Rencontre avec les hérissons

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Dans mon quartier vivent plusieurs hérissons, je les croise parfois quand je rentre tard chez moi. Cela fait de nombreuses années que je souhaite prendre le temps de les photographier.
Cet été je pouvais parfois les voir depuis mon balcon jouer dans l’herbe restée verte grâce aux précipitations suffisantes. Habituellement à cette période de l’année l’herbe est jaunie par le soleil et les hérissons se font plus discrets.

Cette année j’étais disponible, mon matériel était prêt à m’accompagner mais bien sûr c’est quand on veut faire la photo que le sujet se fait invisible. J’ai bien essayé d’aller à leur rencontre mais impossible de les trouver.

Il m’a fallu attendre un retour tardif après la randonnée roller pour recroiser un hérisson, puis deux puis un troisième. Le premier n’a pas été très coopératif et s’est faufilé dans une haie. Le second s’est docilement laissé photographier, un gros hérisson bien dodu probablement une femelle, prêt à affronter l’hiver. Le dernier plus petit s’est approché de celui que j’étais en train de photographier avant de se laisser tomber en boule en détectant ma présence probablement un juvénile.

Hérisson croisé dans le centre ville de Toulouse
Hérisson croisé dans le centre ville de Toulouse

Il est 3h du matin quand je fais ces quelques photos, j’utilise donc le flash en indirect sur lequel j’ai fixé mon smartphone pour avoir un apport de lumière afin de faire la mise au point. L’éclairage public pourtant très présent dans la rue toute proche est très faible au pied de la haie où s’improvise la séance photo.

Je n’ai pas fait beaucoup de photos car ces petites bêtes pleines de piquants n’aiment pas le bruit du déclencheur. A chaque photo elles sursautent, le plus qui s’est mis en boule ne se dépliera pas avant mon départ, tandis que le plus gros des 2 me surveille du coin de l’œil.
Le flash ne semble par contre pas les déranger, j’ai pu le constater en appuyant malencontreusement sur le bouton de mémorisation d’exposition.

Soudain j’entends du bruit derrière moi et aperçois un lapin qui passe comme si de rien n’était. Il est 3h du matin et je suis dans le centre ville de Toulouse.

En boule pour se protéger du photographe, le plus petit hérisson craint le bruit du déclencheur
En boule pour se protéger du photographe, le plus petit hérisson craint le bruit du déclencheur

Le hérisson Erinaceus europaeus est une espèce protégée, mammifère omnivore à tendance insectivore. On le retrouve du Sud de l’Europe jusqu’au Nord parfois jusqu’en Russie. Il a été importé en Nouvelle Zélande où c’est une espèce invasive.
Le hérisson se déplace énormément sur un territoire de 3 hectares environ et est capable d’atteindre la vitesse de 7km/h mais n’est pas très discret, il fait du bruit dans les feuilles sèches quand il cherche sa nourriture qu’il dévore en réalisant de petits grognements.
L’hiver le hérisson hiberne dans un tronc d’arbre ou un trou qu’il a préalablement tapissé de végétation, il se réveille parfois quelques heures avant de se rendormir profondément.

Le hérisson est un animal nocturne. Quand on le rencontre en journée il est en danger !

Plus d’informations sur les hérissons :

4 COMMENTAIRES

  1. Adorable ces petites boules de poils….. Enfin façon de parler 🙂
    C’est incroyable ces rencontres en pleine ville (j’ai déjà croisé un renard à 15h sur un trottoir du centre de Colmar).
    Et big up pour ta motivation à faire des sorties photo à 3h du mat’ ! 😉

    • @Seb
      l’aire urbaine de Toulouse abrite de nombreuses espèces animales. Chez moi il y a aussi des écureuils et de petits rapaces, mais ailleurs il y a aussi des blaireaux des renards et parfois des sangliers et autre cerfs. Il faut juste savoir où se trouvent leur territoire et avoir la patience de les attendre (parfois longtemps).

  2. Trop charmant et sympa de ta part de parler des animaux qui vivent avec nous, preuve qu’il fait beau vivre à Toulouse, lapin et hérisson en plein ville 🙂

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