Toulouse commémore les 70 ans de sa libération

La jeunesse absente des cérémonies

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On connait tous l’Histoire du débarquement de Normandie, un peu moins celle du débarquement de Provence et souvent on a oublié comment s’est déroulé la libération des grandes villes françaises. C’est le cas à Toulouse qui fut libérée les 19 et 20 aout 1944, il y a 70ans. On parle parfois des 2 glorieuses.

Après le débarquement de Normandie le 6 juin 1944, les troupes allemandes sont appelées à se déplacer vers le Nord puis vers la Provence ou se déroule le débarquement de Provence le 15 aout 1944, il ne reste des troupes allemandes que dans les grandes villes. C’est le cas à Toulouse.

Au cours du printemps 1944 les groupes de résistants s’organisent, ils sont menés par Serge Ravanel, chef des FFI (Forces françaises de l’intérieur). Les groupes sont faiblement armée, les ravitaillent en armes sont rares. Pourtant les groupes chacun à leur niveau vont harceler les allemands qui sont obligés de fuir. Le 19 aout au matin, les allemands tentent de masquer les atrocités qu’ils ont pu commettre, ils incendient le consulat allemand et le siège de la Gestapo qui se trouvent non loin du Grand Rond.

Toulouse commémore les 70 ans de sa libération, notamment autour dela Gare Matabiau
Toulouse commémore les 70 ans de sa libération, notamment autour dela Gare Matabiau

Dans l’après midi éclatent des combats insurrectionnels Faubourg Bonnefoy et place Roquelaine où des barricades sont dressées. A la gare Matabiau les cheminots bloquent les trains. D’autres combats ont lieu sur les grands boulevards, place Arnaud-Bernard, au Pont-neuf, aux Minimes, à Saint-Cyprien, et à Saint-Michel où les prisonniers sont libérés, comme ceux de la caserne Caffarelli et du commissariat central qui se trouve alors rue du Rempart-Saint-Etienne.

Les combats se poursuivent jusque dans l’après midi du 20 aout où l’on déclare Toulouse libre.

Pour que les toulousains se souviennent de ces moments importants plusieurs expositions se déroulent à Toulouse, dans la cour du Capitole étaient exposés des objets de la Second Guerre Mondiale présentés par l’association « Les Oies Sauvages ».

Des photos de Jean Dieuzaide et Germaine Chaumel sont exposées dans la salle Henri Martin au Capitole

Autour de la gare Matabiau, les cheminots ont organisé un parcours commémoratif avec des véhicules d’époque se terminant par un dépôt de gerbes. Puis une cérémonie s’est déroulée au monument de la Résistance et de la Déportation en présence notamment de Kader ARIF (secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire). Marcel Granier, Président du Conseil Départemental de la Résistance, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, et Kader Arif, Secrétaire d’Etat, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire ont chacun prononcé un discours.

Durant les cérémonies tout le monde s’étonne que la jeunesse ne soit pas représentée et faiblement intéressé par l’Histoire de la ville. Avant les discours certains se rappellent des conditions de vie en région toulousaine durant l’occupation, dans chaque famille résistante il y avait des stratagèmes pour éviter que les allemands ne découvrent les traces du passage des résistants. La Milice et la Gestapo terrorisaient les fermes afin de trouver la nourriture, parfois certains laissaient une pièce à la famille de l’agriculteur.

Pour en savoir plus sur la libération de Toulouse :

11 COMMENTAIRES

  1. Sympathique reportage sur la commémoration d’un événement très peu connu (ce conflit m’intéresse beaucoup mais j’en sais très peu sur le débarquement de Provence). J’aurai aimé assister à cette journée alors merci de m’en faire profiter en images 😉

    • @Thomas
      La région parisienne a sensiblement été libérée en même temps que la Haute Garonne, il est donc très probable que tu puisses encore trouver des manifestations qui s’approchent de celles que j’ai eu la chance de photographier hier. (sans parler des expositions régulières de collectionneurs)
      Je n’ai pas de photo des photos mais tu te serais régalé dans la salle Henri Martin.

  2. Marrant, avant d’avoir lu ton dernier paragraphe, je me disais justement qu’on ne voyait pas bcp de jeunes sur les photos :-/
    Joli reportage en tout cas, merci du partage 😉

    • @Seb
      Il ne faut pas s’étonner de l’absence de jeunes dans ces cérémonies, les cours d’Histoire sont de plus en plus légers et ne s’arrêtent que sur certains événements. Dans ces cours, peu de liens sont fait avec l’Histoire locale.

  3. Secrétaire d’état d’ancien combattant d’origine Arabe cela prouve bien que l’intégration est bel et bien là , je ne crois que le partie FN approuverai cela
    Bref, pour la moto c’est bien une allemande ? En très bon état, j’adore
    Le jeunesse est en vacances 🙂

    • @celine
      Effectivement Kader ARIF secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire peut être vu comme un symbole de l’évolution des mentalités.
      Pour la moto je ne sais.
      Pour la jeunesse une partie est loin de Toulouse mais une autre traine aux pieds des immeubles sans aucun encadrement …

  4. C’est un fait, les jeunes d’aujourd’hui ne savent pas quoi faire de leurs vie, ils sont tous le temps en train de rêver à l’aide des drogues dite douce !! Alors qu’en vérité ça stoppe complètement leurs enthousiasme et génère de l’anxiété tout autour
    L’encadrement doit être dès le jeune âge et par les parents d’abord, c’est un vrais long sujet ….

    • @celine
      Ce n’est pas un seul problème de santé publique si la jeunesse ne vient pas sur de telles cérémonies.
      L’école n’en parle pas (ou très peu) et les parents ne font aucun effort pour y aller eux même. L’organisation de ces cérémonies ne les rend pas toujours passionnantes, avec des discours bien trop longs et ennuyeux et tout un cérémoniale impossible à comprendre pour le néophyte.

  5. Pour que les jeunes s’intéressent à l’Histoire, il y a deux possibilités: Soit un-e prof d’Histoire qui savent intéresser et motiver leurs élèves (et ça ne court pas les rues), soit des membres de la famille qui ont vécu pendant la guerre. Mes grands-parents l’ont vécu, et je me souviens enfant qu’ils me racontaient comment la vie se passait pour eux pendant cette période. Sans ça, je n’aurais probablement aucun intérêt pour ce pan de l’Histoire pourtant très important. Les jeunes, il faut les impliquer, qu’ils se sentent proches de cette histoire, si on veut les voir venir à ce genre de manifestations. Mais au mois d’août, c’est les vacances, les jeunes sont au camping des flots bleus…
    Sinon, je suis surpris que les fusils soient posés à l’horizontale. Ils sont censés être déchargés, mais il suffit d’une arme mal contrôlée, d’une balle restée dans le fusil, et un accident est si vite arrivé… (ce n’est pas pour rien que tous les musées et châteaux placent leurs fusils à la verticale dans les salles d’armes…)

    • @elPadawan
      Pour les fusils je pense que l’association qui fait cela n’est pas complétement inconsciente. Dans son règlement elle précise d’ailleurs que les armes doivent être neutralisées.
      Pour les profs d’histoire, hélas en ce jour de rentrée force est de constater que tous les profs n’ont pas la vocations et ont atterri à ce poste après un cursus universitaire choisi par défaut. Reste les témoignages de la l’entourage mais il va aller en se raréfiant de plus en plus jusqu’à s’éteindre. Pourtant je suis d’accord avec toi rien de mieux pour faire découvrir un morceau de notre Histoire que les témoignages que l’on peut rencontrer.

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