Des outils automatiques pour trouver les photos volées

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Lorsque l’on dispose d’un importante photothèque suivre régulièrement l’utilisation de ses photos devient vite fastidieux, pour que cela ne soit pas une activité trop chronophage des outils automatisent la recherche des photos republiées sur Internet. Les vols de photos sont nombreux, les utilisations non autorisées le sont elles aussi. Entre méconnaissance des règles et actes volontaires, les voleurs de photos sont nombreux, ils pensent que cela ne fait pas de mal et pourtant la perte est importante pour les photographes et/ou les entreprises qui les emploient.

J’avais eu l’occasion de vous présenter des outils manuels qui permettent de retrouver les photos mais ils se révèlent dans ce cas chronophages et il devient vite pour le photographe difficile voire impossible de prendre le temps de rechercher régulièrement toutes ses photos afin de détecter des voleurs.

Heureusement des sites ont automatisé le principe de la recherche manuelle et viennent en aide aux photographes en facilitant la tache de la traque des voleurs de photos.

J’ai à ce jour dans les favoris de mon navigateur  2 sites qui remplissent cette fonction. Le premier Image Raider m’a été présenté par Sebastien Miesch, le second Pixsy Photos m’a été présenté par Gregory Bertolo.

Des outils automatiques permettent de trouver les voleurs de photos
Des outils automatiques permettent de trouver les voleurs de photos

Traquer les photos volées et les utilisations non sollicitées

Les deux sites ont un fonctionnement similaire. Il faut leur proposer les photos à surveiller pour qu’ils se chargent ensuite de rechercher les copies via google images. Le photographe peut ainsi une fois les photos déposées faire autre chose (et ne pas bloquer l’utilisation du moteur de recherches en réduisant le nombre de requêtes lancées depuis son PC, foutu captcha de google).

Les sites ont parfois besoin de temps pour collecter les résultats. Personnellement je ne relève les filets qu’une semaine après le dépôt des photos.

Des outils de lutte contre les voleurs de photos
Des outils automatiques de lutte contre les voleurs de photos

Image Raider rapidement coûteux

Comme l’expliquait Sébastien dans son excellent billet de présentation Image Raider souffre d’un problème, le service est payant et se révèle à la longue coûteux, proportionnellement au nombre de photos à surveiller.

Image Raider peut être utilisé gratuitement durant une certaine période et des crédits peuvent être obtenus en partageant un lien sur les réseaux sociaux du photographe. Mais avec 4’000 photos déposées j’ai vu mes crédits s’épuiser bien trop rapidement et je me suis retrouvé bien incapable de relancer le compte sans passer par la caisse.

L’import des photos est très simple sur le site, je n’ai eu qu’un lien à indiquer à Image Raider pour qu’il ajoute toutes les photos contenues sur Pyrros.fr. Il existe même une option qui permet d’ajouter automatiquement les nouvelles photos.

Pixsy Photos gratuit mais des fonctions payantes

Pour le moment l’accès au site est soumis à des invitations.
L’équipe de Pixsy m’a donné des invitations que je distribue à ceux qui expliquent dans les commentaires ci dessous pourquoi ils utiliseront le site.

Ce n’est pas le cas de Pixsy Photos qui est pour le moment gratuit. Mais l’envoi des photos se révèle plus long, il est impossible d’envoyer plus de 100 photos à la fois depuis son propre site.

Pixsy Photos peut gérer la surveillance de 20’000 photos gratuitement.

En outre Pixsy Photos propose de s’occuper de faire la réclamation de vos droits aux voleurs de photos, mais ce service ne fonctionne pas encore en France. Cela ne devrait pas tarder à devenir fonctionnel car le site finance son fonctionnement sur les gains de ces procédures.

Chez Pixsy Photos, il est possible avec le compte payant de lancer via un simple clique des procédures DMCA, pour moins de 10€/mois cela peut être rentable surtout quand de nombreuses photos sont volées et parfois redistribuées par des sites étrangers.

Les voleurs de photos sont sous surveillance
Les voleurs de photos sont sous surveillance

Traquer les voleurs de photos un service gratuit ou payant

Dans les 2 cas ce sont des services qui méritent d’être développés pour les rendre plus pratiques, plus fonctionnels et plus performants.

Image Raider parait austère mais il possède des fonctionnalités qui semblent à ce jour plus abouties. L’interface de Pixsy Photos et son fonctionnement gratuit en font un sérieux concurrent.

Personnellement j’utilise les services gratuits de ces sites et les résultats sont très satisfaisants. Même si je ne note pas une diminution de l’utilisation non autorisée des photos, j’ai noté que je passe vraiment beaucoup moins de temps à chercher les voleurs de photos même en incluant le temps passé à envoyer des DMCA. J’hésite parfois à prendre un abonnement chez Pixsy Photos pour automatiser la gestion des DMCA.

Surveiller ses photos, c’est utile pour tout le monde

Dès l’instant que l’on dépose une photo sur internet celle ci peut être réutilisée par n’importe qui et pour n’importe quelle utilisation. Il est possible de limiter le vol de photo mais malheureusement ces systèmes ne sont pas inviolables.

Le sens de la photo peut être détourné, la photo peut être utilisée contre vous ou les personnes qu’elle représente, elle peut devenir un appât pour arnaquer d’autres internautes, elle peut servir à des sociétés qui vont se faire de l’argent sur votre dos et celui de vos sujets que vous soyez professionnel ou amateur de la photographie.

Les 2 services, Image Raider et Pixsy Photos peuvent déjà être utilisés par les photographes soucieux de faire respecter leurs droits sans passer de longues nuits à faire des recherches manuelles. Ils peuvent aussi être utilisés par des personnes qui se sont fait voler des photos de profil et qui sont aujourd’hui utilisées par les scameurs, ces gens qui créent de fausses identités pour soutirer de l’argent en faisant un chantage à l’amour sur les réseaux sociaux.

21 COMMENTAIRES

  1. Très intéressant ces site. Pour moi une solution manuelle est vraiment trop chronophage, ces services surtout s’ils sont gratuits dans leurs fonctions de base m’intéressent grandement.
    Juste pour info tu as retrouvé beaucoup de tes photos ainsi ?

    • @Ary
      Oui j’en ai trouvé beaucoup, mais cela est aussi proportionnel au nombre de photos que je diffuse.
      certaines publiées dans la presse étrangère sont très reprises, parfois hotlinckées depuis le site voleur, d’autres sont reprises plus ponctuellement.

  2. Je peux avoir un code pour pixsy, je souhaite surveiller l’utilisation de mes photos et faire payer les voleurs, pirates et autres contrefacteurs.

    C’est un super article continue

  3. Article très intéressant, victime d’un vol de photos persos sur facebook je cherche toujours des solutions pour retrouver ceux qui utilisent mes photos pour arnaquer d’autres internautes.

    Si ça marche je vais enfin pouvoir retrouver un peu de calme car c’est très emmerdant comme situation.

  4. Conscient de l’importance du sujet, car concerné non pas par la photo volée mais par mes compositions musicales qui, elles aussi, sont piratées (bien que déclarées), j’ai demandé l’avis d’un ami, auteur-compositeur très connu, sur ces types de comportement. En fait, la question est : que puis-je faire et comment procéder pour interdire. Malheureusement la réponse est quasiment toujours la même : pas grand-chose ! Sur internet, impossible de savoir à qui et à quoi servent nos compo. en Moldavie ou en Afghanistan ou à Djibouti… De plus, intenter un procès sur une utilisation frauduleuse coûte bien plus cher que ça ne rapporte. A l’étranger alors là : galère et complications. Aussi, je te rejoins pleinement, faire au préalable toutes les démarches possibles pour éviter ces comportements. Mettre des liens cachés etc…
    Ensuite, il y a un aspect non négligeable pour qu’un auteur soit reconnu il lui faut de la publicité. Ors si on ne met pas en avant nos productions on sera l’éternel inconnu et par là-même nos produits non diffusés ne vaudront pas un clou. Et oui, pas facile à résoudre.
    Bon courage, bien qu’avoir passé l’âge de me battre, je suis solidaire de ton action.

    • @Louis-Jean Gallier
      Suivant les sites qui diffusent les œuvres piratées il est possible de les faire interdire via les DMCA ou de demander un reversement des droits. Dans les 2 cas le voleurs y est perdant puisque cela peut conduire à la fermeture de son compte.

      Bien sur cela ne fonctionne que lorsque l’œuvre volée est hébergée sur des sites respectant certains droits.

      Quand il semble impossible d’agir il est possible de faire dé-référencer l’œuvre volée conduisant dans ce cas à une perte d’audience du voleur.

      Il existe donc des solutions mais cela demande du temps.

  5. Pour info, Pixsy vient d’être racheté par Getty. Et même s’ils affirment sur leur site qu’ils peuvent faire valoir les droits des photographes lésés en France, ils n’ont, pour le moment, personne qui les représente ici 🙁

  6. Bonjour Loïc, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt ton article car je cherchais justement ce type d’applications dont je suis assez étonné qu’il y en ai pas plus sur le marché. Je me demandais d’ailleurs comment font Fotolia et autre banques d’images pour retrouver rapidement leur photos volées (même lorsqu’elles sont retouchées).
    Serait-il possible d’avoir un code pour Pixsy ? J’aimerai l’essayer.

    • @Yoan
      Je t’envoie un code dans la journée
      Les microstocks ne recherchent pas à ma connaissance les photos qu’on a pu leur voler et cela pour raison toute simple leur pratique commerciale.

      N’importe qui achète le droit d’utiliser une photo l’achète pour tous supports sans distinctions de nombre. Cela veut dire qu’il peut utiliser une photo sur des milliers de supports différents dans des contextes complétement opposés il peut le faire. Il peut redistribuer la photo à son compte il doit probablement pouvoir la vendre via un autre stock … Et je ne parle que d’un seul acheteur alors quand il y en a plusieurs cela multiplie les recherches et donc les probabilités « d’utilisation legale ». Cela serait certainement trop compliqué pour identifier une « utilisation autorisée » d’une « utilisation non autorisée »

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