êtes vous Meero ? ou l’uberisation des photographes

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Fin juin les médias économiques et les observateurs se sont emballés devant la levée de fond record réalisée par Meero. Cette start up annonce qu’elle va disrupter le monde la photographie.

Du coté des photographes, on grince des dents. Indépendants pour la majorité, les photographes ne souhaitent pas qu’un intermédiaire vienne précariser un peu plus leur profession.

Etes vous Meero ? La star up veut disrupter le monde de la photographie
Êtes vous Meero ? Avec une levé de fonds record, la star up veut disrupter le monde de la photographie

Un peu de vocabulaire pour commencer

Start Up : en français Jeune Pousse, est une entreprise innovante. Généralement elle recherche d’important investissements qu’elle justifie par un potentiel fort de croissance économique.

De par leur fonctionnement les start up ont un taux d’échec important. Pour passer du stade de l’idée à celui du produit commercialement viable la start up à besoin de moyens financiers. Au moindre retard les couts plombe la jeune pousse. Si l’idée de départ de la jeune entreprise semble « innovante » sa mise en place ne correspond pas toujours aux réalités de terrain.

Contrairement à une entreprise classique le modèle économique des start up repose le plus souvent sur la recherche de fonds extérieurs avant de se concentrer sur ses revenus et viser la rentabilité.

Disrupter : chambouler un marché. Pour agir les jeunes pousses ont plusieurs moyens d’actions :

  • Utiliser un vide juridique pour intégrer un marché
  • Casser un monopole établi
  • Apporter un confort supérieur à l’utilisateur
  • Réduire le cout pour les utilisateurs

Licorne : ou unicorne en anglais, désigne une entreprise dont la valeur est estimée à plus d’un milliard de dollars. Si au départ une licorne désignait une entreprise de la Sillicon Valley, aujourd’hui on utilise ce terme de plus en plus pour des entreprises à travers le monde.

En France les licornes sont peu nombreuses. Les spécialistes en comptent 4 (Meero, Doctolib, Deezer et Blablacar), parfois 7 (en incluant OVH, Ivalua et Veepee).

Une Start Up entre les clients et les photographes

Qu’est ce que Meero ?

Meero se défini comme une plateforme de production photographique. Elle vise a mettre en relation des clients et des photographes indépendants. En juin 2019 son PDG : Thomas Rebaud indique que la start up a réalisé une levée de fond de 205 millions d’euros.

Après s’être attaqué au marché de la photo immobilière pour des sites comme booking ou airbnb, Meero s’est lancé sur le marché de la photo culinaire avec pour clients principaux les sites de livraisons à domiciles.

Désormais le PDG souhaite que son entreprise se penche sur le marché de l’e-commerce et la photographie d’entreprise avant de s’attaquer au marché des particuliers.

Dans Les Echos, le PDG explique aussi qu’il brule beaucoup d’argent pour créer une communauté afin d’être susceptible d’être racheté par une autre entreprise.

Il annonce aussi que 1200 personnes vont composer les 5 bureaux (dont 4 à l’étranger) de l’entreprise. Il ajoute que 58’000 photographes sont déjà inscrits sur la plateforme, reste a savoir si tous ont un revenu correcte.

L’idée de Meero n’est pas nouvelle !

Avant Meero, des entreprises jouaient déjà le rôle d’intermédiaires entre des clients et des photographes. Meero ne fait que réinventer la roue à la sauce start up.

Dans le cas de Meero, les tarifs sont fixés par la start up. Les photographes subissent les tarifs déconnectés des réalités du marché. Par exemple les tarifs ne prennent pas en compte les frais de déplacement.

Une relation client indirect, des galères en plus

En rajoutant un intermédiaire entre le client et le photographe Meero veut gommer les difficultés. Mais d’autres problèmes vont apparaitre.

Ainsi les photographes travaillant pour la jeune pousse vont devoir se battre pour échanger avec les clients. Ils devront assurer la logistique autour des prise de vue et gérer les problèmes que le fonctionnement mis en place par la start up entrainent.

Habituellement quand un client fait appel à un photographe celui ci prévoit les besoins du client. Le client précise ses attentes et le photographes peut donner des instructions concernant la préparation du shooting. Mais que faire quand il y a un intermédiaire entre les 2.

Vers un formatage des photographies par Meero

Les communicants de Meero indique que l’étape du post-traitement est réalisée de manière automatique par des algorithmes. Elle explique qu’il y a une petite part réalisées par des humain. Mais elle n’indique pas quels humains interviennent.

Pour réduire les couts de production on peut aisément imaginer que Meero sous traite cette étape auprès de techniciens à l’étranger.

En retirant cette étape de la production aux photographes ils se transforment en simples techniciens. Les photos vont peu à peu être formatée par la jeune pousse. Cela va gommer l’esprit créatif des photographes qui fait parfois la différence dans la réalisation de ces photos, sans parler de leur impact sur le public.

Après les entreprises bientôt le marché des particuliers ?

Meroo envisage de s’attaquer au marché des particuliers. Si comme on vient de le voir le coté créatif de la photographie va être mis à mal. C’est aussi les photographes qui vont payer le prix.

L’un des derniers marchés pour les photographes indépendants va être mis à mal par la start up. Avec son fonctionnement l’entreprise va obliger les photographes à multiplier les prestations.

Une diminution des revenus pour les photographes

Moins de travail pour les photographes grâce à Meero

Après les microstocks, voici que les start up s’attaquent au marché de la photo pour les entreprises et pour les particuliers.

En s’attaquant à ces marchés les photographes vont perdre du temps de travail et donc des revenus. Déjà que la vie de photographe freelance n’est pas toujours rose. La voici qui devient un peu plus sombre.

On l’a vu la start up automatise le post-traitement des photos. Ce temps que les photographes passent sur leurs photos et qu’ils facturent n’existe plus.

Meero annonce qu’elle va simplifier la vie des photographes en retirant certaines activités pas toujours évidentes pour les photographes. Les taches administratives et la comptabilité devraient être gérées par la start up.

Celle ci met en place une plateforme pour « aider » les photographes dans ces démarches.

Moins d’argent pour les photographes grâce à Meero

Il ne faut pas se mentir, retirer des taches administratives ou comptables à un photographe ne va pas lui permettre de faire plus de photos. Il faudrait pour cela que les clients aient besoin de plus de photographies.

De par son fonctionnement la start up, n’emploie pas les photographes. Ils restent indépendants. Ils ont donc toujours de la comptabilité et des taches administratives à accomplir.

Quand le PDG de Meroo indique que les photographes touchent quelques 1’000$ (donc environ 879€) par mois en 6 ou 7 missions, il n’explique pas comment il peut leur permettre d’aller plus loin.Pire il semble connaitre un vrai problème de mathématique.

Tous les photographes approchés par la plateforme parlent plutôt de missions à 30€/heure auxquelles ils doivent encore retirer leurs charges et leur frais de fonctionnement et l’amortissement du matériel. Habituellement ce genre de mission se facture entre 100 et 150€, sans compter les droits d’auteurs que Meero semble éluder.

Que va t il se passer quand un client voudra prolonger la durée de l’utilisation des photographies ? Y a-t-il d’ailleurs un limite de temps aux droits d’utilisation de la photo ? Ils permettent pourtant aux photographes de vivre soit en prolongeant les durée d’utilisation soit en renouvelant les photographies.

Les photographes ne sont pas les seuls victimes de Meroo

Si on retire des activités annexes aux photographes ceux qui se sont entourés d’un comptable voir d’assistant(s) vont s’en séparer.

Quelques avocats pourraient profiter de la situation en cas de litiges avec Meroo, mais d’autres n’auront plus la possibilité de conseiller les photographes.

Une plus grande précarisation des photographes

Les photographes de plus en plus précaires vont ils devenir des slashers
Les photographes de plus en plus précaires vont ils devenir des slashers ?

En diminuant les revenus des photographes on précarise un peu plus la vie de ces derniers. Peu à peu ils deviennent esclaves du système.

En cassant les prix il sera difficile de les faire remonter plus tard. Les clients risquent de ne plus vouloir des prestations différentes, moins formatées mais plus couteuses.

Dans le monde de l’entreprenariat on a l’habitude de dire qu’il ne faut pas qu’un client représente un part trop importante du chiffre d’affaire. Mais ici certains n’auront que la start up comme client. Que va t il se passer le jour ou elle se cassera la figure ou qu’elle sera vendue comme bon nombre de start up ?

N’allons nous pas voir apparaitre un classe de sous hommes , petites mains de l’industrie numérique obligées de cumuler les boulots pour vivre.

N’allons nous pas voir apparaitre des slashers (employés qui cumule plusieurs emplois) capables d’assurer la livraison d’un repas par Uber Eat, de remettre en état un bien immobilier loué par Airbnb et de faire des photos entre 2 missions pour Meero ?

Les photographes ont la possibilité de rejeter Meero mais

Les photographes peuvent rejeter l’idée de collaborer avec la plateforme. Mais celle ci n’aura probablement aucun soucis à trouver quelques bonnes poires qui accepteront ces conditions.

La start up va pouvoir jouer sur les tarifs des autres photographes du fait de cette forme de concurrence nouvelle.

Même en se formant et en développant des produits différents l’effet Meero va se faire sentir chez tous les photographes. Il ne fait aucun doute tous allons subir des diminutions de revenus.

Meero dispose de moyens que les photographes n’ont pas. Ces derniers risquent de se faire effacer par l’ogre qui a la possibilité d’occuper toutes les espaces de communication.

La start up peut communiquer très facilement en employant des experts que les photographes ne peuvent solliciter pour faire ses publicités sur net. En occupant les espaces publicitaires Meero va cacher les autres photographes. Ceux dont le modèle économique repose sur la publicité vont rapidement être pris à la gorge et ne pourront pas survivre.

Reste aux photographes de développer leur réseau et à convaincre leurs clients de ne pas répondre aux sirènes de la facilité et du low cost.

Les politiques et les marchés se frottent les mains

Bien sur tout le monde ne voit pas que de mauvaises choses. La France cherche encore ses licornes qui « feront du bien à l’économie ». Certains espèrent en voir 20 ou 30 d’ici 2025.

Les chiffres flattent les hommes politiques mais éludent les questions autour de l’humain. Il y a des annonces d’embauches, des chiffres qui peuvent donner le tournis si on s’arrête aux seuls chiffres. Cela ne semble pas interpeller les politiciens de voir certaines professions se précariser un peu plus.

Du coté des marchés financiers l’apparition d’une licorne ouvre l’espoir que d’autres suivront et permettront à certains investisseurs de gagner encore plus d’argent sur le dos des plus petits ou des plus faibles.

La levée de fond record de 205 millions d’euros n’est pas de l’argent qui va être injecté dans le monde de la photographie mais seulement dans celui des start up. Les photographes ne verront que les effets néfastes des réalisations de Meero.

Les clients eux aussi ne peuvent que trouver l’initiative de Meero intéressante, surtout si les tarifs diminuent mais accepteront ils que la qualité des photos soit nivelée par le bas ?

Pour aller plus loin :

Joelle Verbrugge se pose de nombreuses questions sur le plan légale de Meero. L’occasion pour les photographes qui seraient tentés par les offres de la Strart Up de bien réfléchir à leur projet. Que penser des plateformes de mise en relation photographes/clients ?

Un article de l’ADN reprend les propos de photographes contre Meero : Travail à la chaîne, tarifs ridicules… Meero, la nouvelle licorne française, fait hurler les photographes

De la même manière Libération souligne que la start up ne cherche pas soutenir les photographes mais seulement à faire du fric : Meero, le «Uber» de la photo

9 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Loïc
    Bravo pour cet article qui explique parfaitement la situation du petit monde de la photographie professionnelle de nos jours.
    Nous avons déjà pris une belle claque dans la figure, quand APPLE à inventé le premier appareil photo sur un téléphone portable.
    Nous avons ensuite pris un gros coup de poing, quand les fabricants tous confondus de ces téléphones portable ont rajouté de la qualité aux photos prises avec !
    Tous le monde aujourd’hui à le sentiment de savoir prendre de belles photos avec ces smartphones (qui souvent ne sortirons jamais du cloud du fabricant) .
    Le résultat, personne ne fait appel à un photographe professionnel aujourd’hui. Même la presse écrite réduit les prestations du côté de la prise de vues car les rédacteurs et correspondants réalisent les images pour leurs articles avec leur propre téléphone.
    Maintenant tu nous annonce l’arrivée de cette start-up qui va réduire le photographe à un press-bouton, qui devra enchaîner les missions si il veut espérer simplement payer son loyer en début de Mois, et manger une poignée de pâtes.
    Que font les groupements professionnels comme le GNPP ou encore l’UPP ceci rien que pour la France bien sur ?
    Notre métier n’est plus en perte de vitesse, il agonise, ils me font rire (ou plutôt pleurer) les Nikon, Canon, Fuji, etc ……… qui sont eux aussi les artisans de cette mort du métier. Ils ont fabriqué depuis l’avènement du numérique des boîtiers photo « dit » professionnel à des prix stratosphérique, et je ne parle même pas des optiques qui vont avec. Les photographes pro de nos jours n’ont même pas assez de commandes pour assurer l’amortissement du matériel sur 2 ans. Dans ces conditions il est très difficile d’exercer notre métier de nos jours. L’arrivée de cette start-up me parait bien être le clou qui va fermer le cercueil de notre métier.
    Je doit me lever tous les matins depuis maintenant 2 ans, à 4 heures 30, pour aller faire les marchés de la ville à coté de mon domicile, ceci car la photographie ne me permet pas de payer mes charges courantes et de faire manger ma famille. J’ai dû fermer mon studio en 2017 mes revenus ne couvrants même pas le loyer du local dans lequel il était situé.
    Voici pourquoi je suis un peu amère quand je vois que les politiques et les marchés Financier se frottent les mains de l’arrivée de telles sociétés. Il est vrai que ces gens là ne savent même pas que nous existons et tentons d’exister.

    • @Jean-Pierre Vincendet
      Ta situation ne me surprend pas et correspond à celle de la très grande majorité de confrère qui rament et sont parfois en difficulté pour continuer à vivre de leur art. Personnellement en plus de refuser (de ne pas prêter attention aux) les offres de ces start up je ne pouvais pas me taire. J’ai un blog qui me permet d’avoir une tribune libre et de donner mon avis. Si celui ci me permet de faire évoluer les mentalités de certains voir d’une seule personne alors cet article aura été utile.

      Un autre confrère explique de son coté que la levée de fond record réalisée par Meero est de l’argent injecté dans le monde de la photo mais en réalité c’est de l’argent qui doit permettre à des financiers de gagner toujours plus. Cette fois ça tombe sur les photographes la prochaine fois un autre corps de métier sera la cible de cette gangrène qu’est le monde de la finance.

  2. Comment mettre les gens en concurrence pour le service et la qualité en les payant le moins possible et en les précarisant? Je n’avais pas entendu parler de cette start-up, mais ils ont tout compris. Et ceux qui s’inscrivent pour y participer pensant y gagner en liberté sont bien naïfs.

    • @Anne
      Comme pour d’autres uber-travails ils se rendront compte des problèmes une fois qu’il seront coincés par celui ci. Certains chauffeurs UBER se sont endettés pour payer leur outil de travail et aujourd’hui ils n’arrivent pas à rembourser ce crédit faute de clients en nombre suffisant. Pour les photographes de meero ca sera pareil. Dans quelques années quand les financiers viendront demander ce qui leur appartient ce sont les « techniciens » qui seront lésés …

  3. Merci pour cet article très complet. Hélàs Meero n’est pas le seul (les investisseurs le savent-ils ?). Ce genre de plateforme se multiplie avec un tarif de 30 à 35 euros brut de l’heure et un cahier des charges assez touffu à respecter. Dernier appel en date Shoot… Avant il avait déjà eu PhotoPres…, LeCLi.., Eversho… et j’en oublie ! Ils sont très actifs pour trouver de nouvelles recrues mais il n’y aura certainement pas assez de photographes-pigeons pour accepter toutes ces missions sans intérêt et gageons que ça se retournera sur ces esclavagistes modernes !

    • @Gilles
      effectivement ces boites se sont multipliées, d’autres embrassent ce modèle économique depuis peu. En informant les photographes on réduit le nombre de pigeon, mais il sera difficile de lutter contre la bêtise de ceux qui préfèrent ne pas entendre nos recommandations et nos conseils.

  4. Effectivement il n’y a pas que Meero, et ils ne sont pas les premiers.
    Les crétins de la presse, qui s’enthousiasment car les gouvernants le leur demandent, sont à ce point mirots qu’ils ne voient pas que ce sera plus tard leur tour ( c’est du reste déjà entamé lorsque l’on voit la pauvreté des écrits, la raréfactions du travail en ce métier etc… car eux aussi ont déjà accepté de niveller par le bas au lieu de « faire la différence » eu égard au WEB.
    J’ai été sollicité par « Ocus » qui provient de la fusion de 2 autres plateformes. ( ils m’ont fait miroiter monts et merveilles, tout comme la vitrine de leur site mais …)
    Mais eux, ne sont pas connus car la presse n’en pas fait les choux-gras: lorsque l’on regarde la carte des missions c’est loin d’être Meero-bolant!!
    3 misérables missions à 60 € sont proposées pour l’ile de france ( il y en a davantage en Province mais c’est pas le gros chiffre) .et au cours de la semaine aucun « photographe ne les a acceptées!
    l’une d’elles:
    Les Pavillons-sous-Bois, France
    10 clichés – Shooting culinaire Pack « Menu + Hero » – 1h30 Uber EATS FR – Réf. [retrait de la référence] Vous définirez le rendez-vous en appelant le contact.
    Rémunération de base : 60.00 €
    Tiens donc le client est Uber, quelle coïncidence…
    Comment ces mêmes personnes peuvent fonctionner , à moins qu’elles vendent 5000€ notre prestation?ce qui n’est bien sur loin d’être le cas .
    Gageons et sans méchanceté espérons qu’ils vont prochainement fermer boutique.

    Mais le problème reste entier, une ou deux survivra, et les consommateurs pensent désormais que la photographie de vaut rien ou presque , qu’il s’agit d’un produit de consommation comme des boites des conserve.
    Car derrière cela, le matériel et les algorithmes permettent un résultat propre néanmoins, et le client submergé par d’autres dépenses et charges, n’a plus la capacité de faire la différence avec des vraies images qui ont un sens qui véhiculent tant des vraies infirmations que de l’émotion, pour ne parler que de celà, aujourd’hui dans un monde prétendu être celui de l’image du fait des quantités produites, plus personne ou presque n’a de culture tant de l’image que de son utilité en vue d’une vraie et pertinente communication.

    J’ai connu une époque ou des clients passaient une journée entière avec moi et quelque collaborateurs( trices) pour faire une photo: mais quelle photo! elle servait pour lz pub, le catalogue , le dossier de presse , elle était belle et aboutie, elle donnait vraiment envie car on s’y était tous investis!
    Je gagnais bien ma vie, le client bien davantage car il vendait énormémant, et on prenait un plaisir qui semblerai insensé aujourd’hui à à la construire méticuleusement; selon la formule c’était très prenant mais on avait peine l’impression de travailler pourtant.

    Aujourd’hui pourquoi et quel plaisir l’on pourrait avoir à venir cadre et déclencher pour mettre en boite quelques sushis à livrer.pour gagner en plus très mal sa vie?
    Il ne s’agit même plus d’un métier!

    Continuons en tous cas à produire de la qualité pour une clientèle exigeante et encore respectueuse, car, pour citer Dostoïesski: « La beauté seule sauvera le monde ».

    • @Perrot-O

      Effectivement les boite de ce genre auront des conséquences sur le boulot de ceux qui ne passent pas par leur service. Les clients pourront plus facilement tirer les prix vers le bas… Mais comme tu le soulignes la qualité de service peut faire la différence. Faut il encore réussir à trvailler avec les principaux concernés et pas des intermédiaire qui se la jouent directeurs artisitiques

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