Paon du jour ou inachis io, un papillon classique

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Le Paon-du-jour, aussi appelé Aglais io ou inachis io est un papillon qui rappelle le grand paon de nuit grâce aux ocelles présentes sur ses ailes. Ce lépidoptère est de la famille des Nymphalidae et du genre Aglais, d’où sont nom de Aglais io.

En dehors du dessin de ses ailes, les ocelles, il n’a aucun liens avec le grand paon de nuit.

 

D’une taille moyen le Paon du jour est un papillon qui ne présente pas de variations géographiques ou saisonnières. Facilement identifiable grâce aux ocelles (œil) présentes sur ses ailes qui rappellent les plumes du paon. L’extérieur des ses ailes est brun tandis que l’intérieur des ailes du paon de jour est rouge avec des ocelles vermeils et bleus.

Les ailes fermées l’aglais io peut aisément se cacher dans les feuilles mortes, mais en cas de risque, il ouvre rapidement ses ailes qui surprennent les prédateurs potentiels.

Paon du jour dans les Pyrénées
Paon du jour dans les Pyrénées, surpris il ouvre ses ailes pour tenter de faire fuir le photographe

Les paon du jour apprécie les milieux boisés, humides, ou buissonneux avec des parties découvertes ensoleillées jusqu’à 2500m d’altitude.

En periode de reproduction le paon du jour dépose ses œufs par séries (jusqu’à 500) sur une plante nourricière le plus souvent des orties, mais parfois aussi dans le houblon. Les chenilles de l’inachis io malgré leur aspect barbelé sont inoffensives (non urticantes et non vulnérantes) mais elles ont un énorme appétit.

Elles sont visibles dans les massifs d’orties de mai à septembre, à la fin de leur croissance elles sont noires, couvertes de soies.

Paon du jour dans les Pyrénées
Paon du jour dans les Pyrénées

Selon les zones d’habitation il peut y avoir une à deux générations annuelles de paon du jour, alors qu’en montagne il n’y a qu’une génération, en plaine là ou les températures sont plus clémentes il y a jusqu’à 2 générations. Ce lépidoptère est capable d’hiverner à l’état adulte et peut donc être observable des février ou mars selon les températures.

Cette génération hivernante donnera une génération de printemps qui donnera une génération estivale et hivernante.

Paon du jour dans les Pyrénées
Paon du jour dans les Pyrénées, posé sur une fleur de Buddleia

Le paon du jour est visible en Europe depuis la Finlande jusqu’au nord du Portugal. Il est parfois migrateur et il fut aperçu au nord de l’Ecosse ou au nord de l’Afrique de l’ouest.

 

C’est le seul représentant du genre Inachis mais désormais il est placé dans le genre Aglais.

C’est une espèce protégé en Suisse. Il subit partout en Europe les effets néfastes des traitements chimiques, les plan d’orties sont de plus en plus rares ce qui réduit les aires de reproduction pour ce papillon qui aime visiter le Buddleia de David (Buddleja davidii).

 

Tu as deja vu un tel papillon, n’hésite pas à le faire savoir dans les commentaires ci dessous en précisant le lieu et le type de milieu.

16 COMMENTAIRES

  1. Il est superbe, j’aime beaucoup les papillons, mais je ne saurais te dire si j’en ai déjà vu, car parfois, d’une espèce à l’autre, ils se ressemblent beaucoup.
    C’est rigolo, le dessous de ses ailes, me fait penser à des feuilles mortes.
    Bon dimanche 😉

    • @Marie
      Ici il n’y a pas d’espèce ressemblante donc pas de risque de le confondre.
      Le camouflage est une stratégie de survie du paon du jour comme l’est l’effet de surprise au moment ou il ouvre ses ailes

    • @le-petitponey
      Pour protéger ce papillon et tous les autres les solutions sont relativement simples. Suppression des produits chimiques toxiques, respect du milieu (ici des plants d’orties) et mis en place de refuges à insectes. Favoriser la bio diversité des plantes dont se nourrisent les insectes sera aussi un plus.

  2. Ce papillon est vraiment splendide, c’est triste de se dire que cette espèce et de très nombreux autres insectes sont en train de disparaitre progressivement de part l’unique faute de l’homme :/ Bravo à la Suisse en tout cas qui a décidé de protéger ce papillon.

    • @Diane
      Triste et inquiétant.
      La disparition d’insectes est un indicateur fort de pollution mais annonce aussi le risque de ne plus avoir de pollinisateurs pourtant utiles au développement de nombreux fruits, et au maintient des chaines alimentaires de nombreuses espèces.

  3. Pas sûr d’avoir croisé le papillon mais à peu près certain d’avoir déjà croisé les chenilles par contre.
    Je ferais plus attention à la belle saison prochaine quand je serais proche de massifs d’orties.
    Merci pour ces informations (et ces illustrations sympathiques)

    • @pie du 64
      effectivement il aurait déjà du prendre son envol depuis un moment, les papillons même les plus robustes restent tout de même très fragiles

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