Voiture détruite lors de la chasse à l’orage

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Depuis le 15 septembre 2021, je n’ai pas eu l’occasion de partir observer les orages. Il y a eu pourtant quelques orages, mais ceux-ci ont le plus souvent surpris les chasseurs d’orages toulousains. Certains ont quand même pu observer des orages qui se sont formés sur le Gers.

Depuis septembre, je surveille les cartes météorologiques. Mais rien ne semble très engageant avant début juin. Finalement début juin, une situation orageuse s’annonce pour le premier week-end de juin. Au fil de jour, le risque d’orage se confirme.

Avant l’arrivée des orages, je profite d’un déplacement pour vérifier la voiture. Je ne souhaite pas conduire sous la pluie avec un véhicule qui ne fonctionne pas correctement. Je jette un œil aux pneus notamment et ajuste la pression de ceux-ci. La pluie se fait trop rare ces derniers temps, on risque d’avoir une chaussée glissante. J’ai l’habitude d’évaluer mon éclairage dans le garage, ce que je fais en arrivant à la maison.

Orage depuis les hauteurs de Ramonville

Un premier orage le vendredi pour commencer le week-end

Un orage annoncé

À la veille du week-end, tout parait indiquer que l’orage va passer dans l’ouest de Toulouse. Cependant, avec l’expérience, je sais que ce type d’orage risque fort de rester sur le Gers, de prendre la route entre Auch et Agen. Avant de partir de la maison, je regarde une nouvelle fois les cartes fraichement mises à jour et je me décide de partir vers Ramonville.

Je saute dans la voiture et sur la route mon application m’indique qu’il y a bien de l’orage. Mais je conduis et je ne peux pas avoir plus de détails. Je rêve que ces notifications puissent être lues automatiquement quand je suis au volant. Lors de mes chasses à l’orage je suis souvent seul, je reste concentré sur la route.

Arrivé sur site, au pied de la tour TDF, je jette un œil sur mon appli qui confirme ce que je prévoyais. Rapidement, je m’installe, l’orage dans le Gers semble violent, mais se révèle beaucoup trop loin pour espérer faire une photo. Je vise vers le sud-ouest, un orage remonte vers la plaine toulousaine depuis Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées. Je crains cependant que cet orage ne remonte pas suffisamment et poursuive sa route vers Castelnaudary.

Il me reste juste à attendre. Quelques insectes volent autour de moi. Au-dessus de moi, des mammatus se forment. Ces nuages témoignent d’une situation contrastée en altitude. Ils se développent sous les cumulonimbus et les super-cellules orageuses. On peut les observer lorsque l’air en basse et moyenne couches se révèle très secs. L’air est très humide dans les couches supérieures.

Nuage Mammatus au dessus de Toulouse, ces nuages sont visibles sous les cumulonimbus dans lesquels se forment les orages

Les premiers impacts visibles

On commence à entendre le tonnerre, mon application ne cesse de m’alerter de l’approche d’un orage. Cependant, les nuages et la brume cachent l’activité électrique.

La chasse à l’orage est une activité qui comportent des risques : retrouvez mes conseils et astuces pour photogrpahier les orages

Soudain le premier impact visible parfaitement dessiné apparait. Malheureusement, si mon boitier a bien déclenché, aucun impact n’est enregistré. Problème de paramètres ou problème de détection pour la cellule de déclenchement, impossible de le savoir. Je vérifie mes paramètres, mais rien ne me semble faire défaut.

D’autres impacts tombent et j’ai tout autant de chance. J’augmente la sensibilité de ma cellule. Il y a plus de déclenchements parasites, mais j’arrive enfin à saisir un éclair. Si le gros de l’orage s’éloigne de moi en direction de l’Ariège et du Lauragais, je ne perds pas espoir.

Hélas la pluie approche et je dois me replier. Bien sûr, au moment de fermer le trépied, le plus bel impact tombe. La photo est floue. Il faudra recommencer.

Round 2 : Alerte orange sur une majeure partie de la France

Le samedi matin, je me réveille. En déjeunant, je fais la liste des taches que je dois faire. Je dois notamment faire le ménage sur mon capteur qui a plusieurs taches, charger les batteries, etc. Je regarde d’un œil la météo et je constate que la Haute-Garonne est une nouvelle fois placée en alerte orange. On savait depuis le début de la semaine qu’il y aurait plus d’activité électrique ce soir.

Dommage, j’envisageais d’aller faire un tour au carnaval de Toulouse, mais l’appel de la chasse à l’orage est plus fort. En plus, si le matin les organisateurs du Carnaval semblaient défier la météo, ils décident finalement d’annuler la parade.

Des accompagnateurs pour cette chasse à l’orage

Je ne consomme ni alcool, ni drogue. Pour partir chasser l’orage, je souhaite être le plus frais possible.
Sous l’orage, il ne faut pas tergiverser et pour cela il faut pouvoir réfléchir de manière limpide. Quand cela est possible, je fais une sieste avant de partir chasser l’orage.

Après la sieste, Il fait lourd. Les temperatures n’est pas très élevé mais l’humidité rend l’air étouffant. Ma station météo m’indique qu’à l’exterieur il fait encore plus chaud et humide. Ces conditions semblent favorables pour assister à la formation d’un orage.

Je reçois un message de la part d’une journaliste qui souhaite faire un reportage sur la chasse à l’orage. Nous échangeons par téléphone, elle m’explique ce qu’elle souhaite montrer lors de son reportage et je lui propose de m’accompagner. J’attends les dernières prévisions afin d’affiner au maximum le choix de mon spot.

Je veux un spot pratique et facilement accessible. Pech-David perd immédiatement le rang de favoris. Le week-end, le stationnement au plus près de la falaise devient difficile. Je souhaite garder la voiture à proximité et ne pas devoir traverser tout un parking voir plus avec tout le matériel à la main.

Je décide donc de partir vers Gratentour. J’ai déjà visité le spot l’an dernier. J’espère que le spectacle sera à la hauteur.

L’équipe de journalistes qui doit me rejoindre doit faire un direct depuis Pech-David dans le JT de 19 h, je leur propose que l’on se retrouve alors à Balma, car ils souhaitent faire des images quand je conduis. C’est sur la route entre Pech-David et Gratentour et c’est à côté de chez moi.

Avant de partir je regarde le JT, la journalistes qui doit me rejoindre fait effectivement un direct depuis Pech-David. Dans l’ascenseur, en allant chercher ma voiture, je recois un texto de sa part qui me dit qu’ils arrivent dans 15 minutes.

En quelques secondes, la chasse à l’orage annulée

À 50 m de notre point de rendez-vous, le feu passe à l’orange. Dans les rétros, il n’y a une voiture, mais elle se trouve à une distance suffisante, je freine et m’arrête avant le sas à vélo. Je me mets au point mort, car je sais que le feu est assez long. Je regarde à nouveau dans le rétroviseur central et aperçois la voiture qui me suit encore loin, mais elle ne semble pas ralentir.

Peu à peu, je vois la voiture qui s’approche de la mienne, je me dis que ça va toucher, mais j’espère encore que la voiture va ralentir. J’ai le reflex de me gainer. En une fraction de seconde, j’entends le bruit de la tôle qui se froisse. Le choc est violent, je subis la soudaine et forte accélération de mon véhicule malgré mon pied sur le frein. (Dans le choc mon pied à sans doute lâché la pédale). Je finis par entendre le pare-brise arrière qui explose. J’entends presque chaque morceau du verre feuilleté qui s’écroule sur la chaussée. Je sais que pour ma voiture, c’était son dernier voyage.

Accident de voiture avant une chasse à l’orage (photo réalisée au dépôt 3 jours après l’accident)

Je n’ai pas perdu connaissance, mais il me faut quand même reprendre mes esprits. En un instant, je fais une rapide check-list. Je n’ai pas mal à la tête, pour le moment je ne ressens aucune douleur. La voiture est au milieu de la route, mais les autres véhicules derrière moi paraissent tous à l’arrêt. Personne ne se précipite dans ma direction ou vers l’autre voiture. Je coupe le moteur, tire le frein à main et sort de la voiture. En sortant, je me rends compte de la violence du choc, pas sur la voiture, mais par rapport à sa position. J’ai largement dépassé le sas à vélo, la piste cyclable et le passage pietons. Heureusement qu’il n’y avait pas un cycliste devant moi au moment du choc ! Il y a tout le pare-brise sur la chaussée.

Lors d’un choc frontal, les airbags se déclenchent à partir d’une vitesse comprise entre 15 et 30 km/h.

Mais surtout je constate que le véhicule qui m’a percuté fume de partout. En plus de la poudre des airbag il y a une autre fumée dont je n’arrive pas à identifier la source. Je m’approche et je rencontre l’automobiliste qui vient de me percuter. Les airbags de son véhicule ont été déclenchés. Je lui demande si ça va ? Je pose quelques questions banales à la personne. Elle me parait cohérente. Elle n’a aucune douleur. Je lui recommande de sortir de son véhicule.

Ma voiture détruite

En me retournant, je découvre l’étendu des dégâts sur ma voiture (je peux plus facilement les constater au depot ou se trouve la voiture quelques jours plus tard). Je repense immédiatement à la scène de Bourvil et De Funès dans Le Corniaud. Je plonge sur mon portable, fais quelques photos pour l’assurance et notamment je photographie la voiture qui vient d’essayer de visiter le coffre de mon véhicule. Cela me permet de garder une première trace de ce véhicule, de garder une trace de la plaque d’immatriculation. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer et il vaut mieux être prudent. On lit trop souvent des histoires d’automobilistes qui n’hésitent pas à fuir après un accident.

J’appelle l’équipe de journalistes qui se trouve sur la route. Ils sont désolés pour moi. On verra ultérieurement si on peut faire le reportage ensemble lors d’une prochaine chasse à l’orage.

Une personne qui passait sur la piste cyclable vient prendre de mes nouvelles et des nouvelles auprès de l’autre automobiliste. Je tiens ici encore à la remercier car elle va gérer la situation, elle se charge notamment d’appeler les pompiers. Elle essaye de mettre en pratique les gestes de premiers secours. Un jour peut être que tout le monde apprendra les gestes qui sauvent à l’école ou que cela deviendra obligatoire pour passer le permis.

Derrière la longue file de voiture s’allonge mais personne ne semble vouloir venir voir. Il faut quelques minutes avant qu’une première tête émerge entre les véhicules puis une seconde etc. Ils viennent déplacer les voitures. Mais une fois les véhicules sur le bord de la route ils repartent. Avec le recul je pense qu’ils ne voulaient pas trop s’impliquer dans la situation. Ils ne veulent peut être pas témoigner de l’accident même si les circonstances semblent limpides.

J’envoie un message sur le groupe WhatsApp de la famille. Mon petit frère qui partait au cinéma avec sa femme me propose de me rejoindre. Les pompiers arrivent assez rapidement. Plusieurs véhicules rouges aux gyrophares bleus arrivent au même moment. Ils viennent de plusieurs casernes. Tous nous ont un peu cherché. La transmission des indications entre le centre d’appels et les pompiers dans les camions n’a pas été complète.

Accident de voiture avant une chasse à l’orage, la pauvre Saxo aurait pu rouler jusque fin 2023. Elle ne sera pas réparée.

Rapidement je me retrouve câblé. Les pompiers prennent ma tension et mon rythme cardiaque. Il n’y a rien d’inquiétant, mais le médecin régulateur du SAMU préfère que je fasse des examens aux urgences.

Entre temps, mon petit frère qui m’a rejoint après l’accident s’occupe de prendre les coordonnées de l’autre automobiliste et des témoins présents. Il se charge aussi de mon matériel photo qui ne reste jamais sans surveillance. Enfin il gère aussi l’évacuation de ma pauvre voiture. Lorsqu’il n’a rien à faire il joue les journalistes de “Tony Comiti Production” avec son smartphone. Avec les pompiers on se moque gentiment de lui et de son futur reportage, quelques minutes avec les pompiers de Toulouse.

Les policiers eux n’ont pas jugé utile de se déplacer.

Visiter les urgences un soir d’orage

En quelques minutes, grâce à la conduite sportive de la conductrice de l’ambulance des pompiers, nous sommes aux urgences. Sur la route on parle de chasse à l’orage et eux me parlent du manque d’effectif qu’ils rencontrent. Aux urgences les pompiers passent le relais à la personne qui se charge de m’accueillir. Je suis pris en charge immédiatement par les urgentistes. Il n’y personne qui coure dans les couloirs, ce n’est pas une série américaine, le long des murs il n’y a pas de brancard avec des personnes qui attendent. Dans la salle d’examens une affiche rappelle qu’il faut se montrer patient, car les infirmiers et les médecins sont peu nombreux et s’occupent des gens en fonction de leurs besoins.

Je passe quelques radios qui permettent de lever le doute quant à mon état de santé. Après la radio on me place dans une chambre sans fenêtre. Mon smartphone n’a pas de réseaux, le wifi de l’hôpital est payant, il faut s’inscrire, bref trop galère pour quelques minutes de wifi. Je ne peux plus communiquer avec mon entourage qui s’inquiète. Je ne peux pas suivre l’orage qui approchait de Toulouse, me plonger dans une vidéo, ni même ouvrir un article de presse.

Heureusement au bout de 10-15 minutes après mon installation dans la chambre, le médecin urgentiste vient me rencontrer. Il réalise quelques examens d’usages. Il me fait faire des mouvements. Enfin le médecin me dit qu’il doit taper son rapport avant de me laisser sortir. Malgré la rapidité de notre rencontre il prend le temps de m’expliquer que je risque d’avoir quelques courbatures et m’invite à contacter le SAMU si je ne me sens pas bien dans la soirée. Moins d’une heure après mon arrivée aux urgences, je peux sortir. Peut on parler de pasage éclair ?

Au moment de publier cet article j’ai quelques griffures aux bras, un hématome sur la cuisse, j’ai du taper dans le volant au moment de l’accident. J’avais une très légère douleur dans les épaules lorsque j’étais aux Urgences mais depuis elle a heureusement disparu. Mes courbatures s’estompent lentement.

À la sortie, Je découvre qu’il y a eu une grosse averse. Le sol est détrempé. Je retrouve mon petit frère et sa femme qui me ramènent à la maison. Ils ont fait un “gâteau nuage” au chocolat, ça fait du bien au moral. Ils m’expliquent que l’orage est passé, mais qu’il aurait été difficile de faire des photos à cause de la pluie. Je n’ai rien vu, rien entendu de l’orage. Dans mon état à la suite de l’accident, je n’aurais pas pris le risque de partir chasser l’orage. La sécurité et la santé avant tout. Le reste n’est que de la tôle et de la paperasse qu’il faut désormais régler. Il faudra aussi penser à trouver une nouvelle voiture.

10 COMMENTAIRES

  1. J’admire tes photos d’orages mais ton histoire fait froid dans le dos. Comment le conducteur a fait pour te rentrer dedans la route était mouillée ? Il était sur son portable ?

    J’espère que tes douleurs vont rapidement disparaitre. Tu as de la chance car tu ne semble pas blessé

    Comment tu va faire maintenant ?

    • @Afolaurent
      Non, la route n’était pas mouillée. Le conducteur pense que les freins de sa voiture n’ont pas fonctionné.
      Aujourd’hui ça va mieux, mais comme tu dis j’ai eu de la chance.

  2. A chaque orage je regarde tes photos, tu fais des photos qui m’on permis d’apprendre ce qu’est un orage et de pouvoir réduire ma phobie lorsqu’ils éclatent par chez moi.

    Comme toi j’ai eu un accident de voiture. La conductrice était fortement alcoolisée, j’ai encore, 2 ans après, des douleurs qui se font sentir dans la nuque.

    • @baby fourmis
      Je suis heureux de voir que mes photos peuvent aussi permettre à certains de comprendre ce qu’est un orage et de les aider à lutter contre leur phobie.
      Je reste vigilant quant à d’éventuelles douleurs qui viendraient à apparaitre. Soigne-toi bien, j’espère que le conducteur responsable sera sanctionné à la hauteur de ton préjudice.

  3. Coucou, j’ai suivi sur twitter quand tu en as parlé.
    J’espère que ça va bien quelques jours après.
    C’est pas de chance cet accident.
    J’ai aussi perdue une voiture sur l’autoroute il y as plusieurs années et tout ce qui est papiers est un peu chiant mais rien d’insurmontable.
    Bon courage pour la recherche d’une nouvelle voiture et j’espère que tu pourras repartir chasser les orages bientôt.

    • @Callistta
      Je ne sais pas si c’est la faute à pas de chance ou s’il y a d’autres facteurs qui rentrent en compte dans ce genre d’événements de la vie. C’est contraignant pour tout ce qui découle d’un tel accident. Je ne suis pas blessé, mais je ne peux plus me déplacer (ou ma zone de déplacement est réduite) le temps de changer de véhicule. Comme j’habite à Toulouse, il faut en plus que mon futur véhicule respectent certaines normes pour circuler dans la ZFE.
      Ici aussi cela va générer des galères, car si je prends un véhicule électrique ou je le branche pour le charger. Rien n’est prévu dans mon garage ou dans la rue.
      Mais comme je le dis je vais bien et c’est ici l’essentiel, des personnes de mon entourage seraient après un tel choc sans doute encore hospitalisées.

    • @JJ
      J’avoue que le titre n’est pas choisi au hasard. J’ai d’ailleurs hésité avec “Chasse à l’orage, ça tourne mal.” Mais nous étions en ligne droite au moment de l’accident.

  4. Nous c’est l’orage qui a tout cassé, la voiture est épave, la toiture prend l’eau. Les fenêtres sont explosées, les arbres ont été hachés. Bref, il ne reste rien.
    Heureusement, on a la santé, le moral n’est pas au beau fixe, mais ça va revenir.

    J’imagine non sans mal que tu as dû voir de nombreux orages, tu sais s’il est possible de se protéger de la grêle ?

    • @jan luc picart
      Le mois de juin a été marqué par les nombreux orages gréligènes. Malheureusement, aucune méthode de protection ne semble fiable. Les experts se battent encore aujourd’hui pour essayer de vérifier les théories qui soutiennent le fonctionnement des machines.
      Entre Moissac et Agen, les agriculteurs utilisent un canon qui envoie une onde sonore et permettrait de fragmenter la grêle ou d’empêcher que les cristaux de glace ne s’agglomèrent. Ailleurs, ils envoient des cristaux d’iodure d’argent pour permettre de créer plus de noyaux de grêle et ainsi réduire la taille de la grêle.

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