Des perséides entre Toulouse et Revel

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Chaque été j’ai la chance de pouvoir observer les étoiles et notamment des étoiles filantes dont des perséides. Je ne me lasse pas de voir et revoir la magie céleste qui s’offre à nous quand on a la chance de pouvoir s’éloigner des villes, sources intarissables de pollution lumineuse.

Cette année je suis allé faire un saut dans la campagne à l‘Est de Toulouse pour pouvoir observer les perséides. La lune présente en début de soirée laisse vers 00h00 sa place et le ciel s’assombrit un peu plus.

On dit aussi que le mois d’août est la période idéale pour voir des étoiles filantes mais j’ai eu la chance d’en voir aussi à d’autres périodes de l’année, en hiver par exemple. La terre traverse régulièrement d’autres essaims de météores. En août on a juste plus envie de se coucher dans l’herbe qu’en plein hiver pour observer les étoiles et plus particulièrement les pluies d’étoiles filantes.

Malgré les nuages et la pollution lumineuse il est possible d'apercevoir des perséides
Malgré les nuages et la pollution lumineuse il est possible d’apercevoir des perséides

Avant de quitter la maison pour chasser les étoiles filantes comme on chasse les orages, j’avais de nombreux spots en tête. Mais ceux ci devaient répondre à plusieurs contraintes. La première ne pas se trouver sous les nuages. la seconde ne pas avoir une trop forte pollution lumineuse dans le champ de vision.

Les perséides et la pollution lumineuse

Force est de constater que j’ai dû parcourir une distance importante en m’éloignant de Toulouse avant de pouvoir observer la voûte céleste dans de bonnes conditions. La pollution lumineuse est partout. De nombreux villages sont éclairés pour rien. Des intersections routières sont éclairées tels des monuments touristiques. Les enseignes des magasins brillent pour rien quand les boutiques ne sont pas elles aussi illuminées. Dans ces conditions l’observation et la photographie des « Les Larmes de saint Laurent », le nom poétique des perséides est difficile.

Des nuages pour masquer les perséides

Une perséide illumine la voute céleste
Une perséide illumine la voûte céleste, la couleur de la traînée lumineuse varie suivant la composition, la vitesse et l’altitude de la poussière

J’ai pu essayer plusieurs spots pour tenter de photographier avec plus ou moins de chance les perséides. Malheureusement le ciel était voilé et les météores les moins lumineux n’impriment pas le capteur. J’ai été obligé de pousser la sensibilité du capteur pour réussir à réaliser les quelques photos de ce billet.

Parfois les étoiles filantes n’étaient pas dans le cadre, mais cela ne m’a pas empêché de pouvoir les fixer dans mon esprit jusqu’à une prochaine fois où j’aurai la chance de pourvoir de nouveau observer le ballet astral que l’on ignore trop souvent.

Les perséides poussières de comète

Les perséides sont un essaim de météores (ou pluie d’étoiles filantes) visible dans l’atmosphère terrestre constitué de débris de la comète Swift-Tuttle. Ces poussières mesurent de la taille d’un grain de sable à la taille d’un petit pois environ.

Les grains de poussière pénètrent l’atmosphère terrestre à approximativement 210 000 km/h (soit 59 km/s) en brûlant à cause de la friction entre la matière et l’air, créant ainsi une traînée lumineuse. Les étoiles filantes deviennent lumineuses à environ 115 km d’altitude et s’éteignent à environ 90 km.

Une étoiles filante passe à coté du château d'eau
Une étoile filante passe à côté du château d’eau

Les perséides sont facilement visibles dans des zones où la pollution lumineuse est relativement faible. C’est un phénomène qui se déroule au mois d’août avec un pic entre le 10 et 14 août, quand l’orbite de la Terre croise la queue de la comète Swift-Tuttle.

Et vous ? Avez vous eu la chance de voir quelques étoiles filantes ?

4 COMMENTAIRES

  1. Les perséides, chaque années je me dis qu’il faut que j’aille les observer comme il se doit et a chaque fois ca tombe un peu a l’eau…
    Je te rejoint totalement sur la pollution lumineuse, vraiment excessive et agaçante. Les lumières des villes influent sur des kilomètres… une vraie plaie pour les photographes et pour tout ceux qui aimerai de temps en temps voir le ciel nocturne comme il faut…

    • @ary
      Il te reste un peu de temps pour préparer ta soirée 😉 Ce soir aussi il devrait y avoir de l’animation.

      Pour la pollution lumineuse j’étais en train de regarder sur les cartes, il faut s’éloigner de plus de 50km de Toulouse pour avoir un ciel correcte. J’habite à seulement 100m d’un observatoire :/ Mais il est aveuglé comme tous les toulousains par l’éclairage inutile.

  2. Salut Loic, tu as quand même bien réussi à enlever la couleur rougeâtre que l’on a à proximité des villes !

    Vaut-il mieux partir à l’est qu’une autre direction pour éviter la pollution lumineuse ? (autour de toulouse bien entendu)

    • @Greg
      Pour virer la dominante rouge il faut un ciel pur et prendre de la distance avec la ville.
      J’ai fait le choix de partir à l’est de Toulouse car Persée se trouvent au Nord Est, cela évite donc de devoir traverser le dôme de lumière que forme l’agglomération et laisse la pollution lumineuse dans le dos. Je ne suis pas allé plus au Nord à cause de Montauban et Albi qui polluent le ciel.

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