Le Tour de France passe dans les Pyrénées

Le Tour de France, une grande fête populaire

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Le 101eme Tour de France est passé par les Pyrénées, durant 3 jours les cols se sont succédées sur le parcours des coureurs. De nombreux supporters ont afflué de toute la France et même du monde entier. Certains viennent voir le Tour de France avec leur camping car et n’hésitent pas à passer plusieurs nuit dans la montagne à attendre le passage des coureurs. Dans les cols les plus mythiques de la grande boucle classés hors catégorie comme le Port de Balès, le Pla d’Adet, le Tourmalet et Hautacam, les campeurs sont parfois arrivés une semaine avant les coureurs.

Heureusement il reste de la place pour permettre à d’autres supporters de venir eux aussi applaudir les coureurs. Le jour de l’étape ce sont des nombreuses voitures qui se présentent aux pieds des cols, mais les routes sont rapidement fermé à la circulation automobile. Alors les cyclistes et les piétons envahissent la chaussé pour escalader quelques heures avant les coureurs les difficultés du parcours pyrénéen.

Personnellement, je dors au pied du Port de Balès mais je monte en voiture voir le passage de 2 étapes du Tour de France, Carcassonne Bagnères de Luchon et Saint Gaudens Pla d’Adet. J’ai repéré sur la carte les emplacements qui m’intéressent dans le port de Balès et dans le col de Peyresourde.

Le réveil à 6h pique un peu, mais il aurait impossible de faire autrement pour monter 2 boitiers un trépied et les optiques pour faire ces photos du Tour de France.

Tour de France dans le col de Peyressourde, le maillot Jaune, Vincenzo NIBALI (ASTANA) est protégé par son équipe
Tour de France dans le col de Peyresourde, le maillot Jaune, Vincenzo NIBALI (ASTANA) est protégé par son équipe

Le Tour de France dans le Port de Balès

La plus longue étape du tour de France 2014, entre Carcassonne et Bagnères de Luchon

Dans les 2 cols je discute avec le public en attendant les coureurs du Tour de France, on n’a pas grand chose à faire, les portables ne passent pas. Dans le port de Balès je rencontre des camping caristes qui suivent toutes les épreuves cyclistes. Leur emplacement est décoré avec de nombreux maillot et des flèches d’indication de direction de l’organisation. Au bout de plusieurs mats, flotte le drapeau de la Bretagne Gwenn ha Du. Ils sont arrivés dimanche soir après une longue journée de route. Ils ont sauté une étape pour avoir une bonne place.

Depuis la veille, collé à la Cabane de Saoubette un groupe électrogène fait un bruit insupportable, nous sommes dans la montagne mais certains ne peuvent se passer du confort de la ville.

Les cyclistes sont nombreux à tenter l’ascension. Pour l’un d’eux c’est le premier col qu’il escalade depuis un grave accident de vélo. Il porte dans son maillot quelques photos qui témoignent de la violence du choc qu’il a subit. D’autres arborent de petits drapeaux pour montrer qu’ils viennent du Japon, de la Malaisie ou de l’Australie.

Les cyclistes amateurs sont nombreux à s’arrêter pour reprendre leur souffle ou pour prendre quelques photos des camping car décorés. Ils réalisent quelques selfies devant les camping car avant de poursuivre leur ascension. Soudain les gendarmes font ranger tout le monde sur la route, une voiture annonce l’arrivée de la caravane publicitaire du Tour de France 2014 que certains attendent plus que les coureurs. Pendant une grosse demi heure les chars se succèdent, ils lancent à la foule des goodies, parfois des friandises. Il faut lever les bras pour obtenir encore plus de goodies. Autant dire que moi qui fait des photos je fais chou blanc.

Derrières les chars de nombreuses voitures suivent jusqu’à l’annonce de l’arrivée des coureurs, les avions puis les hélicoptères du Tour de France envahissent le ciel du port de Balès.

De l’autre coté de la combe où je me suis placé, on voit un premier groupe sortir de la foret et d’un passage à 9%. Thomas VOECKLER attaque mais se fait vite reprendre.

Parmi les spectateurs, certains cherchent les coureurs qu’ils connaissent d’autres essayent d’apercevoir les maillots distinctifs. Les écarts entre les coureurs sont importants, pourtant il n’y a pas de temps mort. Entre chaque groupe il y a de nombreuses voitures et motos. Peu après le passage du groupe maillot jaune, arrivent les coureurs en difficulté, un peloton et d’autres coureurs qui se laissent distancer pour retrouver un peu plus loin le gruppetto. Dans le gruppetto se trouvent les coureurs qui sont en difficulté dans la montagne et qui tentent de ne pas arriver hors délais à la fin de l’étape.

Quelques voitures passent et une dernière qui annonce dans un haut parleur la fin du passage du Tour de France et la réouverture de la route où se jettent piétons et cyclistes.

 

Au pied du col se trouve de nombreux autocars avec des remorques dans lesquels on charge des vélos, les vélos de supporters qui profitent de voyages organisés et qui suivent la Grande Boucle lors de plusieurs étapes de montagne.

Le port de Balès juge de paix de cette étape entre Carcassonne et Bagnères de Luchon

Dans la voiture on écoute la radio pour savoir qui des coureurs que l’on a vu passer remporte l’étape. Nous étions à un peu moins de 30 km de Bagnères de Luchon et de la ligne d’arrivée et nous découvrons que le groupe de Thomas VOECKLER a explosé dans la fin de l’ascension et que le français est second derrière Michael ROGERS qui remporte l’étape. On arrive au camping juste à temps pour voir le résumé de l’étape la plus longue de ce Tour de France 2014.

12 COMMENTAIRES

  1. Super reportage 🙂 Tu as de la chance d’avoir pu voir ces étapes ! Je trouve que tes deux filés sont top, surtout le deuxième qui est vraiment très réussi. Et sinon je retiens aussi celle de Nibali entouré de son équipe, très forte cette photo. Par contre, j’enrage de voir le Camion Vittel envoyer de l’eau sur les spectateurs, je trouve ça un peu honteux :/

    • @Thomas Benezeth
      Dimanche il arrive à arrive tu peux aussi aller faire quelques photos 😉
      Faire des filé sur ce genre d’épreuve est très risqué car on a qu’une chance … Les courses sur circuits donnent plus de liberté à ce niveau. Je n’ai donc tenté d’en faire que sur la fin de la course dans le port de Balès.
      Pourquoi tu trouves honteux que le camion VITTEL arrose le public ? Sur la route du Tour de France il fait parfois très chaud et cela ne fait pas de mal aux spectateurs, au contraire. La quantité d’eau que j’ai reçu est très faible même comparé à la bataille d’eau de Roulez Rose
      Dans le port de Balès je me suis retourné pour protéger le matos, je n’ai pas été arrosé.

    • @Thomas Benezeth
      Vu ainsi il y a de quoi se révolter, mais que dire de toute la logistique mise en place pour la compétition. La consommation de carburant doit être impressionnante.
      Que dire des goodies perdus dans la nature, de leurs emballages ou même des camping-caristes qui laissent leurs ordures sur le bord de la route.

      C’est malheureusement pareil pour toutes les compétitions même celle qui se déroulent dans de grands stades, ne parlons pas des JO de Sotchi dont les infrastructures qui ont couté des fortunes sont aujourd’hui abandonnées alors que la construction a détruit des milieux naturels, polluant les ruisseaux.

  2. Salut Loic,
    En effet, beau reportage, tu étais bien placé !
    J’ignorais qu’il y avait une telle caravane publicitaire, haute en couleurs. Belles photos des coureurs, de leurs efforts, de l’ambiance sur la route.

    • @Christophe
      Le choix de l’emplacement est aussi un critère de réussite dans une photo 😉
      Pour la Caravane Publicitaire cela fait un bon moment qu’elle existe, elle fait parti du folklore du Tour de France.

  3. Cette année le Tour est passé dans mon petit village. C’est assez impressionnant d’assister à ce spectacle gigantesque. A la télé, on ne se rend pas bien compte de l’engouement populaire pour cette épreuve et c’est hallucinant de voir des gens venir de si loin, et poser plusieurs semaines de congés uniquement pour suivre le Tour sur toutes les étapes ou presque O_o

    • @Seb
      et encore ce que l’on voit passer sur la route des coureurs n’est qu’une faible partie de l’immense logistique du Tour de France.
      Etant sur la route entre Bagnère de Luchon et Saint Lary que les camions du Tour de France ont emprunté, je peux dire qu’ils sont très nombreux.
      Sans parler de tous les supporters … qui sont chaque jour des milliers à applaudir les coureurs, mais sans doute que la période (vacances d’été) et le fait que la compétition soit gratuite favorise cet engouement populaire.

  4. Très beau reportage (ou tu mets bien à profit ton expérience en manière de filé 🙂 ). Par contre, au risque de paraître antichauvin, je ne suis pas fan du Tour de France pour deux sous… (j’aime pas le foot non plus, en fait. À croire que je ne suis pas tout à fait Français 😀 )

    • @elPadawan
      Tout le monde peut faire un filé, il suffit de vouloir 😉
      Je ne suis pas un inconditionnel du cyclisme mais le Tour de France propose tout un emballage autour du sport qui le rend attrayant.
      Il y a les paysages que l’on découvre au fil des étapes, les bâtiments et l’architecture que nous contait Jean Paul Ollivier. Sur le terrain il y a toute une ferveur populaire qui s’installe, ça dur seulement le temps que passe la Caravane et les coureurs mais ça change les idées.

  5. Les seuls filés que j’aie réussi furent accidentels. Ça demande quand même de l’expérience et de l’entraînement. Mais vu la quantité que tu fais quand tu couvres le moindre évènement sportif, forcément pour toi ça a l’air facile :p.

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