La chasse à l’orage à l’honneur dans la Dépêche

9

La saison des orages se poursuit, pourtant j’ai l’impression que les orages prennent grand soin d’éviter Toulouse, la nuit dernière 2 orages sont venus mourir à 30kms de Toulouse. Heureusement la saison n’est pas complétement blanche et les rares fois où j’ai pu prendre des photos des orages passant autour de Toulouse (voir mes billets sur Pyrros.fr) ont retenu l’attention des journalistes de la Dépêche. C’est ainsi que je fus contacté par Benjamin Lacombe, journaliste à la Dépêche du Midi, afin de préparer un article sur la chasse à l’orage.

Nous avons réalisé l’interview une semaine avant la publication de celui-ci. Durant un peu moins d’une heure nous avons échangé sur la chasse à l’orage, les aspects techniques et les aspects personnels, j’aurais pu encore parler des heures du sujet mais Benjamin Lacombe avait ce qu’il faut pour rédiger son article.

La foudre tombe sur Pech David en Juillet 2015
La foudre tombe sur Pech David en Juillet 2015

Pour l’occasion et afin d’illustrer l’article le photographe Xavier de Fenoyl, que je croise parfois sur d’autres manifestations, a été chargé de réaliser un portrait.

Avant de réaliser mon portrait, nous échangeons essentiellement sur  la technique utilisée pour faire des photos d’orage, il ne maîtrise pas vraiment le sujet même si je ne doute pas qu’il serait capable d’y arriver sans mes conseils. Valentine, la stagiaire qui accompagne le photojournaliste, a déjà fait quelques photos d’orage depuis son balcon. J’en profite pour leur parler des photomontages d’orages que diffuse parfois la Dépêche.

On discute réglages et matériel et je suis surpris de constater qu’il considère son boîtier (Nikon 4Ds) et ses optiques de la même manière que moi, il n’y a pas d’attachement particulier, c’est un outil de travail pas une finalité.

L'orage laisse sa place au soleil qui illumine les Pyrénées
L’orage laisse sa place au soleil qui illumine les Pyrénées

Prendre un chasseur d’orage en photo n’est pas simple mais cela se complique quand il y a un grand soleil à 15 heures en plein centre ville, il faut donner une certaine ambiance au portrait sans pouvoir recréer celle d’un orage. C’est dans ces conditions que l’expérience du photographe s’exprime pour trouver la bonne lumière, le bon cadre, la bonne idée.

Pour un photographe passer de l’autre côté du boîtier n’est pas chose aisée, mais j’ai pu durant toute la séance photo suivre la réflexion de Xavier de Fenoyl habitué à faire de très nombreuses photos chaque jour. Il me dirige comme on dirige un modèle et effectue de nombreux tests et mises en scène pour obtenir la bonne photo. Sur la photo il faut voir le boîtier photo et ma trombine. Je tiens donc mon boîtier de manière à ce qu’il ne masque pas mon visage, mais il faut tout de même que le lecteur ait la sensation que je fais une photo.

Il essaye au téléobjectif quand je marche mais l’effet n’est pas super, alors on essaye un portrait au grand angle, en ajoutant le flash en déporté, mais l’effet du grand angle ne convient pas au photojournaliste de la Dépêche, le boîtier et la main tendue sont déformés par le grand angle. On cherche un arrière plan sombre où je prends place, pendant que Xavier de Fenoyl installe le Nikon 70-200 sur son boîtier il me demande de charger une photo d’orage sur mon smartphone.

De la main gauche je tends mon smartphone qui affiche une photo d’orage vers le photographe et de la main droite je tiens mon boitier… quelques déclenchements plus tard nous avons la bonne photo. Je n’ai même pas la curiosité de voir le résultat…

Vous pouvez retrouver l’article sur le site de la Dépêche, il y a plus de photos d’orage dans la version papier de la Dépêche du Midi (édition Toulouse) par contre il n’y pas mon portrait, la photo de Xavier de Fenoyl n’a pas été retenu, je suis vraiment un mauvais modèle.

9 COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE