Manifestation contre la loi travail et l’utilisation du 49.3

Tout avait pourtant bien commencé...

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A Toulouse les journées se suivent et se ressemblent. Pour la dixième fois une manifestation était organisée contre la loi travail, mais cette fois les manifestants souhaitaient aussi protester contre l’utilisation du 49.3 utilisé par le gouvernement pour faire passer la loi El Khomri en force.

Au départ de la manifestation il y avait entre 3000 (selon la police) et 12 000 personnes (selon les syndicats) qui sont allées du monument aux morts à la place Arnaud Bernard. Sur le parcours la police était présente pour empêcher les manifestants de se rendre dans le centre ville. Chaque rue était barrée par des policiers en tenue anti-émeute.

Le 49.3 est une agression contre la démocratie selon certains manifestants
Le 49.3 est une agression contre la démocratie selon certains manifestants à Toulouse

En plus des syndicats, on pouvait compter de nombreux lycéens et étudiants qui s’étaient regroupés derrière leur banderole. Parmi ces manifestants l’ambiance était bon enfant mais revendicative. Les slogans s’enchaînaient dans les mégaphones et étaient repris par les manifestants le poing levé.

Les manifestants sont réunis derrière la banderole de l'intersyndicale
Les manifestants sont réunis derrière la banderole de l’intersyndicale
Un manifestant contre la loi travail et l'utilisation du 49.3
Un manifestant proteste contre la loi travail et l’utilisation du 49.3 à Toulouse
Contre l'usage du 49.3, il est bon de rappeler la définition de démocratie
Contre l’usage du 49.3, à Toulouse certains rappellent la définition de démocratie
Une jeune femme danse devant les banderoles, emportée par les slogans
Durant la manifestation contre la loi travail une jeune femme danse devant les banderoles, emportée par les slogans
L'utilisation du 49.3 est souvent dénoncé par les manifestants
L’utilisation du 49.3 est souvent dénoncée par les manifestants toulousains
Certains se demandent déjà ce qu'il va naitre de ces manifestations qui se succèdent
Certains espèrent que les manifestations qui se succèdent à Toulouse seront profitables à tous

Demande de libération au commissariat central

A Arnaud Bernard les manifestants auraient dû se disperser, mais c’était sans compter sur la volonté de certains d’entre eux de faire libérer leurs « camarades » arrêtés la veille lors du troisième mouvement lancé par le collectif « Y’a pas d’arrangement ». Les manifestants ont alors continué en direction du Commissariat Central au rythme de slogans demandant la libération des 4 personnes arrêtées.

De chaque côté du canal de nombreux manifestants prenaient place, les forces de l’ordre s’organisaient pour garantir la sécurité du bâtiment. Après un long moment les 4 personnes retenues dans le commissariat ont été libérées et longuement applaudies par les manifestants.

Les manifestants demandent la libérations des personnes arrétées la veille
Les manifestants devant le commissariat de Toulouse demandent la libération des personnes arrêtées la veille lors de l’opération « Y’a pas d’arrangement »

L’autre visage de la manifestation contre le 49.3

La manifestation prenait alors la direction de la gare au milieu des voitures. Les manifestants avançaient à bon pas, talonnés par les policiers. Le visage des manifestants était en train de changer. Les manifestants calmes laissaient leur place à des manifestants parfois cagoulés ou avec un foulard, certains étaient gantés malgré le soleil.

Devant la Gare Matabiau, les manifestants se retrouvaient face aux forces de l’ordre qui leur barraient l’accès à la gare. Quelques projectiles volaient en direction des gendarmes mobiles sans que ceux ci ne sourcillent. Après quelques minutes de tension les manifestants se sont engouffrés dans la rue Bayard pour rejoindre les allées Jean Jaurès avant de se diriger vers le Monument aux Morts. A chaque fois que les manifestants apercevaient les forces de l’ordre ils criaient des insultes.

Des lacrymogènes pour disperser les manifestants

En arrivant au monument aux Morts, certains annonçaient qu’il fallait se diriger vers la Halle aux Grains. Au milieu des voitures et des toulousains qui n’avaient rien vu venir les manifestants se sont retrouvés face aux forces de l’ordre qui ont utilisé de très nombreuses grenades de désencerclement en plus des grenades lacrymogènes. Selon certains témoins les manifestants ont essayé d’entrer dans la Halle aux Grains de Toulouse.

Les yeux rougis, les manifestants revenaient rapidement vers le Monument aux Morts en proférant de nombreuses insultes. Les commerçants du quartier avaient pour une grande majorité baissé leurs rideaux, s’enfermant parfois avec leurs clients dans leur commerce.

Les manifestants face aux policiers et gendarmes mobiles s’échangeaient des fioles de sérum physiologique en proférant de nombreuses insultes et mimaient de nombreux gestes obscènes en direction des forces de l’ordre.

Soudain il y eut un mouvement de foule. La police était en train de charger des manifestants qui depuis les escaliers du métro venaient de lancer des projectiles dans leur direction. Les policiers de la BAC s’engouffraient dans le métro et interpellaient plusieurs manifestants sur les quais alors qu’en surface pleuvaient de nombreuses grenades lacrymogènes faisant fuir les derniers manifestants qui se dirigeaient vers le Grand Rond.

Les personnes interpellées faisaient pour certains les malins, tandis que d’autres faisaient profil bas. Une manifestante voulant empêcher l’interpellation d’un manifestant se faisait sévèrement bousculer par les policiers.

Un manifestant surveille les grenades lacrymogènes lancées par les force de l'ordre en fin de manifestation
Un manifestant surveille les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre autour du monument aux morts en fin de manifestation contre la loi travail de Toulouse
Un manifestant utilise du sérum physiologique après avoir subit les gaz lacrymogènes
Un manifestant utilise du sérum physiologique après avoir subi les gaz lacrymogènes
Un manifestant tente de renvoyer les palets de gaz lacrymogènes vers les forces de l'ordre
Un manifestant tente de renvoyer les palets de gaz lacrymogènes vers les forces de l’ordre

La manifestation se dispersait dans un nuage de lacrymogène, les gendarmes mobiles repoussant les derniers manifestants encore présents sur les allées Forain François Verdier, dans un dernier mouvement de foule un manifestant se faisait arrêter par les agents de la BAC.

Au cours de la manifestation il y a eu 9 interpellations la plupart lors du retour au monument aux morts les autres se déroulant lors de la dispersion des derniers manifestants.

3 COMMENTAIRES

    • @Donlope
      Mouvementé et dangereux quand les manifestants débordent ou que les forces de l’ordre chargent.
      Je pense qu’il y aura d’autres portraits dans le genre alors 😉

    • @Donlope
      Mouvementé et dangereux quand les manifestants débordent ou que les forces de l’ordre chargent.
      Je pense qu’il y aura d’autres portraits dans le genre alors 😉

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