Coup de gueule
Tout ce qui m'énerve, dans le monde de la photo et autour.

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Il existe de très nombreuses raisons qui poussent certaines personnes à voler les photos, au rayon des excuses bidons il y a le fameux : « Je voulais vous faire de la pub » qui se décline aussi en « je vous fais de la pub ». Malheureusement cette excuse est bidon, c’est parfois un cadeau empoisonné, c’est même pour certain un véritable mensonge et aujourd’hui je suis en mesure de le prouver avec des données chiffrées.

Pour pouvoir comparer les situations j’ai choisi d’analyser un partage via Facebook du lien générant un aperçu de l’article, le partage sur FB de la photo avec la mention du lien vers le site d’origine et la simple reproduction sur le même réseau social de la photo sans aucune mention permettant au lecteur de retrouver le site d’origine.

J’ai choisi des pages de 200 fans (à+ou-10 personnes) au moment de la publication qui ont partagé la photo du site Pyrros.fr qui est à ce jour la photo la plus volée du site, une photo du Jardin Japonais de Toulouse réalisée et publiée au printemps 2011.

Je n’ai aussi choisi de comparer que  ce qui est comparable c’est à dire des publications qui ont lieu dans la matinée d’un lundi aux printemps 2013 et 2014.

Les données sont collectées et analysées avec Analytics le service de mesure d’audience édité par Google.

Le voleur de photo explique qu'il voulait faire de la publicité au photographe, un cadeau empoisonné
Le voleur de photo explique qu’il voulait faire de la publicité au photographe

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Lorsque je prépare un reportage je réalise un grand nombre de déclenchements pour ne diffuser qu’un nombre bien inférieur de photos. Je ne fais pas comme certains qui diffusent l’intégralité de leur déclenchements au risque de devenir ennuyeux tant il y a de photos d’un seul sujet, d’un seul match. Personnellement j’apprécie de n’avoir qu’une sélection restreinte des meilleures photos, celles qui racontent un histoire. Parfois une seule photo suffit parfois il en faut un peu plus pour rendre compte d’un événement ou d’une situation.

Je parle ici des reportages non commandés par une institution ou des personnes, la démarche est différente.

A chaque déclenchement j’obtiens un fichier numérique qu’il convient de convertir ou pas en photo. C’est ce que j’appelle la sélection. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour convertir un fichier en photo.

  • Qualité technique (cadrage, composition, netteté, exposition etc)
  • Le message de la photo (correspond il au reportage, à l’ambiance de celui ci, à ce que je veux montrer de la situation)
  • Ne pas nuire à l’image des personnes en les photographiant dans les positions dévalorisantes
Exemple de planche contact, rares sont les déclenchements sélectionnées qui deviendront de bonnes photos
Exemple de planche contact, rares sont les déclenchements sélectionnées qui deviendront de bonnes photos

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Souvent on me demande pourquoi je ne souhaite pas diffuser mes photos sur Facebook et les autres réseaux sociaux. La réponse est simple mais n’est pas comprise pas tout le monde j’ai nommé la publicité.

Oui la pub est au cœur du problème entre Facebook et moi mais je sais que d’autres photographes sont dans la même situation que moi. En effet le site de la firme de Mark Zuckerberg apprécie énormément les photos car elles représentent une forte valeur ajoutées afin d’obtenir des recettes publicitaires qui ne sont aucunement partagées avec les photographes, créateurs de contenus.

Toutes les pubs que le site affiche à coté des photos servent uniquement les dirigeants et les actionnaires de Facebook.

log Facebook pouce vers le bas
Facebook, le pouce vers le bas

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Suite à un échange de mail j’ai fait le choix d’écrire cet article afin de rappeler que google n’est pas une banque d’images comme certains semblent le penser.

En effet lorsque je constate une utilisation de photo non autorisée j’envoie souvent un mail (quand je ne le fais pas c’est une note d’auteur) pour informer le webmaster du constat que j’ai pu faire. Ils me répondent de plus en plus souvent qu’ils ont trouvé les photos sur Google et donc qu’ils pensaient pouvoir les utiliser. Mais ils oublient que Google n’est qu’un moteur de recherches, le plus utilisé en France, ce n’est pas une banque d’images qui possède le droit distribuer des photos. Ils sont ainsi nombreux les webmasters qui mal-renseignés ou  malhonnêtes à présenter cet argument.

Google n’est qu’un annuaire et ne possède en aucune manière les droits d’exploitation et de diffusion des textes et images qu’il référence. Ces droits appartiennent à d’autres, il faut suivre le lien du résultat de recherche pour le constater.

Google n'est pas une banque d'images
Google n’est pas une banque d’images

[box]Certains « voleurs » osent dire que les photographes ne doivent pas référencer leurs photos pour ne pas se les faire voler. Mais cela reviendrait pour les photographes à se tirer une balle dans le pied en se passant de nombreux visiteurs sur leur site.[/box]

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Souvent sur les forum de photos il y a des sujets qui dérapent plus ou moins volontairement à cause des différences de statuts entre amateur et professionnel.

  • Les photographes amateurs sont par définition des photographes qui ne souhaitent pas gagner d’argent avec leurs productions photographiques.
  • Les photographes professionnels (les pro) sont eux des photographes qui tirent un salaire de leur activité photographique, ils payent des cotisations.

Dans la photographie il y a toujours eu des amateurs, ils étaient moins nombreux à cause du cout du matériel et des consommables. Avec l’apparition et la démocratisation du numérique il devient de plus en simple de déclencher pour réaliser un cliché et le nombre de photographes explose.

 

Entre ces 2 statuts simples à identifier, qui ne prennent pas en compte une quelconque distinction ni de matériel ou ni de talent, naviguent une foultitude de photographes qui agissent dans la ZONE GRISE.

Ces photographes de la zone grise sont des photographes qui tout au long de l’année ont un travail, un vrai, ils ont un emploi dans un bureau, ils sont employés de mairie ou vendeur et le week end deviennent photographes plus ou moins ponctuellement.

Ils ne sont pas amateurs car ils facturent leurs prestations, ils ont comme tous les photographes professionnels un numéro SIRET obligatoire mais ils ne sont pas non plus professionnels car ils facturent leurs prestations si bas que l’on est tenté de se demander comment ils espèrent faire un quelconque bénéfice sur leurs prestations.

Un professionnel qui sous évalue ses prestation ne dure rarement bien longtemps soit il évolue rapidement soit il ferme. Mais lorsqu’il s’agit d’une personne qui peut vivre d’un autre métier les tarifs sont tirés vers le bas et entrainent tout le monde dans son sillage.

Photographe gris, il navigue entre deux mondes
Photographe gris, il navigue entre deux mondes

Le travail au noir, travail illégal ne fait bien entendu pas parti de cette « zone grise ».

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C’est avec cette question simple que ce matin j’ai interpellé la communauté des photographes sur Twitter. Les réponses sont à lire ci dessous.

Le terme de « Fauxtographe » ou « Faux-Tographe » est régulièrement utilisé par des photographes (sous entendu les vrais). Ce terme qui permet de classer le fauxtographe ce révèle souvent à caractère péjoratif.

Ce néologisme n’a pas une définition unique et chacun (en générale photographe) l’enrichi de sa propre expérience lorsqu’il l’utilise.

 

Ce matin j’ai donc fait le choix de tenter de regrouper toutes les définitions de fauxtographe en interpelant les twittos qui ont bien voulu jouer le jeu en 140 caractères.

Qu'est ce qu'un fauxtographe ?
Qu’est ce qu’un fauxtographe ?

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Cette photo, nous l’avons tous vu un jour. Que ce soit dans un magazine, dans un diaporama professionnel, ou sur Internet il est impossible de rater cette photo vendu sur les microstocks. Cette photo est l’une des meilleures ventes sur un célèbre microstock. Vendu plus de 10 000 fois, Google trouve 3 700 000 résultats soit 3 700 000 utilisations de la photo sur les supports en ligne.

 

Les microstocks sont des banques d’images différant des banques d’images traditionnelles par le prix de vente des images, généralement très inférieurs aux prix pratiqués par les banques d’images traditionnelles.

 

On peut alors penser que l’auteur de cette photo a fait fortune grâce à elle mais il n’en est rien. Une photo sur un microstock se négocie aux alentours de trois euros au prix d’achat, le site retient entre eux 80 % et 40 % de commission.

Une famille selon les microstocks
Une famille selon les microstocks, meilleur vente depuis l’ouverture de l’un d’entre eux. (photo : Monkey Business)

Pour cette photo qui a généré pas loin de 30 000 € de chiffre d’affaires, le photographe n’a probablement touché qu’entre 6000 et 18 000€. Bien sûr à cette somme il faut retirer les taxes et les frais divers pour réaliser une photo comme celle-ci. Au final il reste à l’auteur moins de 5000€ pour une photo qui a fait plusieurs fois le tour du monde et qui continuera de le faire longtemps, une simple étude des 30 000 photos de l’auteur qui se surnomme Monkey Business montre que cette photo reste un cas isolé, difficile alors de vivre avec seulement 5000€.

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Voici une question qui risque de faire couler beaucoup d’encre dans le milieu de la photographie nature. Cette question est posé par le Député Julien Aubert au Ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la foret qui régit aussi les activités de chasse.

M. Julien Aubert appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur les difficultés soulevées par la coexistence de chasseurs et de photographes dans les forêts domaniales. Le camouflage des photographes crée des risques importants d’accident, ce qui pourrait justifier l’obligation pour les photographes de porter un gilet permettant aux chasseurs de les identifier et la possibilité pour l’Office national des forêts de verbaliser les contrevenants. De plus, certains cycles naturels des animaux, par exemple le brame du cerf, sont perturbés par la présence de photographes la nuit. Il conviendrait donc de conditionner la possibilité de prendre des photographies au respect de certaines conditions réglementaires. Il lui demande quelles mesures pourraient être envisagées dans ce domaine.

Question publiée au JO le : 05/03/2013 page : 2379

La question qui tue du Député Julien Aubert
Cible 3Dimensions en mousse lors d’une compétition de tir à l’arc.

Comment vouloir opposer les photographes aux chasseurs et générer une guerre sans nom entre deux activités de loisirs. Les photographes naturalistes ne respectent pas moins la nature que les chasseurs mais contrairement aux chasseurs ils ne privatisent pas une partie de leur zone d’activité laissant la possibilité aux promeneurs, ramasseurs de champignons etc de continuer à profiter du milieu.

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Parmi le nombreux voleurs de photos et leur longue liste d’excuses existent une espèce toute particulière, je les appelle les traitres du droit d’auteur.

Ces renégats du Copyright osent tout pour piller internet de son contenu mais ne se gênent pas pour afficher partout qu’il ne faut pas copier « leurs œuvres ».

 

Lorsque l’on discute avec ces traitres, ils affirment qu’ils ne savaient pas qu’ils avaient volés le contenu d’un autre webmaster, d’un autre photographe. Ils sont, à les entendre, toujours les auteurs des autres photos qu’ils diffusent allégrement. Mais ils semblent oublier qu’il est aisé de retrouver une photo sur internet qu’elle soit publiée par son auteur ou réutilisée dans un autre contexte. A chaque fois leurs pages, on ne peut pas parler de site, contiennent de nombreuses photos volées mais toujours affublées des même logos.

D’autres n’hésitent pas à redistribuer le contenu sous une Licence Créative Common.

Les traitres du droit d'auteur
Les traitres du droit d’auteur

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Depuis quelques jours Google déploie un nouveau système d’affichage des recherches dans Google Images.

 

Avant ce nouveau système, il était possible pour le visiteur d’afficher le résultat dans une Frame que nous (webmaster) court-circuitions avec le plugin de Cédric Girard. Mais aujourd’hui ce nouveau système ne nous permet plus d’agir ainsi. C’est donc une perte de visiteurs et pour certains créatifs, dont le modèle économique repose sur la publicité, c’est une perte de revenu. Les photographes américains qui  ont testé subit ce nouveau système annoncent entre 25 et 50%  de visiteurs en moins.

Le nouveau Google Image veut tuer les photographes.
Le nouveau Google Image veut tuer les photographes.

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