ils ne disent pas trop de conneries sur les panneaux.

    • @STOP AZF
      Je comprends que certaines victimes ne souhaitent pas se mélanger avec d’autres. Meme s’il n’y a eu qu’une seule explosion le vécu ne fut pas le même pour les employés de l’usine que pour les habitants de Toulouse. Les employés de l’usine ne supportent pas qu’on les accuse de l’explosion quand les toulousains s’inquiétaient pour leur sécurité.
      Les autres victimes ne veulent pas se mélanger avec les responsables de l’usine responsables de l’explosion.

  2. J’étais au lycée saint Sernin quand l’usine à explosé. Je me souviens du chaos dans le centre-ville en rentrant chez moi.
    Je viens d’aller voir les panneaux autour du monument (que je trouve trop petit). Il manque des QR code pour aller plus loin et nous donner la possibilité de voir plus de photos ou de cartes.
    Ton article est très complet.

    • @JessyK31
      Merci 😉
      Je n’ai pas vu le chaos dans le centre-ville. Entre chez un de mes camarades et chez moi nous n’avons pas eu besoin de traverser le centre-ville. Mais j’ai vu les images à la télé, les dégâts les plus visibles ont rapidement été effacés dans le centre-ville.
      Effectivement des QR-codes pourraient renvoyer vers d’autres ressources.

  3. Neotoulousain je ne connais pas l’histoire de cette usine. Ton article me donne envie d’en savoir plus. C’est une impression ou le monument semble petit ?

  4. Que de souvenirs qui reviennent à la lecture de cet article. J’étais gamin quand l’usine AZF a explosé. Je me souviens de la peur dans le regard de mes parents quand ils sont venus nous chercher à l’école.
    Je trouve que le mémorial arrive un peu tard et je regrette que les associations n’arrivent pas à se souvenir ensembles. Comme tu le dis si bien il n’y a qu’un seul cratère.

    Désormais mes parents n’habitent plus Toulouse, je suis toujours inquiet de voir qu’il y a toujours de la chimie à Toulouse avec l’usine pour le carburant d’Ariane et les ballastières qui menacent encore.

    • @Marc0__31
      Je ne peux que partager ton avis sur l’arrivée tardive du mémorial.
      Espérons que l’usine qui produit les carburants pour la fusée Ariane soit suffisamment contrôlée. Pour les ballastières certains parlent de 2022 …

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