Microstock impossible de faire fortune !
Cette photo, nous l’avons tous vu un jour. Que ce soit dans un magazine, dans un diaporama professionnel, ou sur Internet il est impossible de rater cette photo vendu sur les microstocks. Cette photo est l’une des meilleures ventes sur un célèbre microstock. Vendu plus de 10 000 fois, Google trouve 3 700 000 résultats soit 3 700 000 utilisations de la photo sur les supports en ligne.
Les microstocks sont des banques d’images différant des banques d’images traditionnelles par le prix de vente des images, généralement très inférieurs aux prix pratiqués par les banques d’images traditionnelles.
On peut alors penser que l’auteur de cette photo a fait fortune grâce à elle mais il n’en est rien. Une photo sur un microstock se négocie aux alentours de trois euros au prix d’achat, le site retient entre eux 80 % et 40 % de commission.

Une famille selon les microstocks, meilleur vente depuis l’ouverture de l’un d’entre eux. (photo : Monkey Business)
Pour cette photo qui a généré pas loin de 30 000 € de chiffre d’affaires, le photographe n’a probablement touché qu’entre 6000 et 18 000€. Bien sûr à cette somme il faut retirer les taxes et les frais divers pour réaliser une photo comme celle-ci. Au final il reste à l’auteur moins de 5000€ pour une photo qui a fait plusieurs fois le tour du monde et qui continuera de le faire longtemps, une simple étude des 30 000 photos de l’auteur qui se surnomme Monkey Business montre que cette photo reste un cas isolé, difficile alors de vivre avec seulement 5000€.
Continuer la lectureCoup de gueule : la question qui tue de Julien Aubert
Voici une question qui risque de faire couler beaucoup d’encre dans le milieu de la photographie nature. Cette question est posé par le Député Julien Aubert au Ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la foret qui régit aussi les activités de chasse.
M. Julien Aubert appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur les difficultés soulevées par la coexistence de chasseurs et de photographes dans les forêts domaniales. Le camouflage des photographes crée des risques importants d’accident, ce qui pourrait justifier l’obligation pour les photographes de porter un gilet permettant aux chasseurs de les identifier et la possibilité pour l’Office national des forêts de verbaliser les contrevenants. De plus, certains cycles naturels des animaux, par exemple le brame du cerf, sont perturbés par la présence de photographes la nuit. Il conviendrait donc de conditionner la possibilité de prendre des photographies au respect de certaines conditions réglementaires. Il lui demande quelles mesures pourraient être envisagées dans ce domaine.
Comment vouloir opposer les photographes aux chasseurs et générer une guerre sans nom entre deux activités de loisirs. Les photographes naturalistes ne respectent pas moins la nature que les chasseurs mais contrairement aux chasseurs ils ne privatisent pas une partie de leur zone d’activité laissant la possibilité aux promeneurs, ramasseurs de champignons etc de continuer à profiter du milieu.
Continuer la lectureLe traitre du droit d’auteur et du copyright
Parmi le nombreux voleurs de photos et leur longue liste d’excuses existent une espèce toute particulière, je les appelle les traitres du droit d’auteur.
Ces renégats du Copyright osent tout pour piller internet de son contenu mais ne se gênent pas pour afficher partout qu’il ne faut pas copier « leurs œuvres ».
Lorsque l’on discute avec ces traitres, ils affirment qu’ils ne savaient pas qu’ils avaient volés le contenu d’un autre webmaster, d’un autre photographe. Ils sont, à les entendre, toujours les auteurs des autres photos qu’ils diffusent allégrement. Mais ils semblent oublier qu’il est aisé de retrouver une photo sur internet qu’elle soit publiée par son auteur ou réutilisée dans un autre contexte. A chaque fois leurs pages, on ne peut pas parler de site, contiennent de nombreuses photos volées mais toujours affublées des même logos.
D’autres n’hésitent pas à redistribuer le contenu sous une Licence Créative Common.
Continuer la lectureGoogle Image veut tuer les photographes et les créateurs de contenu
Depuis quelques jours Google déploie un nouveau système d’affichage des recherches dans Google Images.
Avant ce nouveau système, il était possible pour le visiteur d’afficher le résultat dans une Frame que nous (webmaster) court-circuitions avec le plugin de Cédric Girard. Mais aujourd’hui ce nouveau système ne nous permet plus d’agir ainsi. C’est donc une perte de visiteurs et pour certains créatifs, dont le modèle économique repose sur la publicité, c’est une perte de revenu. Les photographes américains qui ont testé subit ce nouveau système annoncent entre 25 et 50% de visiteurs en moins.
Instagram vendra vos photos, comme Facebook
Depuis l’acquisition du réseau social Instagram, il était à prévoir que Facebook son nouveau propriétaire souhaiterait le rentabiliser.
Instagram est une application mobile et un service de partage de photos qui s’est développée sur Smartphone avant d’être rachetée par Facebook en avril 2012.
Voici que ce matin (18-12-2012) le réseau annonce que les condition d’utilisations vont être modifiées et qu’il sera désormais possible que le réseaux exploitent vos photos déposées sur Instagram.
Cette utilisation (futur) ne nécessite pas d’autorisation de votre part puisque qu’elle est signée dans les condition générale d’utilisation lors de l’inscription et aucune sommes vous sera reversée.
Some or all of the Service may be supported by advertising revenue. To help us deliver interesting paid or sponsored content or promotions, you agree that a business or other entity may pay us to display your username, likeness, photos (along with any associated metadata), and/or actions you take, in connection with paid or sponsored content or promotions, without any compensation to you. If you are under the age of eighteen (18), or under any other applicable age of majority, you represent that at least one of your parents or legal guardians has also agreed to this provision (and the use of your name, likeness, username, and/or photos (along with any associated metadata)) on your behalf.
Extrait des conditions d’utilisation d’Instagram qui signifie qu’Instagram pourra maintenant revendre l’utilisation de votre nom d’utilisateur, vos photos, et toutes autres données, et ils n’auront pas à vous payer pour le faire.
Même si il est peu probable que les publicitaire viennent acheter les droits d’utilisation de vos photos perso, celles de votre dernier repas ou de vos vacances à la plage, il est à n’en pas douté que pour les photojournalistes qui utilisent Instagram seront à un moment ou à un autre touchés par ce phénomène.
Continuer la lecturePirates de photos, les excuses bidons
Dans un article je vous parlais des excuses en bois des pirates pris en faute. A chaque fois ce sont des arguments que l’on a tous entendu au moins une fois, en voici des copies anonymes, aucune retouches n’est apporté au texte.
A chaque fois que je détecte une photo piratée j’envoie un mail de ce type (son contenu et légèrement différent selon l’interlocuteur supposé et le but de la manœuvre) :
Je découvre à l’instant que vous utilisez l’une mes photos. A aucun moment je n’ai reçu de votre part de demande d’utilisation de photos ce qui s’apparente à de la contrefaçon.
De plus cette photo est recadrée et il manque les crédits de cette photo.
Dès lors je vous demande de supprimer la photo suivante dans les plus brefs délais : 7 jours après la réception de ce message.
>>Lien vers la photo volée et description de celle<<
Passé ce délai l’utilisation des photos sera facturée (voir facture type en pièce jointe)
Rappel de la loi Code de la Propriété Intellectuelle :
Article L121-1 : l’auteur jouit du droit au respect de son nom (en d’autres termes : le nom du photographe doit obligatoirement apparaitre à coté de ses photographies) Art L122-4 alinéa 1er :Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant droit ou ayants cause est illicite. Art. L335-2 :Toute édition d’écrits, de composition musicale, de dessin, de peinture ou de toute autre production imprimée ou gravée en entier ou en partie, au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété des auteurs, est une contrefaçon ; et toute contrefaçon est un délit. La contrefaçon en France d’ouvrages publiés en France ou à l’étranger est punie de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende (*). Seront punis des mêmes peines le débit, l’exportation et l’importation des ouvrages contrefaits. Lorsque les délits prévus par le présent article ont été commis en bande organisée, les peines sont portée! s à cinq ans d’emprisonnement et à 500 000 euros d’amende. (*) L’aggravation des peines a été introduite par la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004, JO 10 mars 2004.
Vous souhaitant bonne réception, je reste à votre disposition pour plus d’informations.
Loïc TRIPIER (webmaster et photographe de Pyrros.fr)








