Nouvelle manifestation contre la loi travail à Toulouse

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A Toulouse, malgré les vacances, la mobilisation contre la loi travail se poursuit. Les syndicats, les organisations lycéennes et les les organisations étudiantes avaient appelé comme partout en France à manifester ce jeudi 28 avril.

Après la grande mobilisation du 31 mars, les organisateurs espéraient que les toulousains seraient nombreux à les rejoindre. Mais l’on ne comptait guerre plus de 3’800 manifestants selon la police et 6’000 selon les syndicats.

Avec 50 minutes de retards les manifestants s’élançaient depuis la place Arnaud Bernard où convergeaient encore de nombreux manifestants.

Une des nombreuses pancartes de la manifestation contre la loi travail : "Etat d'Urgence Sociale"
Une des nombreuses pancartes de la manifestation contre la loi travail : « Etat d’Urgence Sociale »

Mais à peine arrivé à Jean Jaurès, le cortège se divisait, la CGT voulait rejoindre la Gare Matabiau, tandis que les autres manifestants voulaient poursuivre sur le parcours prévu annoncé depuis plusieurs jours.

Des manifestants masqués donnent le rythme
Des manifestants masqués donnent le rythme
Une des nombreuses pancartes de la manifestation contre la loi travail : "Nos désirs font désordre"
Une des nombreuses pancartes de la manifestation contre la loi travail : « Nos désirs font désordre »
Gaston lagaffe dans la manifestation contre la loi travail de Toulouse
Gaston lagaffe dans la manifestation contre la loi travail de Toulouse
Un petit groupe de lycéens et étudiants étaient présent à la manifestation contre la loi travail
Un petit groupe de lycéens et étudiants étaient présent à la manifestation contre la loi travail
Un manifestant de la CGT porte un masque du président de la république François Hollande
Un manifestant de la CGT porte un masque du président de la république François Hollande

Alors que de nombreux manifestants continuaient en direction du monument au Morts de Toulouse, quelques heurts éclataient entre les forces de l’ordre qui durent utiliser des gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement face à un petit groupe de manifestants.

Rapidement les manifestants se sont retrouvés enfermés dans un sas formé par de nombreux policiers, CRS et autres gendarmes mobiles.

La tension entre les manifestants et les forces de l’ordre était palpable devant le centre commercial Espace Saint Georges alors que des toulousains étaient surpris de voir un tel déploiement de force à l’heure du déjeuner. Dans le ciel l’hélicoptère bleu de la Gendarmerie faisait des ronds sous les hués des manifestants.

La tension commençait à se calmer entre les forces de l’ordre et les manifestants. Les force de l’ordre contenant les manifestants dans le calme. Cette situation permis à certains manifestants de se disperser, en rejoignant le métro notamment.

Les CRS encadrent les manifestants
Les CRS encadrent les manifestants
Les toulousains surpris prennent des photos des CRS
Les toulousains surpris prennent des photos des CRS
Un manifestant tente de discuter avec les forces de l'ordre
Un manifestant tente de discuter avec les forces de l’ordre

Au bout d’un long moment les manifestants ont pu entrer dans le TNT pour y tenir une assemblée générale. Pourtant l’hélicoptère de la Gendarmerie, plus haut dans le ciel continuait à faire des ronds dans le ciel.

Ce n’est que plus tard que les manifestants ont appris qu’un groupe difficilement contrôlable de 200 manifestants était en train poursuivre la manifestation dans le quartier Bayard avant de partir vers le quartier Matabiau où ils se sont dispersés.

Dans un communiqué la préfecture indique que la manifestation a été stoppée suite à l’agression de personnes cagoulées sur des agents de police. Au moins 2 policiers ont été blessés notamment suite à des jets de projectiles.

La loi travail doit être présentée au parlement le 3 Mai, d’ici là de nouvelles actions auront lieu, notamment lors de la manifestation du premier mai.

4 COMMENTAIRES

  1. J’ai vu les images des violences à la télévision notamment à Paris. Je ne comprends pas ces violences, mais surtout je me demande comment les photographes font pour rester au milieu des affrontements. Dans certains vidéos on a l’impression que les photographes et vidéastes sont presque plus nombreux que les manifestants.

    • @Lisa
      Effectivement il y a parfois des risques mais personnellement je ne cours pas après le danger. Dans al mesure du possible j’évite de me trouver entre les 2 groupes et essai de me tenir plutôt sur les cotés.
      Parfois comme jeudi on arrive à se placer derrière les forces de l’ordre, mais ce n’est pas toujours possible, parfois on se retrouve enfermé et il est difficile de se place.
      Malheureusement certains photographes sont prêt à tout pour faire des photos et peuvent se mettre dans des situations peu enviables notamment en se plaçant entre les manifestants et les policiers.

  2. Merci pour ce compte rendu très sympa
    J’aime bien suivre l’actu de la ville ici, c’est toujours un autre point de vue très intéressant.
    Et bravo pour tes portraits, ils sont très réussis!

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