Toulouse, rassemblement contre l’antisémitisme

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Toulouse, comme de nombreuses villes en France, a organisé un rassemblement contre l’antisémitisme. Les organisateurs ont répondu à l’appel des présidents du Sénat (Gérard Larcher) et de l’Assemblée (Yaël Braun-Pivet). Depuis le début du conflit Israëlo-Palestinien le 7 octobre avec l’attaque du Hamas contre Israël, on observe une hausse des actes antisémites.

Afin de répondre à la manifestation contre l’antisémitisme organisée à Paris, Toulouse a donc proposé aux Toulousains de se rassembler sur la place du Capitole en ce dimanche après midi. Au pied du Capitole, les élus de la ville, de la métropole, du département, de la région ainsi que des députés et des ministres ont formé un bloc entouré de nombreux toulousains.

Les élus toulousains font bloc contre l’antisémitisme

Un rassemblement expéditif

Le rassemblement était prévu à 16 H, mais de nombreuses personnes se pressent pour rejoindre la place du Capitole. À 15 h 45, le photographe de la mairie commence à positionner les élus pour qu’il soit bien visible sur la photo. Il doit batailler longuement avec les toulousains qui souhaitent repartir, eux aussi, avec une photo de ce moment.

Rapidement, le photographe rejoint un élévateur caché parmi les chalets du marché de Noël. Malin, le photographe s’est réservé une place de choix. Devant le groupe d’élus qui portent tous leur écharpe tricolore, les photographes tentent de faire la photo avec le Capitole en toile de fond. Il faut jouer des coudes et déclencher au bon moment pour obtenir une photo.

Une personne commence à expliquer l’organisation du rassemblement et annonce que le rassemblement devrait se terminer vers 16 h 25. Après une minute de silence, une salve d’applaudissement et la marseillaise, une personne égraine le nom de plusieurs victimes d’actes antisémite. Ils évoquent notamment les victimes de l’attentat à l’école Ozar Hatorah.

Malheureusement les toulousains n’arrivent à entendre que quelques mots. Il est tout juste 16 h 15 et la place du Capitole commence déjà à se vider. Certains dénoncent l’organisation expéditive, d’autres regrette qu’il n’y ait pas une marche.

7’000 Toulousains pour dire non à l’antisémitisme

Au plus fort du rassemblement, Jean-Luc Moudenc compte 7’000 personnes. Certains ont des drapeaux tricolores, d’autres brandissent des affiches avec les portraits des otages ou des victimes du Hamas. À côté de la porte Capitole, une banderole est aussi déployée.

Tous les participants ne défendent pas les mêmes choses. Certains viennent pour dénoncer l’antisémitisme et toutes formes de racisme. D’autres sont venus pour dénoncer l’attaque du Hamas et soutenir la réponse d’Israël.

Dans la foule, de nombreuses personnes de la communauté juive se rassemble, mais on croise aussi des citoyens de toutes les religions et même des personnes qui se définissent comme athées ou laïques.

Dans un coin de la place, un jeune homme observe. Le long sa jambe, il cache un drapeau palestinien. Il essayera de coller un autocollant « Free Palestine » avant de recevoir un flot d’insultes. Rapidement, des participants au regroupement contre l’antisémitisme ont retiré l’autocollant avant d’inviter la personne à quitter la place du Capitole.

Une participante au regroupement contre l’antisémitisme à Toulouse invite à la paix

Le RN discret, LFI à Noé

Dans le regroupement, on pouvait apercevoir des militants d’extrême droite. De leur côté, les élus et militants LFI ont préféré se regrouper à Noé au sud de Toulouse pour ne pas croiser les militants d’extrême droite.

Noé n’a pas été choisi par hasard, un camp accueillait les exilés espagnols avant qu’il ne devienne un camp d’internement pour les juifs persécutés par Vichy et l’Allemagne nazie.

Un drapeau tricolore flotte au-dessus des toulousains

Des rassemblements qui divisent

Au niveau national, ces rassemblements divisent notamment en raison de la présence, voir de la récupération par le RN (ex FN). De nombreuses personnes dénoncent la présence des militants d’extrême droite dont certains ont par le passé tenu des propos ou participé à des actes antisémites.

Ailleurs, c’est la présence des élus et militants de LFI qui pose un problème. Le parti de Mélenchon ne qualifie pas le Hamas d’organisation terroriste.

Un tel rassemblement contre l’antisémitisme n’avait pas été vu depuis la profanation du cimetière juif de Carpentras en 1990. En France, 182’000 personnes ont participé aux marches et autres rassemblements contre l’antisémitisme.

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