Marche en hommage aux victimes des attentats de Paris

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Entre 10 et 16’000 personnes ont bravé le vent glacial à Toulouse pour une marche en hommage aux victimes des attentats de Paris. Les participants répondaient à l’appel lancé par de nombreuses organisations syndicales et associations qui n’avaient pas voulu répondre à l’appel des élus de la ville de Toulouse quelques jours plus tôt.

8 jours après les attentats islamistes qui ont frappés les parisiens, les participants de la Marche en hommage aux victimes des attentats de Paris sont partis de la place Jeanne d’Arc. Les marcheurs ont silencieusement rejoint la place Saint Cyprien en passant par le pont des Catalans.

1/2heure avant le début de la marche en hommage aux victimes des attentats de Paris, nous sommes nombreux à nous demander si il y aura du monde de présent car on ne compte alors que 2 groupes de 50 personnes. Puis les participants arrivent lentement. Il y a de plus en plus de monde sur la place Jeanne d’Arc mais nous sommes très loin de la Marche pour les victimes des attentats de Janvier. Pour cette marche les organisateurs attendaient entre 50’000 et 70’000 personnes.

Banderole affichée lors de la Marche Cityenne "pour les libertés et la paix, contre la barbarie et les amagalmes"
Banderole « pour les libertés et la paix, contre la barbarie et les amalgames »

Le symbole "Peace for Paris" est entouré des mots Liberté Egalité Fraternité Laïcité
Le symbole « Peace for Paris » est entouré des mots Liberté Egalité Fraternité Laïcité
Make porn not war
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Une longue marche dans le froid

Après un discours fait par le président de la ligue des droits de l’homme de Toulouse le cortège s’élance difficilement, les photographes souhaitent réaliser une photo de la banderole qui ouvre la marche.

Au milieu de la foule on pouvait voir de nombreuses pancartes, quelques banderoles avec divers slogans. Il y avait aussi quelques drapeaux tricolores. On trouve dans le cortège quelques messages politisés peu apprécié par les participants et plus particulièrement la banderole hostile à la prolongation de l’état d’urgence que certains syndicats et partis de la gauche non gouvernementale ont agité .

On croise parmi les anonymes les candidats aux prochaines élections régionales et les élus locaux, les représentants des cultes.

Une jeune femme tient une affiche "Terroriste n'est pas Musulman"
Une jeune femme tient une affiche « Terroriste n’est pas Musulman »
"Tous unis" inscrit sur une affiche tricolore
« Tous unis » inscrit sur une affiche tricolore
Dans la manifestation certains n'ont pas peur et le font savoir
Dans la manifestation certains n’ont pas peur et le font savoir

Les manifestants s’accordent tous pour dire qu’ils n’ont pas peur. Les moins convaincus avouent avoir peur mais relève immédiatement que la peur ne doit pas leur dicter leur manière de vivre.

A l’avant du cortège on a entendu une Marseillaise discrète suivi de L’Internationale mais le reste du cortège reste désespérément silencieux. Les participants discutent entre eux, ils parlent de leur semaine. Certains discutent de leur soirée du vendredi 13, d’autres de l’actualité pesante, de ce flot continue de mauvaises nouvelles. Pour d’autres c’est l’occasion de se retrouver, le reste du temps ils ne prennent pas le temps de se voir.

Une homme brandi le drapeau tricolore
Une homme brandit le drapeau tricolore
Un père de famille montre une pancarte qui explique la racine du mot "Islam"Un père de famille montre une pancarte qui explique la racine du mot "Islam"
Un père de famille montre une pancarte qui explique la racine du mot « Islam »
A la fin du cortège un homme propose des calins gratuits
A la fin du cortège un homme propose des câlins gratuits

Sur le pont des Catalans, malgré le soleil, le vent glacial achève les marcheurs qui ne s’attardent pas quand le cortège s’arrête un peu plus loin pour se disperser. Il reste sur place un homme qui propose des câlins gratuits.

4 COMMENTAIRES

    • @ary
      On a eu la preuve que rien ne pouvait résister à l’épreuve du temps. Des manifestants pour le climat dans le cadre de la COP21 ont détruit l’espace de souvenir de la place de la République à Paris. Certains n’ont pas hésité à utiliser les bougies et des vases pour les transformer en projectiles contre les forces de l’ordre. D’autres ont tenter d’incendier les drapeaux tricolores qui étaient accrochés sur cette même place.

  1. c’était superbe, moi même j’étais à toulouse le lendemain des attaques pour rendre hommage et j’ai assisté à plusieurs rassemblements pour  » ne pas oublier » au capitole.
    Je pense aux familles, aux proches, aux survivants, les familles et les proches vont devoir surmonter et les survivants se reconstruire, je leur souhaite à tous beaucoup de courage.
    Je termine en disant une chose ne les oublions pas. Nous avons un devoir de mémoire

    • @jean-michel
      Je n’emploierai pas le terme de superbe car c’est l’horreur qui nous mobilise dans ces circonstance. Mais je comprends le sens derrière ce mot et effectivement c’est très touchant de voir toute la population venir dans des rassemblements, malgré les risques, pour « Ne pas oublier ».
      Malheureusement j’ai peur que pour le moment le choc ne soit pas suffisant pour rester gravé dans les têtes de tout le monde.

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