Nos chères photos de classe

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Très récemment j’ai été contacté par un ancien camarade de classe. Celui-ci cherche quelques photos de classes qu’il a perdu. L’occasion pour moi de me replonger dans des souvenirs parfois oubliés.

Tout élève qui a suivi un cursus normal a été pris en photo avec ses camarades de classe. Ces photos constituent des souvenirs pour ceux qui achètent ces photos et les conservent précieusement. Certains les affichent dans leur chambre alors qu’ils sont élèves, d’autres les détruisent pour oublier les mauvais souvenirs de l’école.

Photo de classe d’enfants avec leur professeur sur le côté droit de l’image.

Rapide rappel de la loi :

Les photographes scolaires ne peuvent pas faire n’importe quoi. Comme partout s’applique le droit à l’image. L’école doit obtenir une autorisation de la part des familles afin d’afficher le visage des enfants.

L’achat des photos n’est AUCUNEMENT obligatoire. L’autorisation de réaliser une photo n’impose aucunement l’achat d’une photo de classe.

Le photographe ne peut réaliser que des photos de classe (groupe) ou des photos individuelles dites “en situation scolaire”. Il ne peut pas réaliser des photos d’identité.

Les photos sont visibles au format papier, généralement accroché aux fenêtres de l’école ou placés dans des pochettes plastiques interdisant la reproduction des photos. De plus en plus elles sont mises à disposition sur internet. Seules les familles autorisées peuvent consulter les photos pour les commander.

Des souvenirs et le témoignage d’une époque

En se plongeant dans les photos de classe, on retrouve des visages plus ou moins familiers. Certains de ces visages sont parfois devenus des amis, d’autres nous semblent totalement inconnus. Pour les photos de classe en maternel et en primaire, on pose avec le professeur. Dans les photos des années suivantes, on pose avec un professeur. Ce n’est pas toujours le professeur principal. Parfois même on ne sait pas qui est l’adulte à nos côtés, sans doute que nous le croisions qu’une heure par semaine.

On retrouve des lieux qui nous ont été familiers. Certaines photos sont prises directement en salle de classe. Nous sommes derrière nos pupitres. Les cancres, proches du radiateur, ont reçu un peu moins de lumière pour cette photo (satanée loi du carré inverse). Ailleurs on pose dans une grande salle avec des posters et autres affiches qui témoignent d’une époque.
Certaines sont des créations collectives qui nous ont marqué. D’autres sont sans doute là depuis plusieurs années. Sur certaines photos, on retrouve des témoignages de l’actualité comme avec cette photo d’un grand champion olympique (pour l’époque) que l’on devine en arrière-plan.

Sur les photos, on constate les affres de la mode pour les élèves que nous étions. Entre les tenues aux couleurs fluo et les coupes de cheveux pas toujours les plus pratiques, on se demande comment on a pu survivre à cette période. Ce qui constituerait une faute de gout aujourd’hui était parfois à la mode il y a un temps pas toujours si éloigné.

Pour le photographe que je suis devenu, c’est aussi l’occasion d’observer l’évolution technique et l’impact de la mode dans la photo scolaire. Il faut parfois comparer plusieurs années de photos scolaires pour se rendre compte des modes que la photo scolaire a pu subir. On ne faisait pas les mêmes photos en 1950 qu’en 1980 ou aujourd’hui. La place du professeur ou de l’instituteur évolue tout comme le positionnement des élèves ou l’endroit où sont réalisées ces photos.

On peut même différencier les contraintes imposées par l’établissement dans la réalisation des photos. Certaines compositions restent très classiques quand ailleurs elles paraissent plus modernes.

L’absent de la photo scolaire, souvent des regrets

Certaines familles refusent aujourd’hui que leur(s) enfant(s) pose(nt) pour la photo de classe. Certains parents invoquent le droit à l’image. Dans ce cas, les photos scolaires comptent parfois de très nombreux “absents”. Mais cela masque de nombreuses raisons.

Les professeurs ne sont pas des secrétaires et ne passent par leur année à vérifier les autorisations de droit à l’image. Ils ont d’autres choses à faire. Ainsi, si le document vient à manquer, l’élève est écarté de toutes les photographies qui peuvent être réalisées durant l’année. Les photos de classe ne dérogent pas à la règle.
Les plus souvent les parents “tête en l’air” remarquent quand les photos sont affichées. Le plus souvent le photographe ne repasse pas faire les photos et l’enfant disparait du souvenir photographique de la classe.

Certaines familles refusent que l’enfant soit pris en photo pour des questions financières. Elles ont parfois l’impression qu’on les force à acheter les photos de classe. Si elles ont parfaitement le droit de refuser de commander une photo, on peut ici aussi se demander si c’est la bonne méthode. L’enfant se trouve alors marginalisé à minima sur les photos de classe.

Pour d’autres familles, les raisons restent obscures.

Enfin il y a la faute à pas de chance, certains gamins ont le malheur de tomber malade le jour de la photo. Dans ce cas, certains photographes ajoutent le portrait du malade en médaillon sur la photo, mais ce n’est pas toujours possible.

4 Bonnes raisons d’acheter des photos de classes

  • Les photos scolaires sont des souvenirs de chaque année. Elles témoignent d’une année.
  • Les photos scolaires sont les rares photos qui sont encore vendu au format papier. Il est assez rare que les photographes proposent les fichiers numériques de ces photos. C’est donc souvent aujourd’hui l’un des rares contacts qu’ont les élèves avec la photo papier.
  • Elles participent au financement des activités scolaires. De nombreuses associations de parents d’élèves en charge de la gestion des photos scolaires utilisent les “bénéfices” de ces ventes pour financer les activités scolaires ou les achats de livres.
  • Quand les photos scolaires sont réalisées par un professionnel, cela participe à l’économie.

Conserver ses photos de classe

Généralement les photos sont vendues dans un cartonnage qui protège les photos. Le format peut évoluer durant la scolarité. J’ai ainsi certaines photos dans un format légèrement inférieur à d’autres années. Aujourd’hui cependant le format 20*30 semble s’imposer.

On peut parfaitement conserver ces photos dans leur cartonnage d’origine. Ce cartonnage est à lui seul un témoignage de l’époque de réalisation des photos.

Il peut aussi être tentant pour les jeunes parents d’acheter un album pour stocker les photos de classe au fil des années.

Comme toutes les photographies papiers, il convient de conserver les photos au sec et l’abri de la lumière. Certains tirages vieillissent particulièrement mal s’ils sont exposés. Rares sont les photographes qui gardent les originaux des photos des classes qu’ils ont pris en photo. Il semble particulièrement difficile de retrouver une photo de classe quelques années plus tard à moins d’en faire une copie à partir d’un autre tirage.

Garder les identités des camarades est important !

Avec le temps, les souvenirs s’effacent. Il peut être utile de garder une trace de l’identité des camarades de classe. Certains professeurs partagent une liste contenant le nom et prénom des élèves. Cela permet d’avoir une belle présentation pour ces informations.

Ailleurs, il faut noter les identités de chacun. Les cartonnages prévoient généralement un espace pour noter le nom des autres élèves. C’est l’occasion pour l’élève de noter lui-même le nom de ses camarades afin de garder une trace de son écriture et de la voir évoluer au fil du temps.

Des photos hors de la classe

Les photos de classe ne sont pas le seul souvenir que l’on peut garder de sa scolarité. J’ai de nombreuses photos réalisées de ma scolarité. Je suis l’auteur de certaines de ces photos à l’école. D’autres sont des photos que j’ai échangées avec d’autres élèves réalisées lors de sorties scolaires ou de moments festifs et réalisées le plus souvent par les parents.

Elles montrent toutes des moments de vie. Que ce soit en classe dans l’établissement scolaire ou lors d’activités diverses ses photos représentent des souvenirs d’un temps parfois bien éloigné.

2 COMMENTAIRES

  1. J’ai perdu les miennes lors d’un déménagement, j’avoue que je regrette un peu.
    Je note l’idée des carnets pour conserver les photos de classe.

    • @Afolaurent
      Difficile de retrouver les photos de classe si on n’a pas gardé contact avec ses anciens camarades.
      Comme à chaque fois que l’on perd des photos, ce sont des souvenirs qui disparaissent.

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