Les Toulousains fuient face à l’orage qui approche

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À Toulouse, les chasseurs d’orages rongent leur frein. Après un été caniculaire, les orages restent toujours aussi rares. Ce n’est pas la faute de Météo-France qui continue de placer Toulouse en alerte orage. Mais les orages semblent prendre un malin plaisir à éviter la Ville Rose.

Pour cet orage, on savait qu’il y avait un risque que celui-ci évite Toulouse, le modèle AROME fournis par météo France était relativement juste lors des prévisions publiées à 5h mais celles de midi et de 17h laissaient penser que l’orage viendrait arroser Toulouse.

C’est donc tout équipé que je suis parti chasser l’orage depuis les bords de Garonne.

L’orage évite Toulouse et passe au nord de l’agglomération toulousaine

Où voir l’orage facilement ?

Lorsque je quitte la maison, je ne peux que constater qu’un orage se prépare, reste à confirmer où exactement, il passera pour pouvoir se placer. Au regard des prévisions et de mes contraintes de transport, je décide de me rendre sur les bords de Garonne. D’un coup de métro, je suis sur le Pont Neuf.

Mon installation attire quelques curieux, certains essayent de passer pour des météorologues. D’autres découvre la chasse à l’orage. L’un d’eux pensait à tort que cela ne se pratique qu’aux États-Unis.

Sur mon smartphone, je vois l’orage qui se rapproche de Toulouse. Il remonte sur la frontière entre le Gers et la Haute-Garonne.

L’orage approche de Toulouse par le sud

Les premiers intra-nuageux donnent quelques indications

Au bout d’un moment, j’arrive enfin à observer des flashes lumineux, l’orage s’est déplacé et remonte dans le Gers. L’orage semble se coincer dans la cuvette formée entre le Gers et la Save. Cette partie de l’orage passe au nord de Toulouse et remonte sur Montauban. L’autre partie passe au sud et se bloque au niveau d’Auterive, traverse le nord de l’Ariège avant de partir vers l’Aude.

Je sais que la partie au sud ne va pas être la plus photogénique depuis le pont Neuf. Sur le pont se trouve de nombreux piétons et surtout des cyclistes. Je préfère me déplacer sur le quai de la Daurade, il y a du monde, mais mon trépied sera moins gênant.

Lors d’une précédente chasse à l’orage, je me suis placé en haut de la digue, mais cette fois, je n’ai pas confiance dans cet orage et je sens qu’il va me jouer un tour. Je préfère ne pas être trop proche des arbres. Au bord de la Garonne, j’arrive à m’installer tranquillement. Je peux même m’asseoir sur le parapet chauffé par le soleil.

La Garonne lissée par le vent joue le rôle de miroir, je fais quelques photos de la Grande Roue et du Dôme de La Grave. Les Toulousains profitent des bords de Garonne sans se soucier de l’orage qui arrive. Pourtant, le ciel se fait menaçant.

Ce n’est que lorsque le vent se lève et soulève d’importants nuages de poussières qu’ils commencent à fuir. Au loin, on aperçoit quelques flashs lumineux, mais pas de quoi faire une photo. La Garonne change de visage, les vagues se creusent. Les bateaux de locations se font bien secouer. Au loin, sur la digue du Bazacle, on voit l’eau qui remonte la cascade, repoussée par le vent.

Un papa et ses 2 filles profitent des berges de Garonne pour faire une pause. Ils mettent les vélos sur la béquille. À la bourrasque suivante, les vélos ne peuvent s’empêcher de tomber dans un grand bruit.

Le vent puissant souffle sur le quai de la Daurade et soulève des nuages de poussières avant l’arrivée de l’orage sur Toulouse

Les premiers éclairs se dessinent dans le ciel

Photographier les orages est une activité qui comporte des risques.

Il vaut mieux bien se préparer avant de sortir photographier les orages.

Au-dessus de la Garonne, les premiers éclairs se dessinent enfin. La Grande Roue s’éteint subitement. J’ajuste mon cadrage afin de pouvoir capter l’un des prochains éclairs. Mais ceux-ci jouent à cache-cache comme souvent.

L’air est encore chaud, mais le vent qui souffle en rafale semble plus froid, la sensation est assez étrange. Cela arrive parfois sous les orages de constater ces écarts de température.

Ma Pluto Trigger se déclenche fréquemment, mais elle se fait piéger par les intra-nuageux ou par des éclairs qui tombent hors cadre. Certains impacts de foudre se cachent même derrière les arbres. Heureusement l’un d’eu me fait l’honneur de se montrer franchement.

Vite, je replie mon trépied, je vais changer de spot avant que la pluie n’arrive.

Sur le pont Saint Pierre, l’orage visible, mais…

J’arrive sur le pont Saint Pierre pour installer mon trépied. Les rideaux de pluies que j’aperçois autour de moi me laissent penser que je vais devoir me replier rapidement. Mais je veux tenter ma chance. Il y a bien quelques impacts de foudre qui se montrent, mais je n’arrive pas à les capturer. Autour de moi, plusieurs photographes réalisent des portraits, l’un d’eux utilise un flash qui déclenche ma cellule.

L’orage part vers Montauban

Comme prévu, la pluie arrive. Sur le pont, je suis très exposé, il ne sert à rien de rester. Malheureusement, comme c’est souvent le cas dans ces situations en fermant le trépied, un impact se dessine distinctement devant moi. Je me retourne et dans mon dos, c’est aussi un festival. Plusieurs impacts de foudre se dessinent sur le muretain.

Mais il vaut mieux être prudent et faire des photos dans ces conditions revient à prendre un risque. Surtout les photos ne seront pas très exploitables, car la pluie arrose l’objectif.

À la station météo de Blagnac, on constate une forte diminution de la température qui passe de 32 °C à 19 h à un petit 22.7 °C. Le pluviomètre mesure au cours de l’orage 6 mm de pluie.

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